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 Détente - rien à voir :-)

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flozram



Nombre de messages : 87
Date d'inscription : 06/01/2015

MessageSujet: Re: Détente - rien à voir :-)   Lun 6 Juil 2015 - 19:47

Bonjour,

Suite aux propos récents dans ce sujet du forum, où il était question du caractère traditionnel et ancien du Blabla Basochien, voici une nouvelle illustration relativement récente de ladite tradition, pour enfoncer le clou.

Avec une remarque préalable : il était un temps, pas si ancien - j'insiste bien - où l'activité lors des congrès de nos syndicats de clercs, était encore assez nourrie pour empêcher – heureusement ? Hélas ? - que l'on s'y livre encore, avec toute la bonhomie et la joie des anciens, à cette folle activité qui était celle des goliards et des basochiens.

Ainsi, vous le verrez dans cet extrait de l'Echo que je vous propose de lire ci-dessous, le congrès de la FGENCE de NEUF-BRISACH, n'a pas pris le temps de laisser un basochien monter sur les planches pour y faire son numéro, et c'est dommage à mon avis.

Trop de sérieux ?
Le trop est l'ennemi du bien, c'est connu.
Trop d'unanimité, trop d'application, trop de technique, trop de trop.
C'est peut-être une des explications à la chute vertigineuse de notre syndicalisme, qui aurait perdu, avec ses traditions dont je vous parle en ce moment, le contact avec sa base, sa gouaille peut-être, et puis finalement son esprit revendicatif.

L'unanimité, à mon avis, est toujours suspecte; même celle qui conduisit 24 clercs présents ou représentés à approuver, ce vendredi, lors d'une assemblée générale du « syndicat des clercs et employés de notaire du Bas-Rhin », ce qu'il fallait effectivement et enfin, approuver…
Je n'en dirai pas un mot de plus, si ce n'est pour me féliciter de ce vote, réservant pour une fois mes commentaires et appréciations pour les camarades, et pour la secrétaire de l'U67 où je suis syndiqué comme chômeur "isolé".

Mais qui était donc ce LEROUGE, auteur du texte basochien en diable que je vous propose donc de lire ci-dessous, un camarade au nom bien amusant pour un syndicaliste ?
Un ancien se souvient-il de ce joyeux luron ?
Je serais ravi d'en savoir plus à son sujet.

En tout cas, connaissance prise de ce petit chef d’œuvre de blabla que vous allez lire, peut-être, il va être difficile d'accuser la clique à Blabla, de tirer trop en longueur ou de surabondance.
La démonstration est, sinon faite, du moins bien commencée ainsi, de ce que….
De l'uniformité et, nous le disions l'autre jour, de l'unanimité, naît immanquablement l'ennui.

Et de l'ennui la grisaille, la démobilisation, la désertion, la place laissée libre aux tordus, et finalement le syndicat qui perd de vue, tout, jusqu'à ses traditions et la conscience de son rôle.

Rien de plus inquiétant que de voir 90 % de clercs syndiqués et unanimes, comme c'était le cas semble-t-il autrefois dans le Bas-Rhin, au tout début des années 1970, puis de voir ce monument d'unanimité s'effondrer comme un château de sable. Faute, peut-être, d'avoir veillé à entretenir le feu sacré, et d'y avoir assez nourri, à cette fin, le débat contradictoire; ce à quoi contribuait, sans nul doute, l'esprit basochien.

A qui profite le « crime » ? C'est là qu'il faut peut-être chercher les causes de tout ceci. Une sorte d'imprégnation patronale du syndicalisme des clercs. Le procès est très expéditif et l'accusation injuste, je le sais, mais pas tout à fait sans fondement.

Du blabla ?
Oui ! Bien entendu.
Trois fois oui.
Mais lisez plutôt, en attendant que j'argumente un peu sur ce sujet. Si je veux.


Extrait de « L'Echo »du 1er octobre 1973 n° 90 :

"CHRONIQUE SYNDICALE - CONGRES DE NEUF BRISACH
Notre camarade LEROUGE du syndicat de la Manche avait préparé une prose à l'intention des congressistes, mais le programme des manifestations n'accusant aucune minute creuse, il ne lui était pas possible d'en amuser le Congrès.
Voici donc.
ACCOUCHEMENT MEDITATIF
de notre camarade Lerouge.
De ma plume inexperte, acceptez sans ambages,
Que je vous dise des vers, extraits de mes bagages.
J'espère qu'à vos yeux, j'aurai assez de classe,
Pour que cette assemblée, par crochet, ne me chasse.
A titre de souvenir et d'entrée en matière,
Faisons, si vous voulez, un retour en arrière.
Pour Marseille, réputée pour ses belles histoires,
J'avais mis tout mon cœur, sans intention de gloire,
A composer, pour vous, un petit intermède.
Les rengaines ont vieilli, c'en était le remède.
Il nous faut bien l'admettre et c'est la vérité,
L'ennui naquit un jour de l'uniformité.
Mais il était écrit, et je n'y ai pris garde,
N'ayant pas invoqué, Notre-Dame de la Garde,
Qu'introduit en Camargue, transporté par un car
Jusqu'au restaurant du domaine Ricard,
Un petit grain de sable du désert de la Crau
Aurait pu provoquer une panne de micro,
Coupant net mon élan, paralysant ma luette.
Pourquoi ne pas convenir que les stupeurs sont muettes.
Pentecôte soixante douze – sans rime, ni raison,
Ma voie était tracée : rester à la maison.
Subjugué par le nom du roi des animaux,
Revoyant Fos, le Golfe, pensant guérir mes maux,
Après mûre réflexion, saisi d'humeur fantasque,
Je décidai, comme vous, d'aller au Pays Basque.
Le beau voyage, par fer, me remplit d'allégresse.
L'arrivée me déçut – Pas trace de la négresse.
Un peu sauvage, elle dût, en gare, « à la sauvette »
Bien qu'annoncée, monter dans une autre « navette ».
Cette disparition qui me laissa soucieux,
S'estompa par la suite, car, un choix judicieux,
En réchauffant mon cœur, un peu resté de glace,
M'a permis d'admirer un homme bien en place,
Le dimanche, en séance, sur l'estrade, à Biarritz,
Tout sourire, détendu, le camarade Ritz.
Une promenade en ville m'amena au Port Vieux,
M'en rappelant un autre, à mon goût, beaucoup mieux.
Un adjectif devant, un adjectif derrière,
Et le sens de nos mots, modelé, fait carrière.
Si le premier, tassé, mérite bien son nom,
Le second reste jeune, ce qui fait son renom.
Malgré les maths modernes, je pense et je l'espère,
Ces deux ports, confrontés, feront toujours la paire.
Seul, le syndiqué qui, sur la région rayonne,
Vous le connaissez tous, il habite bayonne,
Peut vraiment se targuer, puisque son nom l'indique,
De pouvoir se doubler, tout en restant unique.
Ce congrès, où siégeait un invité de marque,
Où jaillirent et fusèrent pertinentes remarques,
Et dont les vœux, sélects, créèrent des sensations,
Fût placé sous le signe de la méditation.
Je m'en suis inspiré, et, pour pondre mes vers,
N'allant jusqu'à l'exil, je me suis mis au vert.
Mon rêve est terminé, je n'ai plus de regrets.
Je reviens au présent, à l'heure du congrès
Réuni chaque année : c'est une tradition.
Vous connaissez sans doute, par votre érudition,
Toute une gamme de nœuds, dont notre dictionnaire
Donne la définition aux humains débonnaires.
Nœud marin, nœud gordien, l'ajut ou nœud-de-vache,
Nœud du bois, de la gorge, et, celui qui « attache » ;
Le beau nœud papillon, orgueil du sexe fort.
Il nous en manquait un – sans faire trop d'efforts,
Que nous venions de Brest, de Nice ou de Jonsac
Nous connaissons, enfin, le fameux Neuf-Brisach.
Célébrons aujourd'hui ce nœud tant attendu,
Vers lequel nos esprits, sans cesse étaient tendus.
Autrefois, pour entrer dans une telle place forte,
Il était nécessaire d'en enfoncer les portes.
Aujourd'hui, les querelles étant toutes apaisées,
Son investissement est beaucoup plus aisé.
Grâce au vif forgeron, Pierre Charles, bon sujet,
Et à son grand ami, le cher monsieur Roger,
Avec mâles assurances et, garantie couverte,
Par une opération appelée : « portes-ouvertes »,
Et l'amabilité dont nous devons les louer,
Ce nœud pourtant serré, n'avons eu à dénouer.
Notons que ce problème, supposé délicat,
Dû à l'initiative d'un certain syndicat,
S'est trouvé résolu, de façon intuitive,
Par un autre syndicat, nommé, d'initiative.
Ne soyons pas troublés par d'autres suggestions
Et restons attachés au « nœud de la question ».
Très souvent comparée à certain polygone
C'est la France qu'on retrouve en ce bel octogone,
Où, en bordure des rues, au profil rectiligne,
De biens douces demeures, en bon ordre, s'alignent
En font que son tracé, en forme de quadrillé,
N'appelle de critiques, puisque le cadre y est.
Qui donc pourrait penser, concernant la susdite,
Que parmi les communes, elle est la plus petite.
Si cette fière cité est privée d'air marin,
Elle ne subit, par contre, les odeurs du « bas rein ».
Si elle eût des revers au cours de son histoire,
Elle possède, en revanche, plus d'un titre de gloire.
Ses heureux habitants, conscients de l'avenir,
Du très grand bâtisseur, conservent le souvenir.
Vous, charmants écoliers, attachés à vos bancs,
Vous aussi, fiancés, qui publiez vos bancs.
Mais lorsque ce génie, abandonnant sa sphère,
Pour des concitoyens, les désirs satisfaire,
Réclama, pour l'impôt, la stricte égalité,
Il connût la disgrâce : triste fatalité.
Sur cet événement, les auteurs se divisent.
A mon sens, pas de doute : un conflit de « devises » :
Celle du Roi Soleil, lui servant de rempart,
Je la rappelle ici : "nec pluribus impar",
Et celle moins brillante, démunie de facettes,
Mais que rien "ne brisa" : "nec pluribus lucet".
Un plaisantin m'a dit que c'était en l'honneur
D'une certaine Lucette, épousée, par bonheur !
Et jamais, à plusieurs, n'ayant appartenu,
Que ces trois mots célèbres ont été retenus.
Que tous les citadins aient une vie austère,
Laisserait supposer la présence d'un mystère.
Pour leur survivance ils n'ont pourtant , de crainte,
Tant, qu'autour de leur ville, ils auront une enceinte.
Point n'est la situation le fait d'une magicienne.
Mais d'un certain ferment, la levure alsacienne.
Ce même levain permet que le syndicalisme
Dans cette belle région soit plein de dynamisme.
Si Régine, des papiers a poussé la chanson,
Ce qui fût une aubaine pour nombre d'échansons,
Elle a escamoté le papier hygiénique.
Puisse le mien, en ce jour, rendre un service unique.
Je parle avec franchise, non comme un histrion.
Et je dis grand merci à nos amphitryons
Pour notre beau congrès qui, avec son quantième,
S'aligne chaque année, et c'est le quarantième,
Sur celui de gens gais ; j'ai parlé des artistes.
Oublions pour l'instant, leurs fonctions de légistes,
Que les clercs, théâtraux, bien que non costumés,
Se perdent dans la danse, comme à l'accoutumée."

Épatant, non ?
Je ne sais pas sur quoi portait exactement ce congrès de NEUF-BRISACH, peut-être un ancien nous le dira ici ?
Mais voyez-vous, mes amis, nos brutaux camarades d'alors, trop certains de leurs grands rôles et bardés d'importance, de certitudes, à l'abri de cette belle forteresse... ont peut-être commis là, en privant LEROUGE du temps de parole nécessaire pour réciter son poème basochien, en toute innocence, LE péché. D'orgueil. Celui qui, par une hypothèse que je fais mienne, aurait conduit imperceptiblement nos syndicats à la crise que nous connaissons (Ô je sais bien qu'il y a mille causes à la crise syndicale depuis 1968… mais il n'empêche).

Quel faute? S'être pris au sérieux, trop au sérieux ! Être devenus trop techniciens et plus du tout « politique », c'est ce que j'ai vu lors de ma courte fréquentation du CA de la FGCEN. Et ne pas laisser assez de champs, et de temps assez longs, aux fantaisies, brillante dans ce cas précis, et aux débats, même les plus superflus. En apparence...

Je souhaite aux clercs un débat vif et animé, et des chaises qui volent, et de belles invectives, lors du prochain congrès d'octobre 2015, car vous aurez beaucoup de choses à vous dire à cette occasion, en prose, en vers, comme vous voulez... si vous voulez amorcer la « reconquête » dont vous parliez à SAMATAN. Ceci, cette "reconquête", ne pourra pas se faire gentiment en face de notaires pratiquant – ou ayant pratiqué - le chantage à quinze mille emplois. Il ne faut pas à tout prix vouloir apaiser les querelles et de temps à autres, des places fortes, il faut savoir démontrer que l'on sait encore en enfoncer les portes, qu'elles soient ouvertes ou fermées, peu importe.

La logique la plus élémentaire veut que le syndicalisme des clercs, celui de FO, soit beaucoup plus combatif et revendicatif les prochains temps. Si vous ne vous en rendez pas compte, chers camarades, je suis convaincu que, même animés des meilleures intentions, vous continuerez à faire couler malgré vous, le syndicalisme des clercs. Vous le savez et malgré les hésitations, vous montrez peu à peu que vous en avez conscience. Je tâcherai d'illustrer ce propos en reproduisant ici deux ou trois articles très récents de l'Echo, montrant que vous sentez bel et bien la nécessité, sans pour autant vous transformer en arracheurs de pavés, de durcir le ton.

A demain donc, sans me décourager bien que peu de camarades me lisent car je les agace. Ces lignes resteront et je veux croire qu'elles marqueront, centimètres après centimètres, quelques jalons de cette fameuse reconquête syndicale. J'y crois, parce que contre toute apparence, je crois à la sincérité de l'engagement syndical d'à peu près tous les camarades que je houspille cependant sans vergogne, aucune.
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RWM



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MessageSujet: Notaire et cinéma   Ven 10 Juil 2015 - 18:37

Notaire et cinéma :

   Titre original : Le Dossier érotique d'un notaire
   Titres alternatifs : Dossier érotique d'un notaire, Le Journal érotique d'un notaire, Erotisme à l'étude
   Réalisateur : Jean-Marie Pallardy
   Année : 1972
   Pays : France
   Genre : Amours parallèles (Catégorie : Erotique)
   Durée : 1h21
   Acteurs principaux : Jean-Marie Pallardy, Angela Hensen, Evelyne Scott, Claude Sendron, Georges Guéret, Reine Thirion, Jacques Insermini, Marie-France Broquet, Jean Luisi, Alice Arno

ndlr. Merci à celles et ceux qui connaissent cette œuvre, de nous faire partager leurs appréciations sur ce forum.
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THORGAL



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MessageSujet: H de BALZAC   Mar 18 Aoû 2015 - 16:33

Citation de Honoré de BALZAC (ex clerc de notaire) :
“La bêtise a deux manières d'être : elle se tait ou elle parle. La bêtise muette est supportable.”
NB : Par prudence je ne commenterais pas
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Carrérond



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MessageSujet: Re: Détente - rien à voir :-)   Mar 18 Aoû 2015 - 22:05

Ami Thorgal, le ci-devant citoyen Balzac n'a pas pris plus de risques que toi en écrivant ceci. Le dire en revanche serait imprudent en effet, car ceci exposerait au risque d'être un tantinet absurde. On ne peut dire en effet qu'il faut rester muet sans se contredire radicalement, ce qui est bête, ma foi. En revanche on peut l'écrire et même tout écrire et son contraire aussi, sans vraiment s'exposer au reproche d'être bête. Cette Vérité première est un fondement de la théorie du Blabla exposé dans un volume 12743 bis à paraître.
Blague mise à part, je te trouve bien mystérieux sur ce coup. Tu as déjà fait preuve de plus d'audace ici en publiant par exemple des propos concernant une "escroquerie intellectuelle" d'une toute autre ampleur. Allons mon ami, si toi aussi tu te tais maintenant, le silence de la Basoche va devenir assourdissant au point d'en être insupportable.
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RWM



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MessageSujet: Consultant en prévention des risques psychologiques   Ven 23 Oct 2015 - 21:05

Un métier totalement ignoré des notaires : Consultant en prévention des risques psychologiques...
Tout employeur est tenu de protéger la santé physique et mentale de ses salariés. Pour détecter d'éventuels facteurs pouvant être à l'origine de maladies professionnelles (dépressions, TMS...), ce consultant évalue ces risques au moyen d'indicateurs (absentéisme, accident du travail, turn-over...) et met en place des plans d'action. Par exemple, des actions de sensibilisation ou de formation des salariés, de nouvelles méthodes de travail, une politique du bien-être au travail... Soucieuses de leur marque employeur, les entreprises sont friandes de ces consultants en général rattachés à des cabinets spécialisés.

Source : Journal gratuit A NOUS du 22 septembre 2014.

ndlr. Si vous avez déjà rencontré un tel consultant dans un office notarial ou une étude de notaire, n'hésitez-pas à nous le dire ici.
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RWM



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MessageSujet: Humour de retraités   Lun 23 Nov 2015 - 21:14

Lettre à Madame la Ministre

Après plus de deux ans de silence, vous avez pris la généreuse décision d'augmenter les pensions et les retraites de 0,1 %.
Étant moi même retraité, cette nouvelle situation génère dans ma famille un véritable dilemme, à savoir : faut-il placer le fruit de ces 0,1 %, soit 1,3 euros, sur un livret A, au taux de 0,75 % comme je le préconise, ou alors céder à la folie dépensière de mon épouse, qui s'obstine à vouloir profiter de cette aubaine, pour acheter un croisant nature le premier jour de chaque mois. Je suis sûr qu'en prenant cette décision, vous ne pensiez pas provoquer des problèmes de cette nature dans les ménages, mais pourtant la est bien là ! Ma motivation de thésauriser cette prodigieuse augmentation, vient du fait que notre réfrigérateur vient de rendre l'âme. Et j'ai calculé qu'avec votre coup de pouce et en plaçant ce plus, je pourrai le changer dans 18 ans, sans bouleverser mon niveau de vie qui, malheureusement, est de moins en moins florissant, je dirai même en régression avec la taxe de la CASA. Mais je crois que vous en êtes consciente puisque vous avez mis plus de deux ans pour vous lâcher à nous accorder cette majoration inespérée. Mais je me pose la question, pourrai-je attendre jusque là ? J'ai bien peur que non ! Je devrai alors, in fine, céder au caprice extravagant de ma femme et me délecter avec elle, d'un demi croissant tous les mois. Mais je vous demanderai de me promettre une chose ; si dans les années à venir, pareille folie d'augmenter les retraites vous revenait à l'esprit, faites en sorte, Madame la Ministre, que nous puissions, même si nous devions n'acheter toujours qu'un seul croissant, qu'il puisse être au chocolat, ce qui représente tout de même 80 centimes de plus. Je suis sûr qu'avec votre esprit social, Madame la Ministre, vous ferez tout votre possible pour satisfaire ma requête. Avant de terminer ma lettre, je voudrais vous assurer que, comme beaucoup de retraités, j'irai bien faire mon devoir de citoyen les 06 et 13 décembre prochains, ainsi qu'en 2017 pour l'élection présidentielle.

Veuillez agréer, Madame la Ministre, l'expression de ma très haute considération.

Source : Internet...
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RWM



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MessageSujet: Chez le notaire...   Ven 26 Fév 2016 - 22:09

Germaine et Léon, un couple d'agriculteurs retraités, veulent vendre leur ferme pour acheter une maison.
Ils passent chez le notaire, qui demande à Germaine :
- Vous préféreriez l'habitat rural ou l'habitat urbain ?
- Oh, vous savez, à mon âge, avec nos trente ans de mariage, la bite à Léon me suffit largement.
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Blabla Premier



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MessageSujet: scoop! oulipisme et politique, enfin disciplines olympiques!   Jeu 28 Avr 2016 - 16:07

En relation avec l'avant dernier post de ce sujet et pour oublier le dernier - pardon mais un peu navrant - cet amusant, et excellent article d'Eric Chevillard dans le Monde des Livres de ce jeudi 28 avril. Plusieurs crans et niveaux au dessus.

http://mobile.lemonde.fr/livres/article/2016/04/27/le-feuilleton-sentiments-distingues_4909405_3260.html

Le bouquin "Moi et François Mitterrand" d'Hervé Le Tellier m'a l'air assez désopilant - chez JC Lattès 70 pages 10 euros, je lance une souscription de charité pour moi même afin de pouvoir me payer tous les bouquins que je voudrais lire, ne pouvant me contenter des messages officiels au garde à vous de ce forum destiné à édifier la grande armée dans un esprit parfois notaro-troupier.

Extraits de l'article de Chevillaŕd dont le lien se trouve ci-dessus;

".../...Certains Oulipiens infligent à la littérature des mortifications moins ludiques que sadiques dirait-on, et nous souffrons avec elle.../...
Dans son cilice en poils de chèvre, la pénitente éprouve une nouvelle extase qui pourrait bien être l'orgasme.../...
Moi et François Mitterrand .../...est un récit qui pourrait passer d'abord pour une une aimable fantaisie littéraire, d'ailleurs très drôle, mais qui soulève aussi de passionnantes questions de politique et de stylistique.
.../... Le narrateur ... a une marotte :  il écrit aux présidents de la République en exercice pour leur raconter son existence et commenter leur action politique.../...
... nous donne à lire sa première lettre, une carte postale d'Arcachon ... dans laquelle il évoque notamment les huitres un peu laiteuses qu'il vient de manger...
...De l'Elysée lui parvient une réponse deux mois plus tard, une lettre type qu'il va lire comme si elle lui était particulièrement adressée et contenait des allusions à sa situation.
...Le sel de l'ouvrage, c'est que cette même lettre type lui sera systématiquement envoyée par la suite en réponse à tous ses courriers et qu'il la tiendra pourtant toujours pour différente, comme s'il échangeait avec le président une correspondance intime...
...s'il désapprouve les écoutes téléphoniques , il remercie le président de l'avoir épargné par amitié...
...Puis Jacques Chirac devient président et une nouvelle correspondance s'engage...
...Recevant exactement le même courrier, le narrateur se livre pourtant à une étude comparée entre le style des deux hommes...
.../..."
Et Chevillard de conclure, au conditionnel et donc assez faiblement de mon point de vue :
"Nicolas Sarkozy et François Hollande à leur tour envoient au naïf correspondant cette même lettre qui pourrait bien symboliser l'indifférence du pouvoir quel qu'il soit, le mépris même du pouvoir dont il témoigne face aux angoisses et préoccupations des citoyens, son impuissance surtout à leur apporter de vraies réponses."

Tous rapprochements avec le discours au ton mécanique et hyper formaté que l'on peut lire parfois jusque dans ce forum, aux logos purement suspects d'inspirations très calculées que peuvent se choisir à grands frais jusque des micro-partis ou syndicats lilliputiens aux abois, aux tracts de tous poils qui sont d'un emmerdant insondable, aux jactances de jours couchés, se feront sans doute sous votre propre responsabilité et sans nécessité de quelconques encouragements en ce sens de notre part.
En tout cas un bouquin pas loin des sources d'inspiration de la très libre jactance blabalabalsachienne de la clique. Tout le monde a dit je suis Charlie mais piquez vous de l'être et vous verrez ici même à quel point ce genre de logos et slogans à la sauce bleu blanc rouge peuvent tourner à la pitrerie; vive le pigeon qu'a chié sur le faiseur de pluie un certain jour de janvier 2015 au milieu d'un boulevard; c'était facile, il était grand ouvert à la connerie! et sonnez battez, cloches de Notre Dame! Mais fallait le faire... et depuis je regarde les pigeons avec un peu plus de respect.
Allons enfants de la "Grande Armée", les tours de foires, c'est terminé.
Salutafions.
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THORGAL



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MessageSujet: Crispation   Ven 10 Juin 2016 - 19:54

http://www.lopinion.fr/sites/nb.com/files/styles/w_800/public/styles/paysage/public/images/2016/06/kak_notaires_liberalisation_installation_loi_macron.jpg?itok=iF7jPMTU
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RWM



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MessageSujet: Re: Détente - rien à voir :-)   Sam 9 Juil 2016 - 19:50

" Quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents "
(Georges BERNANOS - écrivain français - 1888/1948)
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marzolf



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MessageSujet: Re: Détente - rien à voir :-)   Dim 27 Nov 2016 - 13:01

RWM a écrit:
" Même si vous êtes seul, même si personne ne vous suit, défendez toujours ce qui vous parait Juste." (Abbé Pierre)

Excellente manière d'enfoncer le clou même si, avec un tel clou, vous risquez fort justement de finir tout seul sur une croix. En tout cas le propos est valable pour ceux ou celles qui ont l'habitude de se faire suivre et en font profession, parfois cela paye, c'est un pari optimiste qui peut faire de vous un glorieux va nu pied etc. Je ne parle pas de mœurs ni de la rue. Pour ceux qui ont l'habitude lamentable et attristante d'être toujours le suivant d'au suivant suivant suivant cependant, c'est plus discutable. En tout cas je méditerai ceci à l'heure proche de l'apéritif pendant lequel, le dos au bar et plein de bobards, comme à l'accoutumé, je boirai le dernier verre à la santé de mon ver solitaire et mon premier verre celle de RWM ou de l'un où l'autre de mes amis de cette trempe. Parmi lesquels il y a des gens sérieux comme RWM, donc, mais aussi à égalité, de somptueuses marionnettes comme Carrérond Blabla Gégé et les autres dont j'oublie noms et ficelles. Comme Elles, je ne bois que du petit lait ou des sodas à l'heure de l'opéra, pardon de l'apéro, ce qui me permet d'avarier les plaisirs et de porter plus de toasts à plus de mes nombreux zamis. Et puis je vous conseille de suivre mes conseils bien que je me foute autant d'être suivant que suivi vu que je suis surtout un buveur de soda et pour tout vous dire, un moine soda. Nos salutations dominicales et amicales à RWM que la clique des goliards, nombreux et illustres, jamais seuls car toujours justes, remercie. Ayant pris la belle citation de GROUES chacun pour soi et Chouia pour RWM. Rendons tout de même justice à sa patience et à son dévouement, bon dimanche à toutes et atchoum. PS ici capitale de Noël c'est le début de marché du même nom dans la capitale de Noël et il y flotte déjà une atroce odeur de vin chaud, c'est épouvantable de faire une telle chose au pays des vins d'Alsace qui sont les meilleurs vins de tous les univers connus et inconnus. Cette fois, Salut.
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marzolf



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MessageSujet: Bleu vert de gris   Mar 29 Nov 2016 - 20:34

Carrément!
L'oreille en coin, au coin de la rue. Comme toujours, avec l'oeil aux aguets, radar branché.  Les trois punks à chien de rigueur sur mon parcours, repérés! Sans préjugés car ce sont parfois des jeunes gens de bonne famille qui se la pètent en se chargeant le cv futur bobo d'une aventure sociale, et le karma d'une aventure animale. Pas trop d'illusions sur ce cirque, moi même je ne m'en fais pas et je ne fais même pas.
Punk à chien, donc, pendant le marché de Noël à Strasbourg;  c'est standard et sans doute subventionné pour faire plus vrai, entre l'armée du salut, ding ding ding ding et les types en kaki armés jusqu'au dents et les décorations kitchissimes. Le folklore de Noël à l'ère Hollande. C'est dingue. Jusqu'ici RAS.
Et puis tout d'un coup, une voix.
"Carrément" (sic).
C'est une petite voix fluette de punkette qui répond ainsi à la question d'un autre punk, qui me  réveille de ma torpeur, du tic tac de mes souliers sur le pavé tout pareil que celui de mon réveil pendant la sieste. Carrément, ça me réveille, cette voix; on dirait du grégorien sur synthétiseur tellement c'est décalé. Un vrai son pour musicien bruitiste. Rien à voir avec le tintement de l'anse du seau de Cosette qui était d'ailleurs en bois, ou avec d'autres personnages à la sauce dix neuvième. Siècle, pas arrondissement. Rien â voir non plus avec les punks d'origine, ceux des années, ouh là! C'est vieux. Punk d'aujourd'hui, propret, en tête de gondole et je vous parle pas de Venise, imbéciles! C'est digne du musée Grévin mais cela bouge, respire et parle. Pense peut-être. C'est décalé et peut-être plus subtilement provoquant qu'il n'y parait. La question? C'était "ça va?"! Chiant comme question.
Carrément, c'est donc la réponse, d'une voix jolie, presque d'enfant, d'apprentie grande, "carrément". Les manies de langages et modes blablatibesques sont un vaste sujet d'étude et un sérieux amusement pour Carrérond et sa clique.
Carrément! Carrément ça va!
Je viens de passer au kiosque, l'heure de ma revue de presse écrite et de mon café poiré, après mon tour sur la toile.
Alors dans un coin de ma mémoire, cela donnera pour aujourd'hui; "Carrément",
"Psychodrame Hollande Valls", "La révolution conservatrice", "La gauche Titanic" et "une loi Travail puissance dix".
Dans l'ordre, respectivement la punkette inconnue de la rue des Grandes Arcades, le Figaro, le Monde Libération et puis sur RTL je crois, Jean-Claude Mailly à propos du programme d'un certain Filou. Dont je peux déjà vous prédire qu'il va faire jouer autant de lignes de fractures de ce pays qu'il s'y trouve de rigoles entre ses pavés.
Ça va?
"Carrément" nous chante joyeusement la môme, "à voix nue" et sans doute jolie sous son pull et droit dans ses moufles. Son affreux cabot me court dans les jambes et aboie, menaçant mes mollets, et en plus je croise des regards et des yeux bleus vert de gris alentour, et une brochette  de gusses bottés et armés jusqu'aux dents. En embuscade eux aussi. Second Noël en état d'urgence, bientôt la gauche revotera pour les pleins pouvoirs, vous verrez! L'autre jour je plaisantais aussi bêtement que cela avec l'un d'entre ces pingouins qui ont une crosse et un tube, respectivement coté gauche ou côté droit, en guise d'ailes. De quoi vous faire rêver des sublimes migrations du bout du monde, comme seul un oiseau de l'espèce homo politicus venu d'ici saurait le faire de nos jours. Ce qui fait rêver? La migration des cigognes, d'avant la canalisation du Rhin, d'avant Maginot et Siegfrid, d'avant Hansi, d'avant l'Orangerie de Joséphine, celle de ce con de Napo, d'avant son zoo dégueulasse où on les nourrit aujourd´hui au Kit et Kat à la place de ces délicieux orvets ou grenouilles du Ried alsacien. Je plaisantais disais-je plus légèrement à ce volatile, en lui faisant remarquer qu'il mettait une drôle d'ambiance sur la banquise avec  son attirail et sa sulfateuse. "Vous n'inversez pas un peu les données du problème?" Si, bien entendu, que je lui ai répondu, fier d'avoir choisi un procédé humoristique parfaitement adapté au niveau intellectuel de mon interlocuteur, en lui rendant son demi sourire. Mais, de quel problème?
Quel problème, il n'y a aucun problème. Cette année c'est le Portugal qui est invité au marché de Noël de Strasbourg. Vous aimez le Vino Verde? Ça c'est plus important comme question que "ça va?".
Carrément, ça va. Le calme après la rage. Elle a raison la môme punkette près de sous le sapin avec son joli petit cul sur les fentes du pavé, son cabot méchant et ses admirateurs mauvais qui la toisent en embuscade de leur oeil bleu. Bleu vert de gris. Ca va? "Carrément". Merci la môme de la rue. Leçon de vie.
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Détente - rien à voir :-)
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