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 Articles de presses et blogs

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marzolf



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MessageSujet: Re: Articles de presses et blogs   Mar 30 Aoû 2011 - 12:55

.../...


Dernière édition par marzolf le Lun 12 Sep 2011 - 12:38, édité 1 fois
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RWM



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MessageSujet: Vieillissement, solitude et dépendance   Jeu 1 Sep 2011 - 16:17

Lu dans La newsletter des bénévoles n° 46 - août 2011

LES CONSÉQUENCES DU VIEILLISSEMENT, DE LA SOLITUDE ET DE LA DÉPENDANCE
Physiquement mais aussi intellectuellement, le vieillissement entraîne la dépendance. Dans le monde actuel, où compte tenu des contingences sociales, les liens familiaux ont tendance à se déliter, à se disperser et à s'espacer, cette dépendance entraîne la solitude. L'importance de cette dernière atteint déjà des limites tragiques, comme le démontre l'enquête effectuée en 2010 par la Fondation de France en évoquant la catastrophe provoquée par la canicule en 2003.
Or les prévisions de l'OCDE, il y a seulement quelques jours, suivant lesquelles ce nombre doublerait ou triplerait dans les 30 prochaines années, montre l'urgence à rechercher des solutions globales pour essayer de résoudre ce problème de société avant qu'il ne devienne insoluble.
Qu'on en juge. L'an passé, selon l'enquête de la Fondation de France rapportant faits et chiffres réels, 4 millions de français, soit 9% de la population se trouvaient déjà en situation d'isolement objectif : c'est à dire déclaraient n'avoir aucune relations familiales, professionnelles, amicales, ni même de voisinage, plus de deux à trois fois par an, ou jamais.
C'est ce chiffre de 4 millions qui sera, selon l'OCDE, multiplié par deux ou trois au cours des trente prochaines années si aucune mesure significative n'est apportée ou prise pour modifier les errements actuels. Quels que soient les efforts déployés par les pouvoirs publics nationaux ou locaux, ils ne seront, sans de profonds changements dans les comportements, être en mesure de résoudre tant sur les plans psychologique, sociétal ou financier, les problèmes du vieillissement et de la dépendance. Car ceux-ci ne sont déjà à l'heure actuelle, qu'incomplètement pris en charge alors que l'enquête de la Fondation de France fait apparaître qu'en 2010 la perte d'autonomie liée à l'âge a déjà mis en situation d'isolement objectif des plus de 75 ans souffrant d'un handicap invalidant, 25%, les risques d'isolement étant aggravés par la précarité.
Certes, d'un peu partout surgissent des projets émanant des banques, assurances et même services étatiques plus ou moins désintéressés ou ouvertement lucratifs destinés à pallier en partie certaines situations. Ils proposent des solutions plus ou moins alléchantes aux populations qui ont les moyens financiers d'y souscrire. Mais ce ne sont pas les plus nombreuses et ne résolvent pas par ce seul moyen le problème social de la solitude.
L'essentiel des solutions doit résulter d'un traitement de proximité.
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RWM



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MessageSujet: Newletter du blog LE CERCLE DU BARREAU   Mer 14 Sep 2011 - 22:41

14.09.2011
Notariat : une police contre la fraude fiscale internationale ????
Le notaire, ce protecteur de l’État
L’avocat, ce protecteur de l'Homme
Le notariat vient d’obtenir du législateur une nouvelle activité mais celle ci ne serait elle pas empoisonnée ?
MAIS CE TEXTE OUVRE AUSSI UNE FORMIDABLE OPPORTUNITÉ
POUR LES AVOCATS DE FRANCE
S'ASSOCIER AVEC LES PROFESSIONNELS ÉTRANGERS
POUR RÉALISER EN FRANCE DES ACTES DE CESSION DE PARTS
PAR ACTE D'AVOCAT
Le notariat n'est il pas entrain de devenir la police privée contre la fraude fiscale internationale ?
La cession des parts de sociétés étrangères détenant des immeubles en France
Définition de la société à prépondérance immobilière
Et son rôle de notaire français protecteur de l’État se renforce en contrôlant la totalité des cessions de part de sociétés à prépondérance immobilière réalisées à l'étranger par des professionnels français ou étrangers .
Cette nouvelle délégation de contrôle fiscal, octroyée au notariat français une nouvelle fois gratuitement et sans concours, de l’activité des notaires étrangers et des avocats étrangers et français est elle compatible avec les règles européennes ?
Par ailleurs , la loi ne prévoit aucune sanction, mais la sanction du défaut d'acte authentique va être proposée dans la loi de finances 2012 au conseil des ministres du 28 septembre.
Elle serait du même type que celle prévue par l'article 14 de la loi du 29 juillet 2011 sur la fiscalité des trusts.
Les avocats ne seront jamais des notaires
L’article 1er de la loi de finances rectificative (en cours de publication) précise en effet
Article 1er 9 – Le 2° du I de l’article 726 CGI est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Lorsque les cessions de participations de sociétés à prépondérance immobilière étrangères détenant des immeubles en France sont réalisées à l’étranger, elles doivent être constatées dans le délai d’un mois par un acte reçu en la forme authentique par un notaire exerçant en France. "
Ce nouveau marché est économiquement important mais "délicat"- j'allais écrire déontologiquement à Risque - à assister et à conseiller.
Ce marché est en effet un des secteurs dominés par l’anonymat – souvent politique - permettant de frauder intensément notamment les intérêts budgétaires de la France ainsi que les intérêts d'autres Nations ...
Compte tenu des importantes et nécessaires contraintes de vigilance type tracfin à réunir, rarissimes sont les avocats de France qui osaient s’essayer dans cette activité lucrative, certes légale mais souvent soupçonnable.
Les nouvelles obligations des avocats en matière de lutte contre le blanchiment.
Décision du 30 juin 2011 portant réforme du règlement intérieur national (RIN) de la profession d'avocat (art. 21-1 de la loi du 31 décembre 1971 modifiée) JO du 21 juillet 2011.
Mais en dehors de l’aspect économique de cette réforme, il existe aussi un aspect politique.
Ce texte est aussi un texte contre une forme importante d’évasion fiscale et le notariat est monté en première ligne pour assister l'État dans ce domaine.
Le fossé entre le notariat et l’avocat s’élargit donc encore : Après sa passion pour la déclaration de soupçon, le notariat devient l'assistant direct de l'État dans la nécessaire mission de lutter contre la fraude fiscale.

ndlr : Sont pas contents les avocats !!! Le lobby notarial fonctionnerait-il mieux que le leur?

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THORGAL



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MessageSujet: RETROGADATION   Mer 28 Sep 2011 - 9:05

Bonjour,
Ayant en mémoire le cas de collègues contraints d’accepter une rétrogradation à l’amiable , sous peine de mauvaise ambiance garantie, je vous passe un article sur le sujet extrait du « journal du net management »

"Un employeur qui souhaite sanctionner un salarié peut le rétrograder dans la hiérarchie de l'entreprise. Mais de strictes conditions encadrent cette pratique.


Dernière mise à jour : septembre 2011

Le cadre de la rétrogradation
La rétrogradation est une sanction qu'un employeur peut envisager vis-à-vis d'un salarié. La justification de la rétrogradation doit être solide car cette sanction se traduit par une perte de salaire. Sans fondement, elle peut être considérée comme une sanction pécuniaire, ce qui est rigoureusement interdit.

La procédure
L'employeur doit convoquer à un entretien préalable le salarié par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en mains propres. Dans ce document doivent figurer l'objet de la rencontre et la nature de la sanction envisagée. Après l'entretien, l'employeur doit notifier au salarié sa décision dans un délai d'un mois à travers une autre lettre recommandée.

Le droit au refus
La jurisprudence précise que le salarié peut s'opposer à la rétrogradation en raison de la baisse de salaire qu'elle implique. Puisque la rétrogradation disciplinaire se traduit par une modification du contrat de travail, le salarié doit expressément donner son accord.
Mieux : l'employeur doit lui-même informer le salarié de ce droit au refus lorsqu'il lui notifie la sanction. Cette information implique qu'un délai lui soit accordé pour accepter ou refuser la sanction.

En cas de refus
Si le salarié refuse la rétrogradation notifiée par son employeur, ce dernier peut tout à fait prononcer une nouvelle sanction, pouvant aller jusqu'au licenciement. Dans ce cas, il est bien évidemment indispensable que des faits justifiant un licenciement pour faute aient été observés. Par ailleurs, un nouvel entretien préalable est nécessaire, suivi d'une nouvelle période d'un mois au cours de laquelle doit être notifié le licenciement. "
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RWM



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MessageSujet: Réglement de comptes ...   Jeu 1 Déc 2011 - 0:49

CLAUDE MINERAUD, PARTENAIRE FINANCIER HISTORIQUE DU NOTARIAT,
PRONOSTIQUE LA FIN DE CETTE ORGANISATION "AU PLUS DANS LES DIX ANS"

Claude Mineraud, partenaire financier historique des notaires (UNOFI, assurance de responsabilité civile, ...), et pour cette même raison considéré maintenant comme "encombrant", vient de sortir un livre intitulé "Un terrorisme planétaire : le capitalisme financier" (15 euros, Éditions de la Différence), dans lequel il pronostique la fin prochaine du notariat, corporation qu'il connaît mieux que personne, et qui a assuré, au-delà même de l'imaginable, son enrichissement personnel.
Il y dénonce : "Une loi scélérate, impulsée par Sarkozy, qui aboutira, au plus dans dix ans, à la disparition de la fonction d'officier public dévolue au notaire".
Il fait évidemment référence à la récente création de "l'acte d'avocat", dont il reconnaît toute la force et le potentiel, au point de menacer l'existence même du notariat.
Eu égard à sa proximité très intéressée avec cette corporation, il ne fait aucun doute que ce terrible pronostic n'est que l'écho de l'opinion qui se répand au sein même du notariat et qui lui parvient chaque jour au contact de ses "amis" ou "ex-amis" notaires.
Il faut aussi reconnaître qu'en incitant les notaires à s'impliquer dans les juteuses mais illégales activités de courtage de produits financiers, totalement incompatibles avec le statut d'officier public et clairement condamnées par le ministre de la justice en personne, Claude Mineraud aura aussi apporté sa contribution personnelle à la disparition annoncée de cette organisation.
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RWM



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MessageSujet: La campagne présidentielle et le lobby notarial   Jeu 1 Déc 2011 - 14:27

Trouvé sur le site : avocats.notaires.over-blog.com

DE QUI SE MOQUE-T-ON ?


Alors que le Président de la République, Nicolas SARKOZY, enjoint vigoureusement la Grèce et maintenant l'Italie à réaliser des réformes d'ordre budgétaire et économique comprenant notamment la suppression des numerus clausus et monopole des professions réglementées afin de relancer la croissance conformément aux souhaits de BRUXELLES, le gouvernement français se garde bien de réformer les professions réglementées alors que le 7 juin 2011 le Conseil de l'UE a dressé une liste officielle de recommandations de réforme à la France.

http://ec.europa.eu/europe2020/pdf/recommendations_2011/csr_france_fr.pdf
Voici des extraits de ce document officiel:
Paragraphe 15:
"...Dans le secteur des services, des barrières à la concurrence
subsistent pour plusieurs professions réglementées. Un réexamen des conditions
d'accès à ces professions ou la suppression progressive de certains quotas (numerus clausus) et des droits exclusifs détenus par ces professions permettrait de remédier à cette situation."
Ensuite il est spécifié que le Conseil de l'UE RECOMMANDE que la France s'attache, au cours de la période 2011-2012, à:
....
Paragraphe 5:
Prendre des mesures supplémentaires pour supprimer les restrictions injustifiées dans les secteurs et professions réglementés, notamment dans le secteur des services et du commerce de détail.
Il va s'en dire que statut des notaires est clairement visé.
Mais le gouvernement persiste à faire l'autruche."


Félix a, bien sûr, totalement raison !

L'exécutif français, confronté à une situation économique et financière calamiteuse, qu'il ne contrôle pas, manifeste par son incohérence son état de panique totale.

Heureusement, l'ampleur et l'intensité extrêmes de la crise en développement vont remettre les pendules à l'heure et imposer, en France comme en Grèce et dans les autres pays en difficulté, la fin des "rentes de situation" et donc du statut très particulier des notaires.

Ce n'est qu'une question de mois, jusqu'aux élections présidentielle et législative.

Ces échéances passées, les personnes au pouvoir, quelle que soit leur obédience, n'auront pas le choix : il leur faudra obéir aux injonctions des instances européennes et internationales (FMI, Banque mondiale, OCDE, ...) et mettre en place de toute urgence les réformes structurelles indispensables pour "débloquer la croissance", et parmi celles-ci, bien évidemment, la suppression du statut des notaires et l'émergence de "la grande profession du droit".

Encore un peu de patience, Félix, les faits sont têtus et finiront par l'emporter sur les carences et les incohérences de notre personnel politique.

A suivre ...
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pepita



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MessageSujet: Re: Articles de presses et blogs   Jeu 1 Déc 2011 - 19:17


oui enfin, je ne vois pas en quoi la suppression du statut du notaire va permettre de "débloquer la croissance"
c'est plutot leur compte en banque que ces chers avocats voudraient bien voir débloquer...
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RWM



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MessageSujet: Re: Articles de presses et blogs   Jeu 1 Déc 2011 - 20:15

Bonsoir pepita,
L'auteur de ce propos sur "la relance de la croissance" en Europe, n'est-il pas lui-même un ancien avocat d'affaires?
Donc il n'y a pas de fumée sans feu !!!
Il faudrait que tu apprennes à lire entre les lignes... (lol)
Cordialement
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marzolf



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MessageSujet: Re: Articles de presses et blogs   Mer 28 Déc 2011 - 18:01

Ca roupille sur ce forum. Un peu de Blabla ne lui ferait pas de mal. C’est parti.

Je réponds de nuit à la curieuse citation de FORSTER, figurant dans les mots du jour. Allons donc, RWM ! Je m’étais juré de tenir ma plume et de n’y viendre plus ! Mais ce bougre de RWM sait y faire ! Voici donc une citation énigmatique qui pique ma curiosité au vif. Il faut dire qu’elle semble faite pour cela. Je n’ai donc pu m’empêcher de montrer à nouveau le bout de mon gros groin par ici.

Règle numéro un : il faut toujours vérifier les citations de RWM, on ne sait jamais avec cet animal. Ouvrir ce lien s’il vous plait, exécution, et on ne discute pas :

Règle numéro deux : pour que les liens internet ci-dessous fonctionnent, il faut être connecté sur le forum.

http://books.google.fr/books?id=vfFAAAAAcAAJ&pg=PA122&dq=%22passage+du+saumon%22+inauthor:forster&hl=fr&sa=X&ei=nmb6TqCFItGHhQeX0rjUAQ&ved=0CDcQ6AEwAA#v=onepage&q=passage%20du%20saumon&f=false

Vous constatez qu’en effet, notre ami FORSTER parle bien du passage du saumon dans un de ses volumes fort intéressants (mais anti-républicains à souhait, j’y reviendrai). La citation est tout à fait exacte – page 122 du bouquin pour être précis - bien que tronquée, mon cher RWM.

Mais commençons par le début. Au fait qui sont exactement ces mystérieux « Dodophes » (et ces Arthurs…) mis en apposition dans cette citation entre les mots « clercs de notaire » et « divinité » ? Cette mise en apposition fait-elle honneur à son contenu ou dit-elle au contraire tout le bien que l’auteur pense avec ironie des « clercs de notaire » et de certaines « divinités » ? Pour le savoir, chers amis clercs de notaire, il faut avoir la patience de rechercher et de compulser un autre volume (tout aussi intéressant) du même auteur. J’ai eu cette patience de chercher ledit volume pour vous, pendant que je digérais péniblement du mauvais foie gras et du mauvais saumon de chômeur. Jugez vous-même, je vous en prie, qu’il n’y a pas de quoi faire passer ses aigreurs d’estomac à un clerc de notaire au chômage (ben oui, je suis encore au chômage), qui plus haie très étonné de trouver ici sur un faux rhum syndical des clercs de notaire, des propos aussi sévères sur nos ancêtres. Qui étaient des misérables, il faut le savoir, chers jeunes collègues du notariat. Nous le sommes moins aujourd’hui grâce aux combats qu’ils menèrent, eux, pour abolir la misère. Mais revenons à nos moutons d’autrefois Avant d’ouvrir le second lien ci-dessous, lisez d’abord les conseils que j’ai mis juste en dessous pour vous orienter, vous gagnerez du temps! Donc n’ouvrez pas le lien tout de suite, lisez d’abord (ou en même temps) le parcours fléché. Exécution, on ne discute toujours pas.

http://books.google.fr/books?oe=UTF-8&hl=fr&id=R_OBJ-Ds1YAC&q=passage+du+saumon#v=onepage&q=passage%20du%20saumon&f=false

Parcours fléché : avec l’ascenseur cherchez directement la page 277 si le lien ne vous y conduit pas de lui-même, ou mieux cherchez le chapitre « bals masqués » page 269 et lisez le en entier, ou mieux encore, dans l’onglet « recherche » tapez exactement au singulier les mots « Arthur et Dodophe » au lieu de « impasse du saumon » puis OK et ouvrez la page 277 avec l’onglet bleu qui porte ce nombre. Il faut le suivre RWM, dans les circonrévolutions de son cerveau ! Mais si vous faites ainsi, alors vous saurez très vite ce que les Arthurs et les Dodophes, sont. Car vous serez direct au bon endroit et il vous suffira de lire. Il faut ouvrir tout de même la page pour pouvoir la lire, en cliquant sur son numéro en bleu, vu ? Et il faudra peut-être vous y reprendre quelques fois mais votre patience sera récompensée d’une très belle lecture qui vous dépaysera plus de dix fois quinze ans en arrière (merci RWM d’éveiller la curiosité de tes lecteurs, depuis le temps que tu es à Paris c’est bien naturel d’en faire partager ta pâssion !). Je vous sens impatients de savoir, vous aussi, ce que sont les Dodophes.
Voilà, maintenant allez-y.
Vous y étiez ? Lecture très intéressante, n’est ce pas ? De quoi amuser le provincial que je suis (et que je compte bien rester), ma foi ! C’est sévère pour les Arthurs, les Dodophes, et pour les clercs de notaire aussi, sans doute encore pour les divinités. Non ? Moi je dis que si.
Quand aux divinités de la citation de RWM, justement, je vous laisse le soin de chercher vous-même de quoi il retourne.
Il pourrait s’agir des jolies femmes que l’on casait, comme aujourd’hui parfois.
Disons que nous sommes au temps des Rastignac et que nous y sommes d’ailleurs peut-être revenus…
En tout cas l’image est forte.
Par exemple, si cela peut vous aider à aller plus loin, lire ce qui suit dans le LITTRE édition 1872 – 1877 qui est postérieur à l’ouvrage cité. Mais nous savons que les dictionnaires ont toujours du retard sur l’usage et l’usure des mots.
…/…
4. Par extension, ce qu'on adore, ou qu'on est censé adorer.
CORN., M. de P. V, 1: Je jure donc par vous, ô pitoyable reste, Ma divinité seule après ce coup funeste....
LA FONT., Phil. et Baucis: Ni l'or ni la grandeur ne nous rendent heureux ; Ces deux divinités n'accordent à nos voeux Que des biens peu certains, des plaisirs peu tranquilles
BERNIS., : Une divinité volage [la mode] Nous anime et nous conduit tous
Bref. Maintenant, autre question : qu’est ce que ce FORSTER pouvait bien avoir d’autre dans la tête, à part une profonde détestation du clerc de notaire, du saute-ruisseau, du brûle-pavé et autres Lamartine ou Hugo, autant de vulgaires Républicains dans l’âme qu’il qualifie volontiers de « Rouges » ou de sanguinaires ? Jugez vous-même. Au travers d’un extrait choisi (nouveau et troisième lien ci-dessous), arbitrairement choisi, il est vrai…
La aussi, parcours fléché. En général, je recommande aux gens peu habitués à lire, de lire d’abord le titre, bien entendu, puis un peu l’introduction s’il y en a une, puis le début, puis de piocher au hasard, rien n’étant plus désagréable que de s’astreindre à la lecture d’un pavé indigeste dont on ne retiendra de toute manière que quelques mots. Autant les choisir. Donc je choisis pour vous - ça tombe bien, c’est ce que vous me demandez de faire - donc prenons paresseusement le seul out début. Où notre ami FORSTER se vante d’avoir vu juste et se félicite que Napoléon le Petit ait mis bon ordre aux désordres de la populace vainement agitée par des Rouges. Et très exactement, dans les premières pages, où il annonce d’emblée la couleur en trouvant un « glorieux » crédit auprès de ses lecteurs, rien de moins que chez nos futurs amis à triples casques à pointe de l’autre côté du Rhin sous la forme d’une lettre signée de Frédéric Guillaume que je n’ai pas besoin de vous présenter. S’il avait su la suite, notre ami FORSTER aurait évité de s’infliger lui-même ce pied de nez de l’histoire. Bref.
Où il est démontré finalement que la f(r)ange la plus éclairée d’une partie de notre opinion a toujours trouvé de l’autre côté du Rhin ses plus honorables encouragements. Là, je suis parfaitement de mauvaise foi, je le sais, mais c’est juste par ironie, sans méchanceté (aucune).
Plus sérieusement, la lecture de notre ami FORSTER est réellement intéressante car elle nous interroge aussi sur le conservatisme populaire d’aujourd’hui, catégorie politique qui sera sans doute très en vogue en ces prochains temps d’élection. Mais ne vous arrêtez pas à mon blabla, lisez tout de même, je vous en prie. Et faites-vous votre propre opinion.

http://books.google.fr/books?id=x8JBAAAAcAAJ&printsec=frontcover&dq=inauthor:charles+inauthor:forster&hl=fr&sa=X&ei=onL6TpzCO8jDhAfi4YzBAQ&ved=0CEEQ6AEwAQ#v=onepage&q=inauthor%3Acharles%20inauthor%3Aforster&f=false

Pour ceux qui sont vraiment curieux, allez direct à la fin de ce même ouvrage, dans le même dernier lien que ci-dessus (vive Google Books ; pareil, utilisez l’onglet recherche et tapez au pluriel le mot « tablettes » puis ok, et ouvrez la page 233, le tour est joué). Si vous avez le temps, vous pouvez lire, en entier ou non, ce chapitre « tablettes historiques » où cet auteur dit « aussitôt que l’ouragan de février passa sur Paris et vomit la république », où il dit « malheureusement, si pour l’homme raisonnable l’émancipation est le développement de ses facultés compréhensives, en l’invitant à tirer parti de son travail sans obstacle ni entrave, l’émancipation et la liberté ne sont pour la multitude que la cessation absolue de ce travail et la vie dans l’oisiveté », parle de Lamartine « tant encensé par ses eunuques », où il dit tout de même du Pape que « cette immuabilité doctrinale …/…a senti que les peuples ne devaient plus être tenus dans une tutelle absolue », où il fait néanmoins un portrait étonnant et somme toute assez flatteur du sabreur Cavaignac (tapez Cavaignac puis OK et vous aurez un florilège de bonnes pages), Cavaignac qui « déploya vers la fin une louable énergie, lança partout ces intrépides soldats contre ces nouveaux bédouins de la France, et par une suite de mesures bien prises noya dans le sang …/… » (sic) (page 230).
Aaaaaaaaaaaah ! Le bon Cavaignac. C’était le temps des « râteliers nationaux » et des déficits publics d’alors, à rapprocher d’une propagande actuelle sur les « assistés » et les déficits d’aujourd’hui. Autrefois on renflouait les nobles, aujourd’hui les banques. Il faut lire les pages de FORSTER à contre courant de l’histoire sur la paresse populaire et l’oisiveté, et les rapprocher d’un certain discours vraiment pathologique sur les 35 heures, les 40 heures, les 39 heures, la journée de 8 heures, la paresse des retraités, chômeurs, malades, etc. Je ne peux m’empêcher de penser à une première page récente d’un quotidien. Il ne manque peut-être pas grand-chose pour mettre le feu aux poudres. Lisez tout ceci sous cet angle ou non, comme vous voulez… Sujets explosifs, mais nous n’avons pas le temps là, pour l’histoire sociale, ancienne ou immédiate. Hop.
Disons pour faire court que cette histoire parisienne dont nous parle FORSTER va d’avant en après et (re)commence comme toujours par cet éternel mépris du peuple, passe par exemple impasse du Saumon à Paris où une barricade fut, je crois, écrasée dans le sang mais pas par Cavaignac, c’était dans la nuit du 5 au 6 juin 1832 dans les émeutes qui suivirent l’enterrement du Général Lamarque. Quoique, il est possible que le passage du Saumon ait connu aussi sa barricade en 48.
Quelques détails ?
Sur ce lien

http://www.terresdecrivains.com/Juin-1832-l-insurrection-oubliee.html

Vous trouverez ceci :
« Une barricade est également montée dans le passage du Saumon. Elle sera prise dans la nuit du 5 au 6. Le passage du Saumon reliait la rue Montmartre et la rue Montorgueil. La rue Bachaumont lui a succédé – seul le passage Ben Aiad est un vestige de la partie couverte du passage du Saumon. Dans Les Misérables, Hugo raconte que, traversant le passage du Saumon le 5 juin, il entend les balles siffler autour de lui ».
Si vous voulez savoir ce que furent vraiment ces massacres de rue qui émaillèrent le 19ème siècle parisien, et dont Cavaignac fut avant d’autres un brillant exécuteur, lisez d’ailleurs « histoire d’un crime » de Victor Hugo. Il y est aussi question de l’impasse du Saumon, vingt ans après. Vous le trouverez ici, dans la partie III du bouquin ;

http://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_d%E2%80%99un_crime/III

Le lecteur pressé va direct au chapitre intitulé « le massacre ». C’est le XVI.
Et c’est pas brillant, même si c’est du Hugo.
Que de bruit et de fureur dans ce passage du Saumon dont nous parle RWM !
L’histoire se termine et le passage du Saumon devient presque une impasse, disons pour faire court, après un certain Guillaume et un siège de Paris, quelque part entre Versailles et le mur des Fédérés. Mais la République, quand même… Ouf !

Voilà. Ne vous sentez vous pas un peu plus cultufrisés là ? Merci qui ? Merci RWM ! J’espère que cette petite incartade littéraire et historique, rendue possible par la magie d’internet allègrement pratiquée par un vieux schtroumpf comme moi, vous a fait réellement plaisir.

Eh oui, c’était Blabla Premier, sans masque, et pas au bal ni à la fête, une fois n’est pas costume. Mais toujours en vie. La mauvaise herbe ne crève pas. Mais dis moi, RWM, diable alors, loin de moi l’idée de vouloir te censurer ici mais qu’avais tu, Toi, derrière la tête en nous donnant à lire cette curieuse citation ???!!?!!!???!?!? Mystère, mystère. Il faut vraiment manquer de curiosité pour ne pas chercher un tantinet à le comprendre. Et moi, je suis très curieux en général. Après cette citation en particulier. De le savoir. Vu que le camarade citoyen RWM a toujours au moins une idée derrière la tête. Alors là, vraiment, je suis plus qu’intrigué ! J’ai une petite idée simple (comme toujours) autour du nombre quinze et ce n’est pas du rugby, tu me diras si j’ai tort. Bien joué en tout cas, l’ami RWM, si c’était aussi pour me ramener ici, c’est réussi (je vois ta mine d’ici : « cauchemar le revoyou!»). Mais en fait c’était peut-être juste un rendez-vous galant que tu donnais en douce sur ce forum (clin d’œil amical pour RWM !) : dans ce cas, pardon d’avoir mis mes gros pieds plats de provincial lourdaud dans le plat plat. En espérant toujours et tout de même que ce forum connaisse l’an prochain, encore et davantage de fréquentations actives et si possible féminines. Hé hé ! Mesdemoiselles, Mesdames, Grisbi, la clé, tout est en place !

Au passage, meilleurs vœux à toutes et à tous, à Pepita bien entendu, à la Zibeline (qui a disparu aussi ?), et puis à RWM en particulier, ainsi que généralement aux lecteurs d’ici, et puis aux trop rares syndicalistes qui n’auront pas assez de leur seul courage, de leur seule curiosité, de leur seule expérience etc, pour inverser une tendance qui va lourdement à la désertion syndicale. Espérons que les jeunes gens retrouveront le chemin de leurs syndicats ou qu’ils en fassent de nouveaux ou bien qu’ils fassent autrement, ou bien qu’ils fassent de ce qui existe leur affaire pour la mettre à leur sauce. Peu importe, mais il faudrait que la chose se fasse d’urgence, c’est mon vœu pour 2012, 2013, 2014 etc. Sinon les jeunes, il y a de quoi se faire beaucoup, beaucoup, beaucoup de soucis pour vous les prochains temps.

Pour finir, RWM, j’ai mis ce texte dans le sujet « blog et presse » : j’espère que c’est la bonne place. J’espère surtout qu’on ne va pas me le sabrer. Merci encore RWM, d’avoir enrichi quelques heures d’insomnie de chômeur. Vu l’étendue du sujet ouvert par ton énigmatique citation, tu admettras que j’ai fait court. Et merci pour finir tout à fait, à ceux qui feront l’effort de profiter de ce modeste travail qui laisse, je l’espère, autant de place à la curiosité qu’à l’humour.


Dernière édition par marzolf le Sam 7 Jan 2012 - 2:23, édité 2 fois
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gracky



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MessageSujet: Re: Articles de presses et blogs   Mer 28 Déc 2011 - 21:39

Misérificelle affraid scratch lol!
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RWM



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MessageSujet: Re: Articles de presses et blogs   Mer 28 Déc 2011 - 23:59

Bonsoir gracky,
Pour moi, ce mot de "Misérificelle" est une énigme.
J'espère que ce n'est pas grave "docteur" ?
Cordialement à te lire.
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gracky



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MessageSujet: Re: Articles de presses et blogs   Jeu 29 Déc 2011 - 0:29

Bonsoir RWM,

Non, ce n'est pas grave, juste un mauvais jeu de mot entre "corde" et "ficelle" Neutral Wink mouais je sais...

Cordialement.
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marzolf



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MessageSujet: Re: Articles de presses et blogs   Jeu 29 Déc 2011 - 4:21

Ah, ce n’est pas tant que je tienne à refaire un brin de causette avec vous cette nuit mais je sens bien que vous cherchez à vous attacher mes services avec des bouts de ficelles et des vieilles cordes à nœuds. C’est vrai que j’ai oublié de saluer Gracky et de lui présenter mes vœux, voilà qui est fait mais ma rêverrence sera silencieuse. Elle n’en sera pas moins noble. Il y en a quelques autres ici qui sont aussi des lus de mon cœur. Je les salue de même. Pour vos travaux de fil en aiguille et autres tricots de mots, à la ficelle ou à la corde, pour mettre tout le monde d’accord je suggère mystèricorde. Si vous pouviez me confectionner un joli bonnet de nuit pour ma caboche fumante et un autre pour ma théière idem, ce serait bien aimable. A vos crochets. En attendant je vais parler à ma doctheure qui me croit bel et bien fol enragé. Que nenni ! Tel père Noël ébaubi et gâté, je vous salue la hotte en biais. Et vice et versets.
PS – deux divinités se saluent à la fin de leur service avant d’aller réveillonner en famille, la scène pourrait fort bien se passer passage du Saumon :
L’UNE : Alors, tu as demandé quoi au père noël, toi ?
L’AUTRE : Pardi, la même chose qu’aux autres : deux cents francs !
Oui, je sais, c’est d’un doux goûteux. Salut les artistes.
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pepita



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MessageSujet: Re: Articles de presses et blogs   Jeu 29 Déc 2011 - 8:56

sacré marzolf,
Un bien beau travail de recherche,
j'ai bien peur toutefois que les jeunes collegues (et même les moins jeunes) n'aient laché l'affaire en route,
et qu'ils n'aient jamais lu tes deux derniers paragraphes qui souhaitaient de bons voeux à tous, en particulier à moi, : merci marzolf j'espère que ça ira mieux pour toi l'année prochaine, et à rwm bien sur,
mais qui souhaitaient également aux jeunes du notariat de ne pas laisser tomber la lutte et de se syndiquer, j'ai bien peur disais je que leur lecture ne soit pas allée jusque là,
alors en plus court : amis du notariat habituels ou de passage, ne comptez pas sur vos heures sup gratuites pour avoir ou conserver des acquis dans le notariat,
en 2012, syndiquez vous !! lorsqu'il y a un pouvoir il faut un contre pouvoir celà se vérifie partout, en l'absence de contre pouvoir on voit vite se profiler les dictatures.....
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RWM



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MessageSujet: Re: Articles de presses et blogs   Jeu 29 Déc 2011 - 13:01

Conclusion :
" Nous n'avons pas toujours assez de force pour supporter les maux d'autrui. "
(Émile CHARTIER dit ALAIN - 1868/1951)
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DANY



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MessageSujet: Re: Articles de presses et blogs   Ven 30 Déc 2011 - 11:34

Juste un petit passage par ici pour vous souhaiter à tous les amis de bien terminer l'année et de fêter 2012 comme il se doit.
Que l'année 2012 soit une année de syndicalisation forte pour notre fédération, que les salariés du notariat ouvrent les yeux et fassent l'effort de comprendre les enjeux et ne se laissent pas embarquer dans des illusions et comme le dit Pépita qu'il y ait toujours un contre pouvoir, seul nous ne sommes rien unis nous serons forts.
Meilleurs voeux à tous.
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pepita



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MessageSujet: Re: Articles de presses et blogs   Ven 30 Déc 2011 - 18:40

merci dany, bonnes fêtes de fin d'année à toi et à tous les amis du forum,
et a l'an que ven comme on dit chez mois
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marzolf



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MessageSujet: Re: Articles de presses et blogs   Mer 18 Jan 2012 - 17:45

Selon la légende, Ulysse pliait. Ses voiles. Et il donnait. Ses ordres. Pour écarter le danger. En s’assurant de lui-même. En effet, il priait humblement les membres de son équipage, avant de cacheter leurs oreilles à la cire comme autant d’ordres écrits, de bien vouloir l’attacher. Lui. Doublement. Au navire, à son mât. Pour s’empêcher de céder. Aux charmes. Comme aux chants des sirènes. Mais voici que, dans les mêmes eaux, un présomptueux capitaine… Mieux que Lagaffe envoyant un tramway dans le décor en cassant des noix sous ses roues toutes en fer… Un courageux capitaine, donc, vient de briser net son énorme coquille de noix. En jetant toute la nef, sages et fous réunis, dans une puissante mâchoire. En pierre. Joyeusement ! En avant, toutes ! Et en tenue de soirée ! Prétendant diriger. Rien de moins qu’un concert. De sirènes. Hurlantes. Depuis une fosse d’orchestre. C’est réussi. Quel étrange naufrage… Bravo capitaine. Brillante manœuvre. C’est à croire que, sûres d’elles, si les sirènes étaient bien en train de chanter nues, à tue tête, c’était non dans leurs célèbres postures, vêtues d’écailles d’or et la poitrine offerte, sous votre direction, comme en coeur sur une barre rocheuse, mais bien de leur propre chef et pour tout dire, goguenardes : à la barre où vous les aviez mises. Et oui, Capitaine. Tel est pris qui croyait prendre. Les sirènes sont comme nous. Elles vieillissent. Et ce faisant, fourbissent leurs armes de manière d’autant plus redoutable que leurs charmes se gâtent. A force de les croire, on croit tout en savoir. Et on ne s’en méfie plus. A tort.
C’est un peu ce que font des capitaines d’un autre genre, en ce moment aussi. Les sirènes à la barre ! Tel est leur mot d’ordre. De leurs vieilles voies cassées, elles chantent, les sirènes ! Mais horriblement faux. De la rigueur mais pas d’austérité, de l’austérité mais pas de la rigueur, des réformes mais que pour le travail, pas d’impôts mais de l’impôt tout de même, de la compétitivité mais de la vraie, de la sauvage, bien saignante, de la croissance mais en mode bémolmolmol, le marché au pouvoir, la monnaie ! Par ici la monnaie, consommez, dévorez même, mais dévorez vous entre vous, rayez les charges sociales, baissez les salaires, travail trop cher, plus et toujours plus de temps de travail, si possible gratis, travaillez, taisez vous, ceinture, la boucle, bande d’assistés, au diable les faibles, vive la crise, vive la crise, et à chacun ses vieux, ses malades, ses traînards. A la rue, tout le monde. Qu’on supprime les chambres à coucher, les cuisines, les salles de bains, l’eau courante, le chauffage, les égouts, les portes et les fenêtres. A poil tout le monde. Les retraites on s’en tape, tout le monde sur le pont, concurrence de tous, concurrence contre tous, sus aux boucs émissaires, dans un instant : sautez ! Chacun pour soi et le veau d’or pour tous. Belle cacophonie. Mais qu’importe, soyons fous ! Même si, en entendant cette chanson, il y en a bien quelques uns pour se pencher, anxieux, sur le bastingage, en comptant les rochers comme on ferait son chapelet, force est de constater que dans l’ensemble, tout le monde y va d’assez bon cœur quand même. C’est l’Union Sacrée ? Allons-y gaiement. Les sirènes guidant le peuple. C’est reparti comme en quatorze !
Mais fatalement, crac. Voilà ce qui se passe quant on embarque des sirènes sur son propre navire : la folie rentre à peu près au port, mais la sagesse gagne le fond aussi sec. Sans crier gare, toutes voiles dehors, lampions au vent, on finit glorieusement par entrer de force, dans l’histoire de la création. En rectifiant quelques mètres de rivage au passage. Bel ouvrage. Mais dure confrontation avec la réalité. Alors ? Quand notre coquille de noix s’ornera t’elle d’aussi jolis cailloux ? Quand embarquerons-nous d’aussi gros paquets d’eau ? Chers amis cuisiniers, serveurs, et autres petits sans grades de rien du tout, c’est encore vous qui ferez les frais de la manœuvre. Vous sauverez l’honneur et des vies alentour, à vos risques et périls ! Soyez prêts. A vous jeter à la baille, en caleçon, en chaussettes, avec femmes et enfants. Et le capitaine dira, lui, le képi sous le bras et les cheveux en bataille, d’une voix de fausset : «il fait nuit, le bateau penche, je n’y vois plus rien, tout est confus ». Et puis il pensera ; « démerdez vous, moi je rentre chez moi ». Mais bien sûr ! Qu’il y aille donc à donf ! Qu’il prie aussi la mer et les Dieux du Marché. De prendre les femmes et les enfants d’abord.
Il y de ces faits divers qui font en un instant, le résumé d’un temps.
Bon courage quand même, camarades syndicalistes, pour le « sommet social » de ce jour. Je suggère une bonne mutinerie, mais dans un esprit bon enfant s’il vous plait. Au large les amis ! Qu’on se bouche les oreilles. Qu’on trouve le capitaine, ses seconds, ses troisièmes, s’il y en a encore. Qu’on s’en saisisse. Fermement. Et qu’on les attache au mât, solidement, à double tours de cordes, un bâillon sur le bec plus le fouet cul nu.
N’est pas ce qu’il devrait nous ordonner de lui-même, le capitaine ?
C’était le conseil ubuesque du jour, signé Blabla Glouglou.

PS – Pour documenter, à cette date ou notre Président rencontre les syndicats, je ne vois rien de plus respectueux à son endroit que de lui donner la parole ici. C’est pourquoi je vous suggère d’écouter très attentivement ses propos, en 2007, lors de l’émission « à vous de juger ».
Au passage, trois remarques : 1/ Très beau style juridique, je ne parle même pas du français. 2/ Pour un « chien de garde », on peut dire que la journaliste qui a mené cet entretien n’a pas fait de cadeau, c’est le moins qu’on puisse dire. 3/ Il y a des membres de notre aimable profession qui ont aussi pris, semble t’il, un malin plaisir à faire mentir des promesses en licenciant à tour de bras : c’est à croire qu’il y a une vraie rancune contre Lui parmi nous.
http://www.leparisien.fr/economie/sommet-social-100-millions-d-euros-pour-le-chomage-partiel-selon-fo-18-01-2012-1817353.php
Le lien va sans doute se corrompre avec le temps, donc je mets la transcription de cet échange pour qu’il en reste trace ici.
NS : «Je veux m’engager, par exemple, sur le plein emploi. Cinq pour cent de chômeurs, à la fin de mon quinquennat. Il se travaille » (Note : cet objectif ?) « on nous demande pas, nous, une obligation de moyens (…/…), on nous demande une obligation de résultat. C’est quand même extraordinaire, la démocratie, faut qu’elle vive. Si on s’engage aux cinq pour cent de chômeurs et qu’à l’arrivée, il y en a dix, c’est qu’il y a un problème.»
AC : «Vous dites, objectif cinq pour cent. Si au bout de votre mandat, si vous êtes élu, au bout de cinq ans vous n’arrivez pas à ce chiffre, vous dites aux Français, je ne vais pas me représenter?»
NS : «Non, mais je dis aux Français, c’est un échec, j’ai échoué, et c’est aux Français d’en tirer la conséquence.»
scratch
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marzolf



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MessageSujet: Re: Articles de presses et blogs   Jeu 19 Jan 2012 - 14:10

Trois lectures venues de l’est pour illustrer mon propos sur les sirènes.
Source : « Le courrier international », édition du 1 au 7 septembre 2011, pages 42 à 45.

1°)

« La crise de la politique de droite – qui a kidnappé le droit de parler au nom de la bourgeoisie, comme l’a fait jadis le communisme au nom du prolétariat – se mue en crise de confiance du conservatisme politique. »

Franck Schirrmacher – journaliste - Frankfurter Allgemeine Zeitung – non daté

2°)

« La force de l’analyse de la gauche tient au fait qu’elle a compris comment les puissants se parent d’un discours libéral de droite pour défendre leurs privilèges. La ‘mondialisation ‘, par exemple, ne devait signifier à l’origine que le libre échange à l’échelle du monde. Or, aujourd’hui, cela signifie que les banques accaparent les bénéfices réalisés au plan international et distribuent les pertes aux contribuables dans chacun de leurs pays. Les banques ne ‘rentrent à la maison’ que lorsqu’elles n’ont plus d’argent. C’est alors que nos gouvernements leur donne de l’argent frais ».
« Quand les banques qui gèrent notre argent le font disparaître, le perde, puis grâce à la garantie de l’Etat, ne sont même pas sanctionnées, c’est quelque chose de bien pire…/… » (que l’affirmation erronée typiquement de gauche selon laquelle le système en place est au service des riches) « …/… qui se produit. Il s’avère - comme la gauche l’a toujours affirmé – qu’un système visant à faire progresser le plus grand nombre a été perverti dans le but d’enrichir un petit nombre ».
« Il m’a fallu trente ans de journalisme pour me poser cette question, mais je ne peux plus l’éluder : et si, après tout, la gauche avait raison ? L’un des principaux arguments de la gauche, voyez vous, c’est que ce que la droite appelle « marché libre » est en fait un coup monté ».

Charles Moore – journaliste – auteur d’une biographie officielle de Margaret Thatcher « qui ne sera publiée qu’après sa mort » - The Daily Telegraph - juillet 2011.

3°)

« Si quelqu’un comme Jean Ziegler (le sociologue suisse) où Sarah Wagenknecht (la députée allemande du parti de gauche die Linke) publiait une tribune sur le scandale de « ces riches de plus en plus riches », la nouvelle aurait assurément une portée limitée.
Mais dans le cas présent avec Charles Moore et Franck Schirrmacher, ce sont des plumes influentes du camp conservateur qui montent au créneau et qui ne se contentent pas de dire : notre camp à tort sur tel ou tel point. Ils affirment de manière claire et nette : nous devons admettre que les autres ont raison. Un tel discours s’apparente à un virement de bord. Pourquoi ce changement précisément maintenant ? Que les auteurs soient d’abord et avant tout consternés par l’état dans lequel se trouve la droite tombe sous le sens. Le conservatisme ambiant, tel que le décrit Franck Schirrmacher, n’est pour ainsi dire plus que le simple exécutant des spoliateurs qui se retrouvent intellectuellement devant un vide abyssal. Il s’active uniquement pour continuer un système qui fait le jeu des puissants, en multipliant les plans de sauvetage mais sans pouvoir injecter ni intelligence, ni raison.
Que doit faire un homme de droite qui a assez d’intelligence et de sens des réalités pour savoir, par exemple, que tous les programmes d’austérité mis sur la table aujourd’hui relèvent d’une stratégie parfaitement idiote ? Qui pressent que l’accroissement des inégalités ne rend pas les sociétés plus « performantes » ? Cet homme doit reconnaître que tout ce qui était jusque-là considéré comme une évidence dans son camp est faux. : que « le bon sens économique » n’est pas l’apanage de la droite. Car il est aussi forcé de reconnaître qu’un Etat providence interventionniste qui modère les inégalités et veille à l’égalité des chances ne répond pas seulement à un enjeu d’équité, mais se révèle supérieur, sur le plan économique, à un capitalisme débridé. Et il voit aussi que le capitalisme court à sa perte dès lors qu’on ne lui fixe pas de règles claires pour garantir à tout citoyen des conditions de vie décentes. En un mot, il est obligé de reconnaître que tout ce que prône la gauche modérée – qui ne veut pas abolir le capitalisme mais commencer par remettre l’économie de marché sur les rails – est juste.
Un homme de droite qui commence à penser que la gauche a raison ne devient pas forcément un homme de « gauche ». Mais on aurait tort de sous estimer son offensive. Car il se démarque des esprits fantasques et bardés d’idéologies irresponsables de son camp. Il devient une sorte de « néosocialiste », autrement dit un conservateur gagné par le sens des réalités ».

Robert Misik – journaliste et vidéoblogueur et auteur du bouquin « être génialement contre » - “Der Standard” (Vienne). Voici l’adresse de son site en allemand, spécialement pour Pépita : http://www.misik.at/
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RWM



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MessageSujet: Re: Articles de presses et blogs   Lun 30 Jan 2012 - 19:38

Sarkozy candidat au bazooka contre les droits du travail et les salaires

En fait, dans sa conférence répercutée sur 8 chaines de télévision, la duplicité de Sarkozy a été violente et totale, il a tenté en tant que président d’imposer de force, par la loi et avant l’élection, le programme qu’il veut défendre comme candidat.
Le cœur de son propos est simplement mensonger : « la crise est devenue plus grave, je n’y suis pour rien, mais je dois prendre de terribles et urgentes mesures tandis que mes adversaires électoraux parlent dans le vent… ».
Puis il y va au bazooka. Là, il faut le prendre au sérieux car c’est assez effrayant. Il a été arrogant, menaçant, cynique avec un culot de plomb au nom du chantage à l’emploi et à la dette.
On aurait pu croire que la situation imposait des mesures sociales et de relance : il a annoncé le plus grave programme antisocial depuis 70 ans. Rarement les exigences du Medef, des banquiers, actionnaires et rentiers n’auront été autant satisfaites. (Et aussi celles de Mme Merkel qui réclamait cela à Davos).
- Il décide que le code du travail doit s’effacer devant les contrats imposés au cas par cas par les employeurs : au nom du chantage au chômage, les employeurs pourront violer les durées légales du travail et les salaires en vigueur.
- Les « contrats de compétitivité » auront le pouvoir de s’imposer contre l’état de droit, contre l’ordre public social. Le salarié n’aura plus le droit de se réclamer de la continuité de son contrat pour s’y opposer. Même en cas de chômage partiel forcé et généralisé.
- Ainsi les 35 h ne seront plus tout à fait une durée légale puisqu’elles pourront être soumises au cas par cas aux accords d’entreprise. Lesquelles pourront ainsi ne plus payer les majorations des heures supplémentaires ce qui fera baisser les salaires (travailler encore plus mais en gagnant moins).
- La retraite à 62, à 65, à 67 ans s’imposera avec son cortège de décotes, de baisse des pensions, vu que la moyenne d’annuités cotisées actuelle est tombée à 35 annuités.
- Ainsi les salaires bruts payés par les patrons, les cotisations sociales seront abaissées et les pertes qui en résulteront dans les caisses de protection sociales seront compensées par une TVA que paieront tous les salariés. Il s’agit d’une baisse des salaires bruts d’un côté, d’une hausse de la TVA de + 1,6 % de l’autre côté.

Ce ton arrogant et surjoué utilisé, derrière quelques propos plus patelins et hypocrites, ne doit tromper personne, c’est une attaque sans précédent contre le droit du travail, et expressément contre les syndicats, contre les protections légales et conventionnelles existantes dans le but de « baisser le coût du travail », c’est-à-dire les salaires.

Il faut s’opposer radicalement à lui :

- La crise, c’est Sa faute, la faute à SON système, la faute à SES amis du Fouquet’s, du CAC 40, c’est LUI qui a fait campagne en 2007 sur la déréglementation boursière, en faveur des « subprimes », des prêts hypothécaires, c’est SON monde qui a fait faillite, c’est LUI qui a provoqué la dette (+ 24 points) qui a provoqué le chômage ( 5 millions) qui a accru les inégalités de façon insupportable.

- Jamais la France n’a été aussi riche, et les richesses aussi mal réparties, la « crise » est un instrument de chantage des banquiers et rentiers, des actionnaires et employeurs, pour obtenir en force des gains accrus de la part des salariés. Il faut reprendre aux riches et aux spéculateurs les centaines de milliards que Sarkozy leur a donnés depuis cinq ans

- La crise n’est pas due au coût du travail mais au contraire au fait que les salaires sont trop bas et le travail trop mal réparti : il faut hausser massivement les salaires et réduire les durées du travail. Vers un Smic à 1700 euros et une durée du travail à 32 h hebdomadaires. Il faut reconstruire un Code du travail qui protège les salariés et refasse de l’emploi régulé, bien payé et contrôlé : contrôle des licenciements, blocage de la précarité, égalité professionnelle salariale femmes hommes, droits syndicaux renforcés.

- Il faut attaquer frontalement son pillage des richesses pour le compte des riches, s’opposer à sa TVA anti-sociale, à ses attaques contre les cotisations sociales, contre le salaire brut. Il faut, contre tout ce qu’il a fait depuis cinq ans, une révolution fiscale qui corrige tous les pillages, la dette de cinq ans de sarkozysme, et qui fasse rentre assez de recettes pour relancer l’économie.

(Source : http://www.filoche.net/2012/01/29/srkozy-candidat-au-bazooka-contrre-les-droits-du-travail-et-les-salaires/#comments)

ndlr. C'est violent, mais tout n'est pas faux !!!
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marzolf



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MessageSujet: Re: Articles de presses et blogs   Lun 30 Jan 2012 - 22:56

affraid
BILLET D'HUMEUR
J'en reviens pas que RWM ait passé ce truc ici!
Je l'ai vu aussi, dès hier soir. J'étais à l'affût des réactions après le véritable numéro de, hum, de notre Président. Respect pour Lui et pour l'Institution mais là, franchement, il y a de sérieux motifs d'inquiétude.
N'importe quel étudiant en droit, de base, même recalé aux examens de première année, a du s'arracher les cheveux de la tête en entendant, ne serait-ce que le tissus de, hum, que nous avons entendues en matière de droit de l'urbanisme. Je ne parle même pas de la révolution que se propose de faire ce Monsieur en matière de droit du travail. Il suffit d'écouter les commentaires feutrés des professeurs de droit, aujourd'hui à la radio, pour comprendre que... Hum. Je pense que dans toutes les facultés, et pas seulement celles de droit, beaucoup de nos concitoyens doivent se souvenir d'un Président de la République retrouvé en tenue de nuit au bord d'une voie de chemin de fer. Nous en sommes loin, certes, à mon humble avis. Mais si la chose se produit, par pure hypothèse, pourvu que ce soit un petit tortillard de campagne et qu'on puisse nous le ramener entier à la maison. Parce qu'il y a des coups de folie qui vous font croire que vous pouvez faire votre petite affaire avant de sauter en marche du TGV pour vous dégourdir les pattes, puis de remonter dedans toujours en marche, puis d'en redescendre de l'autre côté, etc. Tout le monde sait qu'une telle agitation peut avoir de fâcheuses conséquences. Mais bon, hier soir il était calme, il avait bien réfléchi. Donc, alles in Ordnung.
Bref.
Je reviens sur l'article passé par RWM. Très à gauche. Je signe pas pour tout non plus. Mais ce n'est pas n'importe qui, le type qui l'a pondu. Inspecteur du travail, ancien cheminot, bien entendu il a tout pour me plaire. Il a du piquer un joli coup de sang hier soir en entendant l'émission de télé car il a pondu et publié son article moins de deux heures après que notre très cher et respecté hyper Président ait cessé son splendide exposé.
Il a tout de même fallu qu'un avocat et un fils de notaire se mettent ensemble pour en arriver à ce niveau.
Moi, c'est ce soir que j'ai failli prendre un coup de sang. J'en ai ASSEZ d'entendre des menteurs hurler leur propagande dans les radios aux heures de grande écoute. NON les charges sociales ne sont pas du double en France par rapport à l'Allemagne. NON les bas salaires, ce n'est pas la faute des "immigrés".
NON les panzers n'avaient pas deux rangées de chenillettes à cause que les allemands travaillent plus alors que les Renault en avaient une à cause que nos ouvriers paresseux, surpayés, immigrés, pas compétitifs avec leurs congés payés et leurs maillots de bains en tricots de laine...
Vous savez quoi, je les emm., j'adore les maillots en bain en tricot de laine, les congés payés, les trente cinq heures et je suis pas le seul. N'est ce pas Mesdames ?Comme d'habitude elles l'écrasent. Lâches !
Surtout, je commence à en avoir marre de me faire insulter par des gens qui ont dans leur sang le meilleur de notre héritage patriotique, merde alors. C'est pas parce que je suis alsacien et qu'on a l'habitude de nous traiter de casques à pointes que je vais me laisser insulter comme çà. En plus, je peux vous dire que nos voisins qui sont effectivement mes potes, ils se marrent quand ils voient qu'on se ridiculise de cette manière.
Mais qu'est ce que je raconte, moi aussi je déraille on dirait ?
Il va tous nous rendre cinglés ce type. Temps de se réveiller. Vous savez quoi ? Non, rien.
Mais tout de même, si vous écoutez bien ce qui a été dit hier soir, dans la bouche d'un Monsieur qui est le garant des institutions, vous qui êtes tous juristes: vous devriez être effectivement très préoccupés.
Salut. geek
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marzolf



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MessageSujet: Re: Articles de presses et blogs   Jeu 2 Fév 2012 - 18:01

Sur le « coût du travail » ou les charges sociales que de fieffés menteurs s’échinent indistinctement à nous dire deux fois plus élevé(es) en France qu’en Allemagne - un thème d’actualité que certains nostalgiques du STO rêveraient peut-être de nous faire chanter sur l’air de « Maréchal nous voilà » - vous trouverez ci-dessous un intéressant article daté de … janvier 2011.
En suivant le lien ci-dessous :

http://www.marianne2.fr/SlovarMarianne/Cout-du-travail-Allemagne-France-Ce-que-le-MEDEF-ne-vous-dit-pas-_a165.html

SI VOUS SUIVEZ CE LIEN, VOUS AUREZ L’ARTICLE CI-APRES,
ET EN PRIME UN TRES JOLI PORTRAIT TROIS QUART DOS DE…
MAIS CE N’EST PAS INDISPENSABLE, VOUS POUVEZ VOUS EN PASSER.
DONC VOICI LE TEXTE, NU SI J’OSE DIRE :

Coût du travail Allemagne/France : Ce que le MEDEF ne vous dit pas !
Après la fiscalité, c'est le coût du travail en Allemagne, que le MEDEF et l'UMP portent aux nues. Problème : Les affirmations sont approximatives et selon le dernier rapport produit sur le sujet,
ce serait au nom de l'amour immodéré des performances économiques de notre voisin que notre "réforme" fiscale devrait voir le jour en Février prochain. Et c'est au nom de cet "amour" et d'un rapport "providentiel", expliquant que : " La France est moins compétitive que l’Allemagne car le coût du travail y est plus élevé " qu'on propose de supprimer l'horaire légal de travail et de baisser les charges patronales !

Laurence Parisot, encouragée par l'UMP, a été la première à dégainer : " (...) ne pas voir que la durée du travail a un effet sur notre compétitivité, c'est refuser de voir la réalité en face (...) " sans oublier bien entendu, de demander un : " (...) débat sur la baisse des charges dans les entreprises" - 20Minutes

Ces propos ont été bien reçus par Eric Besson qui s'est fait un devoir de communiquer les informations contenues dans un rapport, rédigé par l'institut économique COE-Rexecode qui a : " (...) analysé le décrochage de l'industrie française face à l'industrie allemande (...) "

Notez au passage que, comme nous le dit 20Minutes, que ce : " groupe de recherche" est " proche du Medef " Ce qui est simple à vérifier, lorsqu'on regarde la liste des ses adhérents au nombre desquels, on compte : le MEDEF !

Que dit ce rapport : " (...) La France est moins compétitive que l’Allemagne car le coût du travail y est plus élevé (...) " Conclusion : " (...) il faut réduire d'urgence les charges que paient les entreprises, et compenser cette baisse des impôts par une réduction des dépenses publiques. Il propose aussi d'ouvrir de nouvelles négociations entre les salariés et les patrons sur les salaires et la durée du travail ( ...) "

Le rêve de tous ceux qui ont un jour dirigé le CNPF et le MEDEF !

Néanmoins, ce rapport, produit par un "satellite" du MEDEF, est empreint d'une totale partialité. Des preuves ?

Eric Verhaeghe, qui vient de défrayer la chronique en claquant la porte de l'APEC et en rendant la totalité de ses mandats au titre du MEDEF, et selon qui le MEDEF est accroché à des analyses passéistes, comme il nous l'a affirmé dans un échange de question réponses avec Slovar :

" (...) à l'issue de la crise de 2008 le MEDEF n'a pas mené la rénovation intellectuelle nécessaire pour apporter les bonnes réponses à la crise économique. Ses analyses sont dépassées. Aujourd'hui, il nous faut une vision neuve de la dette, du travail et de son coût, de la répartition de l'effort fiscal (...) " donne son point de vue dans un billet publié sur son blog

Il écrit, au sujet de l'obsession de l'organisation patronale sur le coût du travail.

" (...) La litanie est bien construite: les Allemands ont pratiqué une rigueur salariale qui leur a permis de baisser le coût du travail et de retrouver leur compétitivité. Grâce à cette politique, leurs salariés coûteraient moins cher que les salariés français, ce qui leur permettrait de vendre mieux, etc ( ...) la commission des comptes de la sécurité sociale de juin 2010 fait un point très intéressant sur cette question. Extrait :

1 – la mesure du coût du travail est très difficile et contestable, car elle passe par des données agrégées qui mélangent des données très différentes (...) s’agit-il du coût horaire moyen ? du coût salarial global ? des rémunérations brutes annuelles et des cotisations patronales ? (...)

2 – (...) le financement de la sécurité sociale en Allemagne repose de plus en plus sur l’impôt. La part des cotisations sociales a donc diminué dans les recettes de la sécurité sociale. L’invention de la TVA sociale en 2007 a joué un grand rôle dans ce rééquilibrage (...) En revanche soyons bien clairs sur la signification de cette tendance: les citoyens se substituent aux employeurs pour financer la protection sociale.

(...) même s’il y a une convergence progressive du coût du travail entre les deux pays, le travail allemand coûte 24,6€ de l’heure en moyenne, et le travail français seulement 23,6€ " - Intégralité de l'article sur le blog d'Eric Verhaeghe

Même analyse, de la part du directeur de recherche au CNRS, l’économiste Philippe Askénazy. Celui-ci explique à 20minutes.fr pourquoi la question est, selon lui, mal posée.

" (...) dans les faits, un salarié allemand coûte aujourd’hui plus cher qu’un salarié français (...) Quand un Allemand a marqué «40 heures» sur sa fiche de paie, il travaille effectivement 40 heures environ. Un cadre français au forfait, officiellement à 35 heures, va dans les faits travailler 45 heures (...) Les salaires ont été gelés et la TVA sociale créée (...) Si l’on se base sur les comptes nationaux, qui agrègent un maximum de critères, notamment la productivité, le coût du travail est plus élevé en Allemagne qu’en France. Et la raison est simple: les salariés allemands sont mieux payés (...) Une économie avec un coût du travail élevé mais des entreprises innovantes sera toujours plus compétitive que l’inverse.

(...) Pour combler ce différentiel, la France a donc deux solutions. Elle peut soit continuer à se développer dans des secteurs peu productifs et baisser son coût du travail, soit rendre ses entreprises plus innovantes et donc plus productives. C’est un choix politique "

Malheureusement, une fois de plus, il semble que le choix politique s'oriente vers une seule variable d'ajustement : Les salariés. Ceux-ci n'auront qu'à "travailler plus" pour gagner ... la même chose, au nom de la compétitivité avec leurs homologues allemands. Afin d'augmenter sensiblement la part versée ... aux actionnaires !

PETIT PLUS LECTURE :
Dans un post suivant cet article le citant largement, Monsieur Eric VERHAEGHE a commenté comme suit. Commentaire à classer dans la catégorie « c’est reparti comme en quatorze » … L’analyse de Monsieur VERHAEGHE ne s’est pas démentie depuis, loin d’en faut. Elle avait juste un an d’avance...

Au-delà de cette querelle de chiffres, la mode "allemande" qui sévit en France ne manque pas d'étonner. Elle a des relents étranges de fin 19è siècle, comme s'il s'agissait pour nous de reprendre l'Alsace-Lorraine. On ne dira pas assez l'impact foudroyant de la crise de 2008 sur notre conception géo-politique de l'Union Européenne. A une vitesse inattendue, le gouvernement allemand a pris des positions d'une brutalité inouïe vis-à-vis des pays les plus faibles de l'Union. Et à une vitesse inattendue, les prismes les plus anciens ont trouvé une nouvelle jeunesse.
Vraiment, notre crise est d'abord politique. Bien avant d'être économique.

http://www.eric-verhaeghe.fr

SUR LE BLOG DE MONSIEUR VERHAEGHE, je vous recommande en particulier la lecture des articles consacrés au récent « sommet social » et surtout, celui consacré à un comparatif entre le chômage partiel en Allemagne et le chômage partiel en France.
Là, chers camarades, vous allez peut-être vous faire une opinion tout à fait différente sur ce que j’appelle, moi, la véritable duplicité qui prévaut dans les esprits d’une partie de nos élites. Comme disait Monsieur Jean-Claude MAILLY l’autre jour, en face de tels personnages, les négociations à venir s’annoncent extrêmement "dures".

A une prochaine fois, chers camarades.
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gracchus



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MessageSujet: Bâtisseurs de ruines   Jeu 16 Fév 2012 - 23:45

On les sort quand les barres à mine ?

par Pierre Rimbert, octobre 2011 ( Le Monde diplomatique )
Avec trois décennies de recul, l’assujettissement des économies au pouvoir des banquiers paraît limpide. Il procède d’une triple automutilation des Etats. La première intervient à partir des années 1970 lorsque les puissances publiques s’interdisent d’emprunter directement à leur banque centrale ; il leur faudra donc se tourner, à grands frais, vers les marchés. La deuxième découle de l’amputation des recettes fiscales. La troisième dérive de la déréglementation du commerce de l’argent. Dès lors, les institutions de crédit prennent la barre. Au début des années 1990, les profits des banques américaines dépassent ceux de l’industrie manufacturière.

Ce mouvement n’est pas inédit. Analysant la financiarisation de l’économie britannique à la fin du xixe siècle, l’économiste John Hobson notait que l’univers de la banque et de la Bourse « forme le ganglion central du capitalisme international (1) ». La City prenait le pas sur l’industrie. Mais cette évolution annonçait l’automne de la domination anglaise : le centre du capitalisme se déplaçait vers l’Amérique. Pour le sociologue Giovanni Arrighi, chacun des cycles d’accumulation qui se succèdent depuis la fin du Moyen Age se compose ainsi de deux phases d’expansion, l’une matérielle et l’autre financière. Cette dernière prélude au déclin et au basculement d’un centre vers un autre : de Gênes (XVe-XVIe siècles) aux Pays-Bas (XVIIe-XVIIIe), à la Grande-Bretagne (XIXe), aux Etats-Unis (XXe). Et, cette fois, de Wall Street à Shanghaï ?

En attendant, les gouvernements occidentaux héritent d’une même équation : moins de recettes, plus de besoins, une dépendance accrue vis-à-vis des créanciers. La plupart acceptent comme une fatalité que le système fonctionne à l’envers. En théorie, les banques conçues comme des pompes à crédit financent l’économie ; en pratique, l’économie finance des conglomérats bancaires actifs dans tous les métiers du capital : dépôt, investissement, ingénierie financière, assurance. L’emprise qu’ils exercent sur notre quotidien — vivre sans compte en banque, chose courante il y a seulement quarante ans, n’est plus guère envisageable — se transpose à chaque échelon de l’activité économique. Ce renversement ne fut pas immédiatement perceptible. Longtemps on mit sur le compte des « excès » de l’innovation le surgissement de crises apparemment sans lien : faillite des caisses d’épargne américaines à la fin des années 1980, naufrage de la banque Barings en 1995, effondrement frauduleux en 2001 de l’électricien Enron devenu courtier en produits dérivés. Par son ampleur et sa violence, la crise des subprime a fait apparaître depuis 2007 le fil rouge qui relie ces jalons. Elle révèle à l’échelle planétaire l’état du système financier : « Un pur et colossal système de jeu et de tripotages (2) », d’après le mot de Marx.

Aux Etats-Unis, en Espagne, en Irlande, les banques avaient spéculé sur la hausse infinie de l’immobilier. Elles ont perdu. Lestées par leurs dettes irrécouvrables, mais jugées trop centrales pour couler sans entraîner avec elles l’ensemble de l’économie, elles ont transféré leurs pertes aux Etats. Lesquels, plombés à leur tour, présentent la note aux populations sous la forme de plans d’austérité. C’est que la spéculation n’est pas qu’un jeu d’esprit. A la base des montages les plus entortillés se trouve toujours un actif réel (un « sous-jacent », disent les courtiers) : une valeur, c’est-à-dire du travail humain. Quand la pyramide s’écroule, quelqu’un doit payer. Faire travailler les peuples pour rembourser les banques, tel est le sens de la rigueur décrétée par les gouvernements.

En août dernier, la Banque centrale européenne (BCE) détaille les conditions de son aide à l’Italie. « En premier lieu, raconte Le Figaro, elle demande à M. Silvio Berlusconi de procéder par décret, d’application immédiate, et non par projet de loi, que le Parlement met toujours du temps à approuver. » Court-circuiter les Parlements ne suffit pas. « S’agissant du code du travail en vigueur depuis 1970, la BCE demande de rendre plus flexibles les procédures de licenciement et de privilégier les accords au sein des entreprises aux conventions sectorielles négociées à l’échelon national. C’est un point capital : M. Sergio Marchionne, le patron de Fiat, ne cesse de dénoncer la rigidité de l’embauche et des licenciements (3). » Que des banquiers centraux somment M. Berlusconi, troisième fortune d’Italie, d’accéder aux requêtes du patronat ne comporte au fond rien de très surprenant. Les classes dirigeantes de Dublin, Athènes, Madrid, Lisbonne ont elles aussi accepté sans trop rechigner leur mise sous tutelle. Leurs intérêts n’en pâtiront pas... Aussi, l’erreur serait de considérer la puissance dévastatrice des banques hors de la configuration sociale qui l’engendre.

Comme l’alchimie, le commerce débridé de l’argent repose sur le mythe de la création de richesse ex nihilo. Il ne s’amende pas, il ne se régule pas. Il s’effondre.

Pierre Rimbert

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MessageSujet: Re: Articles de presses et blogs   Jeu 12 Avr 2012 - 17:14

Lu dans le N°526 de février 2012 de la Revue NOTARIAT 2000 sous le titre : Génération "clic"
"...Un nouveau monde sonne à notre porte... Rien n'apparaîtra possible sans l'intégration de ces "digital natives", comprenez les natifs de l'ère numérique, nés avec une souris à la main. Comment accueillir ce cortège de jeunes collaborateurs, mal à l'aise avec les relations hiérarchisées du monde de l'entreprise? Que peut faire l'étude pour rester au top de ses performances et relever le défi de cette intégration inédite? L'étude doit s'adapter. Mieux, elle doit préparer, d'ores et déjà, sa métamorphose. Le principal clerc, élément fédérateur précieux, est parti à la retraite. Le notaire est occupé... et la nature a horreur du vide. Les collaborateurs revendiquent, majoritairement, le sentiment d'une communauté de destin partagée avec leur employeur. Ils veulent plus d'information, plus de formation et de reconnaissance.
Avant que la frénésie des clics n'entraîne une grosse claque, il faut remettre, au menu des objectifs, l'humain au cœur de l'étude, en dopant la motivation, l'esprit d'équipe et la convivialité. "

(Sous la plume de Pierre-Alain BESNARD)
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MessageSujet: MDR    Jeu 12 Avr 2012 - 18:09

Et ben c'est pas demain la veille... Laughing Laughing Laughing
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MessageSujet: Re: Articles de presses et blogs   Aujourd'hui à 19:34

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