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 Un passage à vide du syndicalisme alsacien dont il ...

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flozram



Nombre de messages : 87
Date d'inscription : 06/01/2015

MessageSujet: Un passage à vide du syndicalisme alsacien dont il ...   Mar 7 Juil 2015 - 19:32

... reste à tirer les leçons.

COMME PROMIS IL Y A PEU, JE LIVRE ICI A VOTRE REFLEXION


1°) CINQ ARTICLES RECENTS DE :
« L'ECHO DES CLERCS
BULLETIN SYNDICAL DE LA FEDERATION GENERALE DES CLERCS ET EMPLOYES DE NOTAIRE – SECTION ALSACE MOSELLE »
NUMERO ISSN 0750 1544
SOURCE BIBLIOTHEQUE NATIONALE UNIVERSITAIRE DE STRASBOURG
COTE M 500 791.



2°) AU COUP PAR COUP, A LA SUITE DE CES ARTICLES, QUELQUES NOTES PERSONNELLES,
VOUS PRECISANT QUE JE N'ENTENDS NULLEMENT REVENIR SUR MES POSITIONS  QUAND A LA PARTICIPATION DE LA FGCEN FO AU MOUVEMENT DE LA « GRANDE ARMEE DU NOTARIAT », POUR REPRENDRE CE MOT DU PRESIDENT DU CSN, PRONONCE DU HAUT DE LA MEME TRIBUNE OÙ NOS DIRIGEANTS SYNDICAUX SE SONT EXPRIMES APRES LUI, LE 17 SEPTEMBRE 2014.



3°) UN COURRIEL ADRESSE PAR UN MEMBRE DU CA DU "SYNDICAT DU BAS RHIN" AU PRESIDENT DE LA CHAMBRE DES NOTAIRES, STUPEFIANT.



4°) UNE CIRCULAIRE DU PRESIDENT DE LA CHAMBRE DES NOTAIRES DU BAS RHIN, ADRESSEE PEU AVANT NOEL 2014 AUX MEMBRES DE SA COMPAGNIE PAR FAX



Arrow



1°) ET 2)° ARTICLES DE LA BASOCHE ET NOTES A  LEUR SUJET :

I.- NUMERO 240 2EME TRIMESTRE 2014



Premier article reproduit :
page un
« Il faut sauver le soldat notariat ou notaire ! (1)
Après les rapports Attali, sur « la libération de la croissance » et « la réforme des professions réglementées » et Darrois « sur les professions de Droit », d'aucuns pensaient que la sérénité l'emporterait pour quelques décennies. Et vlan, en plein cœur de l'été, pendant que certains font du recto verso sous le grill avec le corps d'Apollon, un rapport « secret » - que par le mot – de l'Inspection Générale des Finances de … 2013, fait surface : et haro sur les professions réglementées. Cette fois c'est du lourd. Levée de boucliers par la profession. Au secours, collaborateurs, danger en vue, le navire prend l'eau, il est en péril, à la dérive. Et voilà que l'on fait appel à nous, les travailleurs de l'ombre appelés communément pour la circonstance les Collaborateurs des Offices Notariaux (C.O.N.) ; Après les années où l'on nous a considérés comme des vassaux voir des gueux, on nous sollicite pour dresser l'étendard et mettre en avant les bandeaux. Cohortes, marchez en rangs d'oignons, comme un seul homme, au motif de la défense de la profession ; pardon de l'employeur ou de l'employé ? Et donc il faut s'unir maintenant pour sauver le soldat notariat ? Ou … notaire ? Ne nous affolons pas. Je suis conscient que cette réforme pourrait impacter la profession, les salariés, la protection sociale ; mais ce n'est pas une raison suffisante pour sauter dans le premier train pour brandir je ne sais quelle banderole de manifestant.Bien que nous l'ayons fait ! Oui, mais c'est donnant donnant et gagnant gagnant. Lorsque le notariat vivait les années fastes et de vaches grasses avec les bénéfices à deux chiffres, les employeurs étaient-ils disposés à la distribution de la manne ? Et depuis quelques temps lorsque l'économie est un peu grippée, l'écrémage est rapide ! Toute raison gardée, restons atone, aurait été irresponsable ; Donner un blanc seing à la profession aurait été un geste tout aussi critiquable. Nous avons donc voulu adhérer, mais en faisant valoir et faire savoir que dans un instant de raison et dans cette période  quelque peu tumultueuse, seulement, nous mettions entre parenthèse nos conflits, nos divergences et ce qui nous sépare de nos employeurs. J'ai entendu parler « d'union sacrée ». Je ne suis pas opposé à un mouvement de rapprochement qui « soude » employés et employeurs, mais n'allons pas trop vite en besogne. Sommes nous à l'aune d'une souplesse plus marquée des employeurs au lieu et place d'un mur ? Avons nous raison d'espérer des jours meilleurs sur le segment du dialogue social ? J'en doute fort, mais l'avenir seul nous le dira. Je reviendrais bien évidemment dans le prochain ECHO sur les manifestations qui ont eu lieu en France ; Qu'on se le dise : notre Syndicat a adhéré à ce mouvement tout en faisant savoir à nos patrons que les conflits n'étaient pas enterrés pour autant. Sans l'engagement de nos troupes et la campagne de communication auprès des salariés, dans notre région l'impact aurait été très minoré. S. B.. » (2)

NOTES :
(1) Il faut relever tout au long de l'article des impropriétés de langage, peut-être des tournures de phrases alsaciennes ou bien des lourdeurs qui ajoutent selon moi, à l'impression de confusion ou d'hésitation que dégage cet article ; mais je ne vais pas accabler mon camarade pour ceci, pratiquant moi-même volontiers le genre que je mets au compte du blabla – j'en fais la promotion basochiennement -  dans ce qu'il a de plus utile et de plus goliard.
L'impression de confusion de ce premier article est renforcée par le second article signé P. M., que je vais reproduire in extenso également ci-après.
(2) On ne pourra pas cette fois me reprocher de publier ici cet article en entier, en ce inclus le nom du signataire, s'agissant ici de l'éditorial de ce bulletin, publié sous numéro ISSN susmentionné et déposé en bonne et due forme comme publication de la section Alsace Moselle du syndicat national FGCEN FO, accessible donc à tout lecteur de la Bibliothèque Universitaire de STRASBOURG sous la côte sus-indiquée; ce serait un comble que la FGCEN censure son propre site des publications qu'elle a par ailleurs elle même déposé légalement à la vue de tous publics, partout où besoin est pour les publications légales. Il existe un principe de liberté de recherche dans ce pays, je le dis à toutes fins utiles, pour le cas où l'on serait de nouveau tenté de me reprocher de citer ici un article d'une publication de la fgcen.




Article non reproduit – simple extrait.
Page 2 (reproduction d'un article du Figaro du 23 juillet 2014) dont je vous cite un extrait, figurant dans notre chère feuille de chou : « ../… Concernant la rémunération élevée des notaires, Jean Tarrade souligne que le salaire « peut paraître élevé mais il rémunère également la responsabilité du notaire et sa prise de risque …/...» (sic). Il fallait oser reproduire un tel article dans une feuille de chou syndicale, mes camarades de la section Alsace Moselle l'ont osé !!!



Second article reproduit
Page 3  (immédiatement à la suite de cet article du Figaro reproduit pleine page 2 comme je viens de vous l'indiquer)

« Ne nous affolons pas !
Ça cogite de partout, surtout du côté des notaires qui s'inquiètent pour savoir comment réagir à ces nouveaux coups de semonces gouvernementaux.
Réduction « temporaire » des salaires des jeunes diplômés notaire !
Si j'ai donc bien compris, le débat sur la « réduction temporaire des salaires de tous les jeunes diplômés notaire » est une large fumisterie patronale (1), car, un système de surproduction de diplômés et à cause de maintien du « numerus clausus », les notaires ont réussi à faire grimper le prix de leurs Études ou parts de SCP. Conclusion : ils veulent faire payer les jeunes diplômés notaire deux fois : une première fois en leur baissant honteusement leur salaire normal de C1 et une seconde fois en leur faisant payer leur future Étude ou leur reprise de parts SCP  au prix le plus élevé.
Conséquence, les victimes collatérales de ce jeu de dupe, seront toujours les salariés dans les offices…
Voici les préceptes de notre camarade P. M.
Laissons les choses se décanter. Il s'agit là du monstre du Loch Ness, dont on parle à intervalle régulier ; par ailleurs compte tenu du contexte actuel, je suis d'avis de ne pas prendre d'initiative. Laissons nos chers notaires, qui n'ont de cesse de nous mettre des bâtons dans les roues et de faire preuve d'un peu d'humilité et d'une volonté prononcée à vouloir supprimer les maigres avantages sociaux des salariés de la profession. Qu'ils prennent l'initiative de nous demander de faire preuve de solidarité à leur égard… Une fois ce rapport de force établi, il sera toujours temps de donner une suite favorable. Le rapport de force ainsi établi nous permettra d'avoir une position pour la mise en place à titre de compensation  une négociation favorable notamment pour les petits congés (2). Mais en attendant on attend quoi ? Réduction du temps de travail entraînant une réduction des salaires, harcèlements, absence de l'entretien annuel, du plan de formation, des points de formation, remise en cause des avantages acquis…

NOTES :
(1) Je me suis exprimé sur ce sujet et je crois pouvoir affirmer, et prouver que, peu avant l'ouverture des hostilités Macron, la FGCEN a adressé un courrier au CSN, acceptant ainsi par écrit une sorte de CO à salaire réduit entre T3 et C1, sous certaines conditions n'excluant nullement la prolongation de telles mesures. Il n'a plus été question de tout ceci dès que les diplômés notaires ont commencé, pour un certain nombre d'entre eux, à soutenir carrément le projet de loi Macron en ce qu'il allait faciliter l'installation. Je ne reviendrai donc plus sur ce sujet, regrettable, déjà assez évoqué sur ce présent forum, si ce n'est pour souligner l'extraordinaire confusion au sommet de la FGCEN que traduit la publication de cet article dans l'ECHO... D'un côté on dénonce le CO, de l'autre on y souscrit, c'est difficile à suivre comme tactique. Il ne pourra pas ne pas en être question au prochain congrès de la FGCEN d'octobre 2015.
(2) SIC ! Les bras m'en tombent ! Soutenir les notaires dans leur lutte anti Macron afin de pouvoir mieux négocier ensuite les petits congés … dans le Haut-Rhin ? Je rêve ? Ou est-ce bel et bien ce que vous venez de lire ? La aussi, vous admettrez que c'est assez brouillon comme stratégie. Puisqu'il est question des comités mixtes et de petits congés, j'illustrerai ci-dessous par la reproduction d'une seule circulaire signée du président de la chambre des notaires du Bas-Rhin, l'extraordinaire confusion régnant également à ce sujet précis entre les différents départements de la section Alsace Moselle – pour peu que l'on y réfléchisse bien - et la déliquescence incroyable de leurs comités mixtes passés sous contrôle total de la Chambre à l'occasion des manifestations de décembre 2014, dans le 67 au moins. Ce qui s'est enfin passé ici le 3 juillet 2015 (ouf...) devrait mettre cette section ALSACE MOSELLE, pour peu que ses responsables se donnent la peine d'accorder leurs violons, en mesure de développer une tactique commune en ce qui concerne les comités mixtes et les petits congés...


II.- NUMERO 241 DES 3EME ET 4EME TRIMESTRE 2014  …




troisième article reproduit
page 1
« Subir ou agir ? Nombreux sont mes camarades qui vivent actuellement dans la tourmente de la réforme des professions réglementées. On leur prédit le meilleur et le pire. Que faire ? Se dire que l'on va faire fi de cette réalité et s'enfermer dans sa bulle ? donc rester atones. Se défendre, réagir ? quand certains employeurs utilisent des méthodes peu orthodoxes, les salariés ont imaginé leur faire payer comptant ces attitudes en ne bougeant pas d'un poil. Je peux comprendre, d'aucuns, face au chantage ignoble d'employeurs qui profèrent des mots peu diplomatiques à l'égard des salariés mais qui entraînent des maux parfois irréversibles. Enfin, certains vont s'interroger : ne pas réagir n'est-ce pas en soi une auto censure ? Se tirer une balle dans le pied ? Une double peine ? Alors quelles attitudes responsables faut-il mettre en œuvre. J'invite tout un chacun à peser le pour et le contre d'initier ou non des actions pour défendre la Profession, son emploi et sa protection sociale. Dans certaines situations, les choix sont difficiles et souvent compréhensibles. J'invite donc tout un chacun à dissocier les problèmes récurrents pouvant exister au sein de son Étude du projet de loi sur les profession réglementées qui a complètement occulté le volet social. Je crois que les solutions viendront aussi grâce ou à cause d'une forte solidarité entre salariés dans l'office ou dans les départements, pour dénoncer les comportements de certains notaires, parfois indignes d'officiers ministériels pour surpasser des attitudes de non action. C'est par le biais d'un syndicat fort (1), qui créée un rapport de force, que nous arriverons à briser la mentalité défaitiste de certains employeurs  irréductibles. Quand d'aucuns utilisent l'autoritarisme  pour asseoir une « certaine autorité », je qualifierai cette déviance comme nuisible pour l'entreprise et les salariés. Ce genre de comportement n'a plus sa place dans notre profession et doit être dénoncé. Les collaboratrices (teurs) du Notariat doivent être respectés et considérés comme des humains à part entière nous ne sommes plus au Moyen Age, quoique ? Aujourd'hui donc, les salariés et les retraités doivent réagir fermement contre le projet de la loi Macron, qui risque fort d'impacter l'emploi et « notre » protection sociale. S. B. »

NOTE UNIQUE
(1) Sous le bénéfice d'observations faites déjà ci-devant, quand à ma citation complète de cet article, également déposé et côté à la BNU de STRASBOURG sous numéro ISSN en bonne et due forme – je n'insiste jamais qu'à peine assez sur ce point -  je me permets cette note sévère : on me reproche mon blabla confus ici et là, mais alors LA ! c'est à une véritable analyse sémiologique qu'il faudrait se livrer ici pour dégager les signes empilés dans cet article et leurs sens ! De tout ce que j'ai lu dans la collection des numéros sur 65 ans de l'ECHO déposée méthodiquement à la BNU (il ne manque que trois numéros récents), je peux vous garantir que CET article, ce blabla, dépasse tout ce que j'ai pu y trouver de plus confus ou de plus étrange, en y incluant mes propres articles... Par ailleurs je tiens à dire ceci : il m'a été reproché de critiquer, sur ce présent forum, un article du « 521 », autre publication régionale de la FGCEN, en ne visant un peu légèrement dans ma critique que trois de ses mots, mais en indiquant cependant le nom de son signataire, au motif que j'étais ainsi dans l'abus et l'attaque personnelle parce que cet article et ces trois mots ne faisaient pas partie de l'éditorial, ne renvoyait que subrepticement au « kit de communication » du notariat etc., ledit article étant cependant publié in extenso sur le site de la FGCEN. Soit, admettons que j'aurais du être plus méthodique et incisif encore dans cette critique pour m'en prendre à cette occasion à la confusion conduisant à s'enrôler dans la "Grande Armée du Notariat".  Mais ici, on ne me reprochera rien de tel, compte tenu des conditions de publication de cet article-ci dans une bibliothèque universitaire et sous ISSN, je le répète encore, et compte tenu de ce que cet article dénote, c'est une évidence à moins d'être d'une totale mauvaise foi, la confusion la plus totale dans l'esprit de ses inspirateurs, ne serait-ce que dans l'enchaînement des idées qu'il expose. Ce que je vise dans cette note, ce n'est pas S. B., que je respecte, je tiens à le dire, mais c'est la confusion qui règle à la direction de la FGCEN et à laquelle son prochain congrès devra mettre un terme à moins d'aller au suicide syndical pur et simple. Cette confusion – le mot est faible - dans la direction syndicale, ne peut que redescendre jusque tout en bas du syndicat.
Quant au rapport de force et au syndicat fort dont parle S. B. dans cet article, pardon mais je vais exécuter cette véritable farce en vous citant expressément, en fin des présentes, le courriel adressé par la secrétaire de la partie Bas-Rhinoise au Président de la Chambre des notaires du Bas-Rhin, sans aucun commentaire. Si ce document ne vous met pas mal à l'aise, c'est qu'il vous manque une case.


III.- NUMERO 242 DU PREMIER TRIMESTRE 2015

quatrième article reproduit
page 1
« Çà suffit comme çà !
Lors d'une de mes réunions paritaires, un notaire souligne que si la loi sur la croissance et l'activité est votée, il licenciera ! J'ai rappelé que la profession avait perdu plus de 8000 emplois en 2008. Un autre lui emboîte le pas et affirme, doit dans ses bottes, qu'il n'instrumentera plus de petits actes ! Les offices notariaux travaillent actuellement à flux tendu , comment la profession peut-elle assurer un service public avec moins de personnel? Certes, il y a eu des embauches mais les cadres n'ont pas été remplacés. Et lorsque j'entends que d'après une étude d'impact, la loi Macron générerait plus de 10.000 licenciements ! Réalité ou pur chantage ? Que dire du refus des notaires d'augmenter la valeur du point de salaire ? Par contre ils anticipent déjà et surtout refusent de baisser leur train de vie. Que dire de certains employeurs qui n'attribuent pas les cinq points de formation , et de ceux qui ignorent tout simplement le plan de formation, l'entretien annuel et professionnel ?et j'en passe… Vous connaissez beaucoup de notaires, nos employeurs qu agissent en chefs d'entreprise et appliquent une politique de management, de communication, de dialogue social dans leur office ?  Et vlan, on rajoute une couche ? Malheureusement, il s'est installé chez les salariés un climat anxiogène, dû à des ambiances fréquemment difficiles régnant dans certains offices. Quand tout va bien et que les produits s'envolent, (puisque seules les notaires travaillent…) les salariés ne présentent plus alors que des charges. Face à ces situations, soyons solidaires et dénonçons ces comportements portant gravement atteinte à la dignité humaine et qui, au surplus, font fi des obligations de notre convention collective ; Les efforts doivent être partagés alors que les salariés ont déjà payé un lourd tribut. Ce n'est pas aux salariés de payer la mauvaise gestion de certains de nos employeurs. Ça suffit comme çà ! S. B. ».

page 5
« SALAIRES : LE DESACCORD
COMMISSION MIXTE PARITAIRE : avant la tempête, la tempête ?
Oui, la future loi Macron inquiète le monde notarial en son entier et les salariés n'ont pas été les derniers à manifester leur mécontentement.
Non, l'événement majeur en négociation « convention collective » n'est pas le contrat complémentaire santé, la protection des salariés mandatés ou le rapport d'activité professionnelle de la branche, c'est la formidable proposition par la délégation patronale d’augmentation du point de 0 % …
En clair, serrez vous la ceinture avant la loi Macron, pendant et après !
En démarrant à 0 % puis en proposant généreusement de signer à 0,30 % pour éventuellement quémander aux instances supérieures une astronomique augmentation de 0,50 %, la « négociation » nous a laissés pantois ; La préservation de l'emploi a bon dos. Il n'a jamais été question de lier notre participation aux manifestations avec une augmentation du point puisque nous défendons notre avenir, d'autres branches impactées par cette même loi ont eu des augmentations décentes ; Va-t-on les les prochaines années démarrer les négociations dans le négatif ? J'arrête car le sujet me fâche. D. K. » (1)

NOTE UNIQUE
(1) Moi aussi, ami D., le sujet me fâche, tu ne peux pas savoir à quel point vu ma situation… Mais à lire ces deux articles, on dirait que vous commencez à ouvrir les yeux ?! Il va falloir de haut en bas de la fédé, de son CA, en passant par son bureau jusqu'aux secrétaires des sections et à chaque militant,  s'éclaircir les idées comme vous semblez vouloir le faire ici, et puis la gorge peut-être. En tout cas, ami D., Haut-Rhinois du Bas-Rhin, je t'engage à souder et à bien faire marcher la section Alsace Moselle avec les plus jeunes qui commencent à revenir, et à continuer à ouvrir les yeux… Plus grand mon gars ! Beaucoup plus grand. Et il faut regarder un peu plus loin que les frontières du 68. Parce que vous étiez un peu en train de vous planter, mon ami ; mais sur ce dernier point au moins, souder les trois départements de la section, il semble que grâce à un petit peu de clairvoyance et de fermeté dans la direction de la section régionale, ceci commence à s'arranger, et je m'en réjouis sincèrement.



3°) TEXTE D'UN COURRIEL EMANANT D'UN MEMBRE DU CONSEIL D'ADMINISTRATION DU SYNDICAT DU BAS RHIN « EN SOMMEIL »…

Adressé au Président de la Chambre des Notaires du Bas-Rhin

Concerne RASSEMBLEMENT DU 17 SEPTEMBRE 2014

Mon Cher maître,
Au nom du Syndicat des Clercs et Employés de Notaire du Bas-Rhin,
j'ai l'honneur de vous adresser ci-joint un appel au rassemblement du 17 septembre prochainement que je vous remercie de bien vouloir communiquer au personnel de votre étude.
Veuillez agréer mes plus respectueuse salutations.
../... Secrétaire du Syndicat.

(pièce jointe – un appel à se joindre aux manifestations du 17 septembre)

4°) TEXTE D'UN FAX ADRESSE AUX NOTAIRES DU BAS RHIN
concernant le report de l'arbre de noël organisé par le comité mixte pour les enfants des clercs et employés de notaire ainsi que, depuis quelques années, à la demande d'une notaire mère de famille, pour les enfants de notaires.

Chambre des Notaires du Bas-Rhin
Aux Notaires du Bas-Rhin
Strasbourg, le 28 novembre 2014
Chère Consœur, Chère Consœur,
En raison de la manifestation nationale qui se tiendra à PARIS le mercredi 10 décembre 2014, à laquelle tous les notaires et collaborateurs sont appelés à participer,
la traditionnelle fête de Noël des enfants prévue ce même jour est reportée au
mercredi 17 décembre 2014 et aura lieu à l'Hôtel des ventes des Notaires du Bas-Rhin,
5 allée de l'Europe à ENTZHEIM
(et non à la salle des fêtes de Hoenheim comme prévu initialement)
Je vous remercie de bien vouloir en prendre bonne note et en informer vos collaborateurs concernés.
Votre bien dévoué
…/…
Président.


Dernière édition par flozram le Jeu 9 Juil 2015 - 20:51, édité 1 fois
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marzolf



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Date d'inscription : 18/06/2009

MessageSujet: A propos de l'histoire syndicale des clercs en général...   Mer 8 Juil 2015 - 18:08

... et de celle du Bas-Rhin en particulier.


La clique à Blabla continue son exploration des archives de l'Union, du moins du peu qu'il peut en trouver à la Bibliothèque Nationale Universitaire de STRASBOURG, à travers les numéros de l'ECHO, publication de l'union interrégionale des clercs et employés de notaire des cours d'appel de COLMAR et de METZ, puis tout récemment, de la section Alsace Moselle du syndicat national FGCEN. Hier, flozram s'interrogeait, à la lecture de quelques articles récents de ce bulletin, dont le dépôt presque complet à la BNU couvre la période allant de 1950 à nos jours.

En voici d'autres extraits, plus anciens, dont le choix, parfaitement arbitraire, n'est pas dénué d'intentions ni même, ici et là, d'arrières pensées ironico-basochiennes. Il s'agit ici de s'interroger sur les raisons profondes de la fulgurante carrière d'un de nos plus éminents syndicalistes Bas-Rhinois, disparu de nos écrans syndicaux d'une manière que je n'ose qualifier ni décrire ici, le jour même où je prenais moi même la présidence du syndicat du Bas-Rhin, pour ainsi dire de force; le temps de secouer durement la bestiole Bas-Rhinoise, passablement endormie, ce que j'ai fait.

L'intéressé, que je salue ici aujourd'hui avec tous les respects et les courbettes qui lui sont dus - puisqu'il est toujours Président d'Honneur (à vie) de l'Inafon - a laissé bien plus que sa patte dans le coin, et je cherche encore à comprendre par quelle opération du Saint Esprit ou quelles influences - supra divines sans doute - il a réussi à peser d'un tel poids et d'une telle griffe sur les destinées de notre syndicat du Bas-Rhin, pour en arriver à la situation que nous connaissons aujourd'hui. Il semble évident en tout cas, qu'il a fait l'unanimité, la fameuse UNANIMITE qui, encore aujourd'hui, traverse plus ou moins notre syndicat, et à laquelle je m'intéresse de plus en plus.

Vous verrez peut-être quelques indices, dans les choix de lectures que je vous propose ci-dessous, des choix qui sont, je le répète, arbitraires; on me dira même de mauvaise foi, j'en accepte l'augure. Une nouvelle fois, nous (nous, la clique à Blabla...), souhaitons que l'on nous évite les reproches quant à la publication des noms, puisque nous ne faisons que citer ici des journaux déposés sous numéros ISSN (publication donc légale) et déposés à ce titre notamment à la Bibliothèque Nationale Universitaire de STRASBOURG, donc accessibles à tous. Liberté de recherche, et de débat, que je revendique.

Le sens de la démarche est de comprendre ce qui s'est vraiment passé, ici et sans doute ailleurs, pour que nous en arrivions à moins de 2% de clercs syndiqués alors que nous en avions 90 % en 1970 ici, et à cette "étrange défaite" que constitue selon nous, comme un paroxysme, la participation inconsidérée au mouvement des notaires contre la loi Macron (voir les illustrations parlantes que nous en donnions hier sur ce forum).

Persuadés qu'il faut regarder en avant et non plus en arrière, nous n'en pensons pas moins qu'il faut regarder notre passé avec lucidité pour comprendre le présent. Je ne saurais d'ailleurs trop recommander à ceux qui détiennent des archives de tous syndicats de clercs de ne pas les détruire ni les conserver égoïstement chez eux. Idem pour ceux qui ont la mémoire des temps où notre syndicat, beaucoup de nos syndicats, étaient pour ainsi dire au sommet; qu'ils couchent tout ceci sur papier et le raconte! Ces archives et cette mémoire, elles appartiennent au syndicalisme des clercs et tout indique, selon nous, qu'un travail d'analyse et de recherche dans cette documentation sans doute éparpillée voir perdue ici et là, comme dans l'interrogation de cette mémoire, serait d'un grand secours pour défricher les chemins d'avenir avec de bons outils et un regard vraiment exercé.

Pour ceux qui ont participé au groupe de travail ayant rédigé le projet de statuts de l'actuel syndicat national FGCEN - j'en étais drunken silent , groupe au sein duquel ont ressurgi par la grâce de quelques sages anciens qui les avaient conservés, des documents fort intéressants ayant permis de nourrir les interrogations et le travail commun, vous savez que de nombreuses questions sont restées en suspens. Les problèmes que nous continuons à connaître sont à notre avis, la conséquence de notre procrastination; elle nous empêchera de faire cette reconquête que nous nous sommes jurés d'entreprendre à SAMATAN, si nous n'y mettons pas fin.

Voici donc quelques exemples de lectures qui font, à mon avis, réfléchir. Du moins je l'espère.

LES ECHO ISSN et côte BNU déjà citée sur ce forum.
N° 81 du 2 mai 1970


page 3
".../...
Nous présentons les candidats suivants au
COMITE MIXTE REGIONAL
.../..., principal clerc,
.../..., principal clerc,
.../..., principal clerc,
.../..., principal clerc,

COMITE MIXTE DU BAS RHIN
.../... principal clerc, clerc hors rang, clerc hors rang, principal clerc, clerc hors rang, clerc hors rang, principal clerc, sous principal clerc, principal clerc, clerc 1ère catégorie, comptable taxateur, clerc hors rang.../..." etc.

page 4

"L'UNION REGIONALE .../... vous invite à voter lors des élections des administrateurs de la CRPCEN pour les candidats présentés par la CRPCEN .../...
.../..." dix principaux clercs, une caissière et un clerc.

NOTE : jusqu'ici je ne vous apprends rien, les principaux ont disparu, la modification des structures des études et la crise du syndicalisme des clercs, thèmes battus et rebattus; mais à cette époque, elle était encore inconnue et assez imprévisible dans l'ampleur et la rapidité qui furent les siennes. Il n'est pas inutile de rappeler quel fut la place des principaux ni la et les valeurs qui furent celles de nos valeureux anciens, en ces temps où ceux qui les ont remplacés, sans la ni les avoir de l'avis général, se partagent aujourd'hui en pro ou anti Macron, et ce qu'ils soient de la tendance du "mou" ou du prétendu non mou; il n'y a plus de principaux, et pour ainsi dire même, presque plus du tout.  



LES ECHO ISSN et côte BNU déjà citée sur ce forum.
N° 93 du 1er septembre 1974  
(notez bien ce numéro et cette date)

extrait de l'éditorial
.../...

"Un nouveau Président dans le Bas-Rhin
Lors de l'Assemblée Générale du Syndicat du Bas-Rhin, le 4 mai 1974, notre camarade KJ n'a pas sollicité le renouvellement de son mandat.
L'assemblée a donc été contrainte de lui élire un successeur; Le choix s'est porté sur le Secrétaire Général, notre camarade GP qui, chaleureusement applaudi par toute l'assistance, a rendu hommage au travail accompli par son prédécesseur .../...
Comme vous le voyez, et je voudrais en terminer par là, il n'est pas question pour l'équipe qui vient d'être mise en place, de se reporter sur des lauriers cueillis par ses prédécesseurs, mais de continuer dans la voix tracée par eux.
.../...je lance un appel tout aussi pressant aux membres de notre conseil d'administration en vue d'une collaboration effective et fructueuse (1) permettant la poursuite de l'avancée de notre syndicat."

NOTE
(1) c'est moi qui souligne.


LES ECHO ISSN et côte BNU déjà citée sur ce forum.
N° 94 du 1er août 1975
(notez bien qu'il y un presque an de décalage avec la publication du numéro précédent, en principe l'ECHO est bimensuel depuis sa création jusqu'au n° 93, il s'agit donc de la première interruption de parution de l'ECHO, une telle interruption d'une telle durée ne s'est jamais reproduite depuis, et ce jusqu'à nos jours malgré la crise syndicale qui s'est ensuite développée petit à petit, simple constat.)

"Raisons de la non-parution de l'Echo ou le découragement d'un militant.
C'était avec une certaine amertume et tristesse que j'ai contemplé l'assistance aux réunions du syndicat du Bas-Rhin et notamment à celle du 5 octobre 1974 qui deviennent de plus en plus décevantes et je ne pouvais m'empêcher de me poser certaines questions auxquelles il est difficile de répondre.../..."



LES ECHO ISSN et côte BNU déjà citée sur ce forum.
N° 95 du 1er octobre 1975


"Réponse à un militant découragé
Depuis un temps anormalement long, nous ne percevions plus la voix de l'UNION.../...
L'ECHO ne répondait plus... Nous en étions non seulement déçus, mais inquiets car ce lien entre camarades de la même région nous manquait, et nous y tenions.../...
il est vrai qu'à la lecture du dernier bulletin, certains d'entre nous ont été tentés de jeter le froc de la Basoche aux orties pour entrer dans la conciergerie, cette honorable corporation paraissant obtenir plus facilement l'extension de sa convention collective que les Clercs de Notaire.
Mais réflexion faite, chacun est resté à sa place et bien lui en a pris car l'"ECHO" s'est à nouveau fait entendre et nous rassure pour l'avenir.
Il nous rassure car il nous donne les raisons de son mutisme dû au découragement d'un militant!
.../...
Qu'il ait eu des sujets de découragement, nous n'en doutons pas! Qu'il se soit laissé aller au découragement, voilà plutôt qui nous étonne, car, dans la longue lutte qu'il mène pour le maintien et l'amélioration de notre condition nous ne l'avons jamais vu découragé.
Quelques réunions désertées par les camarades peuvent donner l'apparence d'un désintéressement à une cause qui est pourtant la leur, mais il ne faut pas se fier aux apparences.../...".

LES ECHO ISSN et côte BNU déjà citée sur ce forum.
N° 101 du 1er septembre 1977


(Première Page, notes bien, en tête, les noms en gros caractères)

"GP
est élu à la Vice Présidence de la Fédération lors du Congrès qui s'est tenu à Lorient pendant les fêtes de la Pentecôte.
CP
succède à la présidence de l'Union Interrégionale lors de l'Assemblée Générale .../..."


LES ECHO ISSN et côte BNU déjà citée sur ce forum.
N° 108 du 1er juillet 1979


(première page)

"GP, président de la Fédération
Du Touquet est venue la nouvelle : le congrès national de notre fédération qui s'est tenu durant le week-end de la Pentecôte, a élu notre ami GP président fédéral :
Pour sensationnelle que la nouvelle puisse paraître elle ne surprend pas ceux qui ont le privilège et le plaisir de côtoyer le Président du Syndicat départemental du Bas-Rhin dans sa vie quotidienne, toute faite de dévouement à la profession et au syndicalisme.
Telle une flèche lumineuse, il s'est vu projeté ces dernières années au firmament du syndicalisme national. Le voilà au zénith. Quel honneur, mais quelle responsabilité aussi, en ces temps où mes salariés du Notariat français ont de plus en plus de mal à ne pas rétrograder et où leurs meilleures conquêtes sociales sont constamment menacées, remises en cause.
La Rédaction de l'Echo a éprouvé une immense joie, une grande et légitime fierté  en apprenant cette nouvelle et elle se fait ici l'interprète de tous les clercs .../... en adressant à GP .../...
Seuls les hommes d'une capacité exceptionnelle, dotés d'une santé de fer et d'une inébranlable foi en la juste cause  du syndicalisme, doués pour maitriser tous les problèmes vitaux qui se posent aux travailleurs du notariat, peuvent avoir accès à la barre fédérale : GP en est.
Seuls les hommes qui ne reculent devant aucune difficulté, qui ne bénéficient du don de puiser dans l'expérience des ainés les leçons susceptibles de rendre meilleur le présent et de préparer un avenir sécurisant, sont de la trempe de ceux qui peuvent mener la barque de l'organisation syndicale la plus représentative du notariat ; GP en est.
Seuls les hommes .../... générosité .../... abnégation .../... conviction .../... persistance .../... sagacité .../... plume .../... éloquence .../... verbe .../... assurance .../... (etc.) peuvent prendre en mains les destinées d'une Fédération comme la nôtre GP en est.
Seuls des hommes connus tous azimuths, réunissant les suffrages aussi diversifiés que les couches professionnelles et l'hétérogénéité géographique d'un Congrès de Fédération peuvent devenir le Numéro Un au plan national  GP en est.
.../...
Et vive le nouveau Président !"
(sic)

NOTE
En principe vous rigolez, vous pensez que c'est une blague de la clique à Blabla, mais où est-elle allé chercher ceci ? A la BNU de STRASBOURG, mes amis, cf ISSN et côte ci-devant. Oui! Nous produisions une telle littérature que ne désavoueraient point les pires staliniens de la grande époque syndicale d'avant FO. Si ce n'était pas triste à pleurer, je rirais, mais sachant comment l'intéressé nous a plantés depuis, la découverte de ces lignes me laisse pantois. En tout cas, Président F, tu sais ce qu'il te faut chercher en Nalsace ou ailleurs, pour ton remplacement dans deux ou trois ans je pense! Tu as ici le portrait robot de ton successeur à la tête du syndicat national FGCEN, bonne pêche parmi les vieillards cacochymes (bientôt), composant la tête de... Et ne venez pas me chercher en me reprochant de donner à l'intersyndicale des bâtons pour nous battre: ils sont une poignée, incapables de se regarder bien en face comme nous le sommes encore grâce à la tradition de la Basoche que nous portons encore, seuls à FO. Pour l'instant.


LES ECHO ISSN et côte BNU déjà citée sur ce forum.
N° 114 du 2 janvier 1981


"GT, fondateur de l'ECHO : "LE COMBAT A CESSE LE 11 MAI 1980 A MIDI"
Dans ces termes notre camarade R a annoncé sa démission de directeur de la publication de l'ECHO et de sa rédaction pour le 15 octobre 1980, assurant ainsi la parution pour le 1er juillet et 1er octobre 1980 .../... 113 numéros de l'ECHO ont paru sous sa responsabilité, le premier en date du 1er mars 1950.../..."

NOTE
je citerai largement l'un des deux derniers numéros rédigés par le Camarade R que j'aurais vraiment voulu connaître, et vous verrez avec quel soin et avec quelle simplicité il expliquait dans l'ECHO, des questions relatives à l'assurance maladie complémentaire en Alsace, dans un article intitulé tempête dans un verre d'eau... Une clarté et une fraîcheur, j'allais ajouter sournoisement une modestie, qui manquent aujourd'hui; je ne parle pas que de l'eau et de la canicule des derniers jours.

A demain, parce que je n'ai pas fini et je vous réserve encore quelques surprises.


Dernière édition par marzolf le Jeu 9 Juil 2015 - 21:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un passage à vide du syndicalisme alsacien dont il ...   Jeu 9 Juil 2015 - 13:49

Bonjour,

Contrairement à ce que dit l'ami marzolf - de la clique à Blabla - dans son dernier message d'hier soir, c'est bien le n° 113 de l'ECHO qui est le dernier numéro  paru sous la responsabilité de notre Camarade GR.
Il le dit lui même dans ledit numéro 113 comme suit :
"Départ;
C'est le dernier numéro qui parait sous ma responsabilité.
Je suis le dernier survivant des signataires de la convention de travail intervenue le 25 septembre 1937 entre les 6 associations de Notaires d'alors des ressorts actuels des Cours d'Appel de Colmar et de Metz et le Syndicat des Clercs de Notaire du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle en ma qualité de seul et unique trésorier.
Pendant cette longue période j'ai accompli mes multiples fonctions syndicales sans rechercher ni honneur, ni prestige, ni avantages personnels, mais l'amélioration de la situation de la cléricature : plus d'une fois au détriment de mes propres intérêts.
Il est vrai que le syndicalisme exige d'un dirigeant beaucoup d'abnégation et de don de soi et d'amour.
J'ai cessé mon combat le 11 mai 1980 à midi et rentre en conséquence dans le rang.
Je souhaite à l'équipe qui a repris le flambeau une parfaite cohésion pour une parution régulière de notre "Echo".
Ad multos annos !
GR"

Dans le numéro 115 du 2 avril 1981, on trouve d'ailleurs la composition de cette "équipe" encouragée par R. :
"Comité de rédaction de l'Echo
Depuis le 15 octobre 1980, date à laquelle M. R., qui jusqu'alors assurait seul la rédaction et publication de l'Echo a cessé, par suite de démission l'exercice de ses fonctions, la parution de l'Echo a été prise en charge par un Comité de Rédaction, qui s'est réparti les tâches et attributions de compétence de la manière suivante :
Directeur de publication : PC
Rédaction - Diffusion de l'Echo ainsi que questions d'Assurance maladie complémentaire : RC.
Chargés de rubriques :
SP : Société Mutualiste, Convention Collective
PG: Salaires, Fédération
MP : Caisse de Retraite
KJ : Formation Professionnelle.
WC : Action Syndicale."

Quel intérêt de rentrer dans ces détails passés, vous demandez-vous ?
Le voici : il s'agit de comprendre par quel mécanisme le syndicat du Bas-Rhin - un cas d'école disions-nous l'autre jour - a pu s'effondrer, passant de quasi 90 % de syndiqués en 1970 à 2 % aujourd'hui.
Ce que vous voyez dans cette liste ci-dessus, c'est quelque chose de très structuré, avec l'encouragement de R à la cohésion dans l'action.
Qu'est ce qui a coincé ???
Pourquoi ces trois syndicats départementaux, dont l'union semblait exemplaire il n'y a pas si longtemps, ont eu tant de mal, par exemple, à se structurer même en section régionale lors du passage au syndicat national, voici peu ? D'autres l'ont fait mieux et plus vite, plus proprement que nous, je pense à ceux du 521, oui, oui.

La question se pose vraiment, si l'on relit par exemple la première page du numéro 148 de l'ECHO du 3ème trimestre 1989 :

je cite et je vous livre autant que possible le texte et sa présentation visuelle :

"

PM
Président de la Fédération
et
GP,
Vice-Président


Tel est le scoop qui nous est parvenu à l'issue du Congrès de la FEDERATION GENERALE DES CLERCS DE NOTAIRE qu is'est tenu à CAMBRAI, du 7 au 10 juin 1989.
Si notre Union Interrégionale a, dans le passé, déjà eu deux fois l'honneur de voir un de ses membres élu à la Présidence de la fédé, d'abord en la personne du regretté GR puis en celle de GP, jamais encore ne s'est produit le cas où le Président et l'un des Vice-Présidents étaient issus de l'Union qui regroupe nos trois syndicats départementaux. Un événement historique donc, qui se trouve d'ailleurs amplifié par le fait que deux autres de nos membres, à savoir RG et YT font partie, l'un du Bureau, l'autre du Conseil d'Administration de la Fédération.
Nous en somme fiers et décidés de saisir l'occasion pour développer l'impact de l'action des syndicats dans nos trois départements (1). ce sera un bel hommage .../...
Il est de tradition de marquer l'accès d'un de nos "Régionaux" à la pointe de la hiérarchie fédérale par un petit clin d'œil dans notre Echo. Pour l'avènement de PM, nous ne saurions mieux faire que .../..." (2)


NOTE
(1) 25 ans après, force est de constater que le syndicalisme de deux des trois départements a failli se trouver rayé de la carte, seul celui du département de notre ami PM ayant tiré, très bien, son épingle du jeu en conservant un taux de syndicalisation relativement conséquent par rapport à ce que nous connaissons à peu près partout ailleurs.
(2) je vous fais grâce de la suite, pardon pour l'ironie, dont je vous assure qu'elle reste sincèrement affectueuse quoique mordante, mais on pourrait chanter la suite de l'article sur la musique de il est né le divin enfant, raisonnez musettes etc., voici un extrait à l'appui de mon propos s'en prenant un peu aux dynasties et baronnies syndicales qui ont eu leur rôle et leur intérêt mais... leurs inconvénients. : ".../...Dans la même salle "Winstub Henriette", je le vois encore se pencher vers JM et je l'entends encore lui demander "Herr Munch, dada Ehr d'Presidantschaft annamma"? C'est ainsi que JM (père de P) devint le deuxième Président de notre syndicat; Il ne se doutait pas que son fils lui succéderait environ 30 ans après".


Pourquoi cette reproduction de cette page maintenant ???
Simple: pour vous montrer que la cohésion que notre camarade R appelait de ses vœux, dans l'article reproduit ci-dessus, a bien fonctionné semble-t-il pendant un bon moment.
Notre camarade PM est toujours dans le circuit, et c'est heureux.
Notre camarade GP, lui, en revanche... Nous l'avons déjà dit ici, il a donné sa démission avec perte et fracas, du syndicat du 67, le jour où marzolf en a pris la présidence.
Que s'est-il exactement exactement passé et joué à ce moment?
Avant de vous donner mon point de vue, je tiens à dire qu'après sa démission du syndicat du Bas Rhin, notre ami GP a demandé lors d'une réunion de l'Union, sa nomination comme "secrétaire d'honneur"... Ce qui lui a été refusé sèchement dans une séance pendant laquelle marzolf a dit ceci, je cite de mémoire  king "je critiquerai GP quand j'en aurai fait autant que lui pour le syndicat!" Bref, comme il n'était pas là pour se défendre, marzolf l'a défendu, il y a pas mal de témoins du fait, ceci dit à tout hasard des fois que l'on nous chercherait des noises; il ne s'agit pas de querelles de personnes.
C'est bien plus que des querelles de personnes; la thèse de la clique à Blabla est la suivante. Des fissures et des failles existent naturellement, entre diverses opinions pouvant traverser un syndicat, et tout groupement en général. Il en existe de très anciennes dans le syndicalisme de l'Est, et même entre le syndicalisme de l'est et celui de Vieille France, j'en reparlerai une nouvelle fois, une autre fois, peut-être. Si elles ne trouvent pas à jouer normalement, dans un débat sain, l'apparente UNANIMITE explose, brutalement, lorsqu'elles jouent alors inévitablement d'un seul coup. C'est ce qui est arrivé ici, à notre avis, de manière spectaculaire et comme dans un cas d'école, dans l'un des bastions du syndicalisme des clercs, le nôtre, en Alsace Moselle. On reproche à marzolf de remuer cette m. ? A tort! Nous ne faisons qu'essayer de comprendre, vraiment, afin de réinstaurer un débat syndical normal, là où il a, ou avait disparu, peut-être. Disparu faute de combattants, direz-vous ? C'est l'histoire de la poule et de l'œuf... Les camarades qui se sentent agressés par les propos et le comportement général de la clique à Blabla sur ce forum en particulier, dans le syndicat en général, ont tort. A la veille du prochain congrès du syndicat national FGCEN, le premier tenu par ce syndicat en tant que tel, il est temps à mon avis d'ouvrir grand, portes et fenêtres, et de faire entrer de l'air, de la lumière, de la cave jusqu'aux greniers. Comment voulez vous que de plus jeunes y reviennent si nous ne sommes pas capable d'en chasser les fantômes et leurs ombres etc. ? Il n'y a aucune honte à avoir, de jouer la transparence et l'air libre. Après, on peut discuter les méthodes mais bon. Reproche-t-on aux pompiers de gaspiller de l'eau? Aux militants, de la salive? Et à ceux qui tentent d'analyser et de rompre les mauvais sortilèges condamnant notre syndicalisme, de l'encre ?
Après cet interlude...


... je vais vous faire lire maintenant l'article promis hier par marzolf, extrait du numéro 115  de l'ECHO du 2 avril 1981, un article rédigé sans doute par CR, si l'on en croit les indications sur le comité de rédaction données ci-dessus. Il concerne l'assurance maladie complémentaire, un sujet d'une actualité brulante sur lequel nos derniers adhérents d'Alsace Moselle auraient sans doute besoin de quelques lumières aujourd'hui, mais... le comité de rédaction de l'Echo n'est plus tout à fait ce qu'il était, je ne parle pas de la qualité des personnes mais ... de la cohésion de la structure (selon le dernier n° de l'Echo déposé à la BNU, directeur de la publication SN comité de rédaction (élaboration lecture envoi SB JPH mise en page SM et MZ le tout suivi du numéro ISSN 0750 1544 - je le rappelle pour couper court une nouvelle fois à tout reproche de citation des noms)

"Assurance maladie complémentaire
Tempête dans un verre d'eau
Que d'échanges de correspondances inutiles et à contresens alors qu'une assiduité à la Réunion des Chefs de Groupement de notre Fédération et une répercussion immédiate à la base auraient évité tout ce remue-ménage inutile, concernant l'affiliation (ou plutôt la non-affiliation des clercs, employés et retraités d'Alsace-Lorraine) à la Société  Mutualiste qui fonctionne sur le plan national et dont l'objet, couverture du risque chirurgical, a été étendu aux soins médicaux en général.
.../..."


Suit une explication simple et précise en quatre paragraphes, l'article tenant en entier sur deux tiers de page, je précise que c'est moi qui a souligné un certain passage.
Je ne fais pas de commentaire supplémentaire, je laisse donc à votre réflexion cet article net et clair, au milieu de tous ces éléments épars.
Une chose est certaine, alors que nous avions un véritable vivier, nous ne somme plus guère, ici, en état d'envoyer à la fédé ou même à de moindres responsabilités, des éléments plus jeunes et de valeur pour assurer la relève, et c'est de la recherche de tels éléments et à leur formation que les derniers Mohicans de la fédé et de notre section doivent se soucier, pour y consacrer à mon avis, une très large part de leurs forces restantes. En ce qui me concerne, c'est loupé, j'ai rapidement du constater qu'il valait mieux faire demi tour sur place et me barrer pour faire l'agitation que je fais et qui s'avère plus utile pour l'instant, quoi que l'on puisse m'en dire.
Pour mes camarades d'ici, je dis seulement qu'il y a beaucoup de fait les derniers jours, le 3 juillet dernier en particulier, pour recoller les morceaux d'un syndicalisme qui était exemplaire. Mais il en reste beaucoup à faire, et les enjeux ne sont pas que locaux, de loin pas! Ceci changerait un peu la donne, chers amis, si l'un des bastions du syndicalisme des clercs, celui d'Alsace et de Moselle, arrivait vraiment à inverser la tendance à l'effondrement, général, et à la collusion parfois. Il en a encore les moyens, malgré tous les errements.

A dans quelques jours, pour l'illustration de certaines des failles et fissures dont je parlais, traversant et travaillant toujours le syndicalisme alsacien en profondeur, à travers deux exemples: un ancien concernant le sujet religieux, très important ici comme en Bretagne..., et puis plus récent à travers l'évocation des conséquences et des remous provoqués dans nos rangs par le mouvement syndical de 1995 telles qu'évoqués dans l'écho, très intéressant aussi...

Je terminerai cette série de sauvage, en reproduisant un article récent de l'ECHO, rédigé par l'affreux marzolf, sur l'histoire syndicale du 67 depuis 1945.

Après, vous pouvez bien attendre la clique à Blabla avec une mitrailleuse lourde au premier coin de rue pour ses nouvelles incartades plumitives, on s'en tape; on a un grigri, les balles ne nous touchent pas. Même pas peur  clown

study

http://rigaudavocats.com/publications/Generalisation_de_la_prevoyance_complementaire_-_loi_et_constitution.pdf
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MessageSujet: Re: Un passage à vide du syndicalisme alsacien dont il ...   Jeu 9 Juil 2015 - 21:36

Bonsoir,

Le sujet est trop sérieux pour envoyer une piétaille de la clique à Blabla, tel Blabla Premier, vous dire ce qui suit :
à la demande du modérateur de ce forum, que je peux comprendre car des réactions sont effectivement à craindre (de la part... de la FGCEN?) en ce qu'elles pourraient menacer ce précieux forum - espace de liberté de parole remarquable - jusque dans son existence,
j'ai retiré les noms et prénoms que j'ai remplacés par des initiales.

Mais j'observe que sans les noms, ces articles qui étaient sévères mais justes, en deviennent presque féroces et trop ironiques, ce qu'ils n'avaient nullement vocation à devenir.

Si le nettoyage reste à parfaire, merci de m'en aviser, je le le complèterai cependant.

Bonsoir, et respects à toutes et à tous.

PS comme je l'ai déjà dit sur ce forum, à 2 % de syndiqués et 98 % de non syndiqués, quand la représentativité syndicale dépend du résultat des urnes, le débat syndical appartient démocratiquement et légalement aux 98 + 2, soit bel et bien aux 100 %; c'est une simple question de bon sens et de survie pour le syndicalisme et la démocratie.
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marzolf



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MessageSujet: Re: Un passage à vide du syndicalisme alsacien dont il ...   Ven 10 Juil 2015 - 16:48

Bonjour,


Ci-dessous quelques articles récents de l'ECHO au sujet desquels il y a beaucoup à dire.


Je me contente dans l'immédiat d'y relever, ce qui est très positif dans le déroulement d'événements qu'ils retracent, et de signaler succinctement ce qui pose problème: j'y reviendrai ensuite avec des commentaires que vous trouverez après votre lecture ;


1/ Premier fait très positif dans l'histoire de « petits congés » que racontent ces articles ; à son origine, un effort réel et collectif que j'avais suscité dans le Bas-Rhin. Il s'agissait de structurer l'activité syndicale de ce qui était alors la future section régionale Alsace Moselle, à travers une tactique commune aux clercs élus des trois comités mixtes des trois départements 57 67 68. Cette tactique était appuyée notamment au moyen d'un fax routé depuis Paris, par la FGCEN dans l'ensemble des études des mêmes trois départements etc..
Mais premier problème, ;très rapidement un délitement de cette fragile action commune, les 68 se trouvant pour ainsi dire immédiatement seuls « au contact », mais pour autant ne se débinant pas du tout, il faut le reconnaître d'emblée , mais j'y reviens voir mon point 3;

2/ Second fait très positif dans cette histoire ; une main tendue aux notaires en même temps dans nos trois départements, pour leur faire entendre que le dialogue et la négociation avec les syndicalistes de la région - les syndicats en tant que tels - est une nécessité ;
Petit problème : il s'agit d'un message inégalement relayé dans chacune des trois chambres départementales de la région, faute d'avoir été bien compris partout dans nos propres rangs, ne comptant pas que des foudres de guerre du syndicalisme loin s'en faut  (un vil basochien dirait que certains tendent volontiers la langue à la place de la main droite); consécutivement ce message ne semble toujours pas entendu à ce jour par les notaires qui s'en lavèrent les mains. 
Autre petit problème accessoire, la question reste ouverte de savoir si fin 2012, les notaires ont sciemment ou non adopté ce qui ressemble fort à la tactique idéale devant avoir pour effet de fissurer le fragile front syndical qui se constituait alors sur les « petits congés » : mon opinion est que oui, et je pense – opinion toute personnelle, vous l'avez bien compris -  qu'il y manifestement eu connivence syndicale dans le Bas-Rhin.

3/ Troisième point intéressant dans cette histoire, le plus intéressant et le plus prometteur, je l'ai évoqué d'emblée en fin de mon point 1 : un rôle moteur et une combativité des Haut-Rhinois, qui doit être soulignée, les mettant en charge et en responsabilité de l'avenir de la section Alsace Moselle ; il faut dire qu'ils se sont rapidement retrouvés seuls à devoir poursuivre le combat que nous avions engagé ensemble, dans les trois départements 57 67 68 en 2012, faute d'une égale combativité dans le 67 à coup sûr, et dans le 57 sans doute aussi. Et qu'ils ne se sont pas dérobés Mais problème, gros problème… ils l'ont fait trop seuls et surtout, la fgcen a manqué à son rôle qui était selon moi, d'appuyer également chacun des trois syndicats d'alors pour faciliter la structuration de la section régionale - lancinant problème encore d'actualité selon moi, même après ce 3 juillet 2015 (date de l'AG Bas-Rhinoise entérinant la dissolution de fait de l'ex syndicat du 67).




Mon point 3 peut surprendre ceux qui lisent régulièrement les « diatribes » de la clique à Blabla sur ce forum, car il contient un véritable éloge aux 68 ; ils ont été mis d'accusation sur ce forum, sur un ton extrêmement basochien, pour avoir « baissé leurs frocs » dans cette histoire de petits congés lors de la campagne Macron (mais c'est la tradition basochienne de faire ainsi de bons comme de mauvais procès). La vérité est qu'ils ont été un peu forcés de limiter la bagarre sur les petits congés au seul département du Haut-Rhin. La section Alsace Moselle se consolidant peu à peu, on peut l'espérer – cf le vote de l'AG du Bas-Rhin de ce 3 juillet 2015 qui est, localement, un tournant très positif pour le syndicat et sa section Alsace Moselle -  il faut croire que cette section reviendra à la charge, non plus en ordre dispersé comme en 2012, 13 et 14, mais avec cette fois avec une vraie stratégie commune, et davantage de discipline dans l'action syndicale. Dans le prolongement exact de ce que vous lirez ci-dessous (spécialement l'article « Comité Mixte du Haut-Rhin : le combat continue » tiré du numéro 240 de l'ECHO).

Vous l'avez compris je pense, suite à ce qui a été écrit les derniers jours dans ce sujet, parfois très durement - esprit basochien oblige - il s'agit ici d'encourager la structuration de l'action syndicale de la section Alsace Moselle. Avec comme moyen d'y parvenir, davantage de fermeté dans la direction de cette section où les camarades du Haut-Rhin devraient, à mon sens, assumer leur rôle moteur, d'impulsion et de direction, pour toute la région.

On ne peut pas être plus encourageant, plus positif et plus constructif.

"L'ECHO DES CLERCS BULLETIN SYNDICAL DE LA FGCEN – SECTION ALSACE MOSELLE N° 240 DU 1ER TRIMESTRE 2014"
En 2012 nos trois syndicats ont décidé « d'accorder leurs violons «  et de présenter la même demande de petits congés dans leurs comités mixtes respectifs. Nous en étions alors au tout début de nos efforts pour faire en sorte que nos syndicats parlent davantage d'une même voix, celle de l'Union. Les nouveaux élus du Bas-Rhin avaient pris l'initiative d'une réunion préparatoire à laquelle assistèrent quelques collègues du Haut-Rhin.
Sans rentrer dans les détails, disons que le calendrier des jours fériés s'y prêtant en 2012, les notaires du Bas-Rhin ont été un peu plus souples que d'habitude sur le sujet, et nous les en remercions. Dans le Haut-Rhin au contraire, la discussion a pris une tournure inattendue. Quant aux notaires de Moselle, c'est simple ; ils ont suivi pour la première fois le mauvais exemple de beaucoup d'autres compagnies de Vieille France, de sorte que le comité mixte de Moselle n'a même pas été réuni fin 2012 ! Un mauvais exemple en passe de devenir une habitude, nous le verrons plus loin. Au total, les notaires n'ont fait que rendre plus évidente la nécessité que nous ressentons tous ici : celle d'une meilleure cohésion syndicale. Qu'ils en soient remerciés car nous en avons titré les leçons : nous sommes en réflexion pour envisager la réunification de nos trois syndicats dans une section régionale de notre futur syndicat national… Avons-nous pour autant su profiter de l'année écoulée, pour dégager ensemble le terrain entre clercs et notaires ? Honnêtement non, c'est bien que vous le sachiez.
En 2013 nos trois syndicats ont donc décidé de jouer la partie un peu plus tranquillement, sans fax adressé depuis Paris dans les études etc.
Dans le Bas-Rhin où les élus étaient conduits par CG, le Président de Chambre a rappelé sèchement que la Chambre des Notaires, dans sa formation légale qui est celle du comité mixte, n'a pas la compétence pour discuter de petits congés ni en conséquence (celle) d'ordonner à ses membre notaires la fermeture des études à telles ou telles dates ; Le résultat des discussions, un peu moins bon que l'an passé, semble convenir de part et d'autre, c'est l'essentiel…
Dans le Haut-Rhin où les notaires se braquent, nous sommes repartis pour de nouvelles passes d'armes, un cran plus haut, sans que les esprits soient plus clairs que l'an passé.
A ce sujet, le prochain ECHO consacrera un sujet spécial sur (ce) département et la situation réelle, ainsi que les pistes envisagées.
Quant aux notaires de Moselle, malgré une lettre adressée au Président de Chambre et à Monsieur le Procureur de la République, grâce à la gentillesse de nos amis de Moselle, ils sont en passe de faire d'une exception en 2012, une habitude pour 2013. En effet, pour la seconde fois, au mépris du décret de 1945 et en toute illégalité quoiqu'ils puissent en dire, la réunion du comité mixte de novembre 2013, même pas le 20 décembre, date à laquelle elle a failli se tenir finalement…
Avant même que 2013 soit passé, nous pouvons donc déjà dire que les notaires n'ont fait que renforcer plus encore notre conviction qu'il faut consolider notre union syndicale.
Rendez-vous en 2014. Avec quelques nouvelles surprises
Jamais deux sans trois me direz-vous, mais faut-il recommencer ce manège une troisième fois ?
Il ne contribuerait à la bonne entente à laquelle nous sommes tous attachés, notaires et clercs, bien au contraire…
Alors, réfléchissons ensemble, et à temps sur quelques données du problème.
Je ne doute pas qu'une solution s'en dégagera d'abord de part et d'autre puis ensemble.

1/ Les petits congés, quels enjeux ?
Nous sommes tentés de répondre d'abord qu'il s'agit d'usages, consacrés, par des dizaines d'années de pratique, étude par étude, contrat de travail par contrat de travail, avec des lettres des chambres de notaire qui les fixent années après années. Si cette analyse est juste, alors il faut savoir que de tels usages ne se révoquent pas d'un revers de  main. Il est tentant pour nos amis Haut-Rhinois de se faire entendre et d'aller jusqu'au bout du chemin, car ils sont soutenus par leurs troupes. Dans toute la région, le prix à payer d'un conflit, ne serait-ce qu'en termes de dégradation des relations, serait très lourd. Les notaires auraient pris des avis du CSN et nous prenons les nôtres, nous en sommes là. Ce n'est pas ici la tradition de jouer « à qui perd gagne ». Encore une fois, ce climat dans le 68 retentirait partout.

Dans le même état d'esprit, quel sens y aurait-il pour les notaires à faire à petits pas une sorte de coup de force département par département ? Dans beaucoup d'études les clercs travaillent sans compter les heures. Il serait facile pour les syndicalistes, disons loin de nos traditions, de faire constater ici et là, des égarements en termes de durée de travail, de respect des horaires, d'heures supplémentaires si ce n'est de travail dissimulé.Avant de conclure, je cite l'un de vos élus :
« J'ai été sidéré de la réaction du collège notaire quant à la discussion prolongée sur les termes à employer dans le cadre des deux journées chômées… Je trouve bien dommage qu'il faille se battre même dans ces moindres recoins pour deux petites journées, alors que nous ne comptons pas nos heures supplémentaires dans le notariat… d'autant plus que beaucoup d'études sont bien loin des 35 heures hebdomadaires , des RTT, etc... »

Visiblement nous prenons de mauvais chemins ! Les petits congés, sinon une affaire de politesse, c'en est au moins une de souplesse et de bonne intelligence de part et d'autre.
Si les notaires veulent en faire une de principe, le gant sera relevé, nous y serions forcés.

2/ Les comités mixtes, quels enjeux ?
Ici aussi, il faudrait s'entendre avec les notaires… ou pas. Nous avons autant de raison d'y tenir qu'eux. Le décret de 45 ne laisse (Note - dans son état actuel) qu'une seule compétence aux comités mixtes, je vous renvoie à sa lecture. Encore faut-il préciser que certains dossiers d’œuvres sociales sont gérés directement par le CSN siégeant en comité mixte, à Paris donc. Sur le papier, il ne reste donc plus grand-chose. Pour autant, faut-il cesser de réunir les comités mixtes ? Non ! Et ceci pour trois raisons au moins.

a) Certains dossiers (note – d’œuvres sociales) qui restent examinés au niveau départemental peuvent être soutenus par les élus et les notaires ensemble, quand ils sont « limite ».

b) Pour les clercs élus, faire un petit tour à la Chambre pour jeter un œil dans les dossiers d’œuvres sociales (même s'ils sont très bien pris en charge par son secrétariat mis à cet effet à disposition), n'est pas du luxe et il y a encore ces avantages non négligeables ; permettre à des élus clercs de mettre justement les pieds à la Chambre pour apprendre ce que sont les institutions du notariat, de se responsabiliser dans la profession, syndicalement y compris. A l'arrivée, tout le monde y trouve son compte. Ceci mérite réflexion et bien plus qu'il n'y paraît à première vue.

c) Nous avons l'habitude dialoguer pendant ces réunions de comités mixtes, et ces dialogues sont utiles à la bonne entente. Les points « divers » sont l'occasion de bien des débats qui ne sont pas conflictuels, bien au contraire. Dans le PV du comité mixte du 31 mai 2012 (note – du Bas-Rhin), des échanges assez francs (cf. Les Echos du …) ont été finalement qualifiés de sympathiques. Ce PV a été approuvé… Et puis l'arbre de Noël et tout ce que nous pouvons faire autour des points divers ! Faut-il laisser tomber tout ceci ? Là aussi, c'est tout bénéfice pour tout le monde même si ces considérations ne peuvent pas rentrer dans un avis du CSN…

Ceci étant la question de la pérennité des comités mixtes départementaux reste d'autant plus ouverte que le toilettage des textes de 1945 a laissé bien des questions en suspens et notamment sur les listes électorales, l'éligibilité des notaires salariés, l'âge de l'éligibilité en généra l. Tout ceci est dommage. D'autant plus que dans nos départements la participation aux élections aux comités mixtes est entre 45 % et 50 %, ce qui est exceptionnel.
C'est donc que les clercs et employés y tiennent et que leurs syndicats se mobilisent pour les faire vivre. Est-ce raisonnable et même tout simplement intelligent de fragiliser les syndicats, déjà affaiblis, sur un sujet tel que les élections professionnelle?

A l'heure où la loi du 20 août 2008 fait des élections, la base de la représentativité syndicale, je dis non… Nous autres syndicalistes, faisons notre boulot. Nous disons aux notaires, ne le sabotez pas, sinon vous n'aurez bientôt plus d'interlocuteurs en face de vous sur le terrain. Ou plutôt, vous en aurez d'autres et ni vous, ni nous n'y gagneraient au change. A vous de voir.

Deux conclusions à titre de synthèse.

1. Le Président de la Chambre des Notaires du bas-Rhin a eu raison de dire que le comité mixte n'est pas compétent en matière de petits congés. Même s'il l'a dit très sèchement, c'est juridiquement une évidence …/… Celui de la Moselle est juridiquement sur la bonne voie lorsqu'il suggérait ici et là que le bon endroit pour négocier les petits congés, ce ne serait pas les comités mixtes (note – entendez départementaux) ni même celui du niveau interrégional. Aux notaires du haut-Rhin, disons que l'an prochain, la négociation pourrait se faire avec d'un côté les notaires – à eux de s'entendre et de voir juridiquement – et de l'autre le syndicat national FGCEN FO (par sa section …/…), légalement représentatif, dûment mandatée pour négocier, avec les autres syndicats représentatifs.

2. Les petits congés, nous y tenons, avec fermeture des études, mais sans imputation sur les congés et RTT. A défaut, il faudra cesser de faire des heures sup. À tout va. Ceci étant, tout est négociable. Certains notaires offrent un jour de l'anniversaire du clerc, ou à son choix, ou le jour d'une rentrée. Politesse et souplesse, disions nous, affaire de tradition aussi…

Donnons ainsi l'exemple. Est-ce si compliqué de faire les choses ensemble et intelligemment. »




NB.- Cet article était suivi d'un encart ainsi rédigé, à l'appui de la mention qui y figure concernant spécialement les négociations 2012  du Haut-Rhin.

« Ils ont osé, mais le Haut-Rhin n'a pas cédé – Nos camarades du Comité Mixte du Haut-Rhin lors de la réunion de décembre ont refusé catégoriquement et sans hésiter la proposition minimaliste et réductrice de ponts préconisés et recommandés. Faire confiance, c'est offrir. Recommander, c'est la défiance et l'anarchie. Après plus de 40 ans d'accords consensuels au sein du comité mixte entre collèges employeurs et salariés, les notaires ont osé remettre en cause les petits ponts offerts ! Quelle misère… Le syndicat du haut Rhin a donc demandé  officiellement l'ouverture de négociations entre le Syndicat et la Chambre des Notaires. On vous tiendra informé de la suite des événements »



Je ne vous épargnerai pas mon témoignage personnel, factuel, au sujet du contenu de cet encart , ne serait-ce que que pour que la mémoire de ces événements ne se perde pas :
a) vous voyez apparaître, dans cet encart ce que je vous décrivais ci-devant, à savoir le syndicat du Haut Rhin contraint et forcé de se battre immédiatement tout seul , le dos au mur !
b) s'il a du se bagarrer tout seul, c'est que le comité mixte du 67 où les élus sont beaucoup moins combatifs que ceux du 68 – je vous l'ai dit - a hélas été convoqué et réuni en premier... et naturellement les notaires du 67 y ont sans la moindre peine littéralement couché les élus du Bas-Rhin ; tout simplement en posant le tract parisien (un ovni illustré d'une sorte de combattant avec un casque de viking!) de la FGCEN sur la table, puis en lâchant illico et très habilement une journée de plus pour cette année là aux 67. Mais en ne cédant en revanche rien sur le principe des jours « recommandés » et/ou  non offerts, un voir deux points sur lesquels les trois syndicats du 57 67 68 s'étant concertés, étaient pourtant convenus de se battre. Résultat ? Devant une tactique syndicale commune affichée par tract diffusé depuis Paris, puis un premier résultat du comité mixte du 67 s'étant pour ainsi dire couché sans se battre sur les positions syndicales pourtant affichées,  les notaires du 68  ne pouvaient qu'enfoncer le coin et achever de casser ce fragile front syndical sur les petits congés ! Cette année là, les élus du 67, les moins combatifs, ont donc gagné un petit congé, et les 68 en ont au contraire perdu un, et se sont vu imposer de plus, pour la première fois je crois, des congés « recommandés » là où il s'était toujours agi de fermetures.
La leçon ? Quant on affiche un front syndical, on le défend et on reste solidaire de ses camarades.  Les 68 ont gardé une certaine amertume je pense de ces événements aussi, et je les comprends.
c) Je viens d'écrire que cette année en 2012, au comité mixte du 67, nos élus se sont un peu couchés. C'est un peu sévère mais pas tant que ceci. La position de ces élus, constante et de plus en plus lisible les derniers mois, est de ménager surtout et à tout prix la bonne entente avec les notaires, « nous sommes dans le même wagon » etc etc. Cette année là, en 2012, j'étais président du syndicat, c'est moi qui avais initié cette tactique syndicale commune des trois départements autour des petits congés, mais je n'avais hélas pas pu me présenter aux élections et quoique président de syndicat, je n'étais donc pas élu au comité mixte ; Il est tout à fait clair que si j'avais assisté à cette réunion du comité mixte en novembre 2012, j'aurais défendu mordicus la position commune des trois syndicats, que nous avions annoncée par fax diffusé par la fgcen depuis Paris.  Je tiens à le rappeler, non pour me faire mousser, encore moins pour  accabler mes camarades du 67,  mais pour soutenir mon propos qui, depuis des mois et des mois est le suivant : quand on fait du syndicalisme, on défend les copains (…….), on fait du syndicalisme et pas du paternalisme ancienne manière avec des gens qui ne savent d'ailleurs même plus ce que c'était.


Voici maintenant la suite de cette histoire très instructive, à lire dans le numéro 240 du 2ème trimestre 2014  de l'ECHO… un numéro que j'ai déjà largement cité dans ce sujet…

« Comite Mixte du Haut-Rhin : le combat continue
Une bataille très rude est engagée par le collège salarié représenté par nos camarades de la FGCEN FO pour défendre les acquis négociés durement par nos prédécesseurs ; la loi BETEILLE a considérablement réduit le champ de compétences des comités mixtes, réduit aux seules œuvres sociales. Toutefois il nous parâit légitime de défendre une pratique de plus de trente ans, notamment la fixation des petits congés. Nous admettons que ce point n'est plus de la compétence du comité mixte. C'est pour cette raison qu'il a été proposé de mener des discussions entre la chambre des notaires et les syndicats représentatifs. La chambre des notaires nous a répondu très laconiquement qu'elle n'était pas compétente et que les négociations collectives devront se dérouler à l'avenir entre les partenaires sociaux à savoir le Conseil Supérieur du Notariat et les Syndicats. Christiane Baumann, Présidente du Syndicat du haut Rhin, a donc sollicité notre Syndicat National pour demander au niveau national l'ouverture de telles négociations ; D'autre part, la délégation du Haut-Rhin, a adressé à l'ensemble des salariés de son département le courrier dont nous vous livrons le contenu ci-après. 

Ombres et lumières du comité mixte du Haut-Rhin
Cher(e) Collègue,
D'accoutumée, au mois de janvier, vous aviez pris l'habitude que soit affichée dans les études les jours de fermetures des offices décidés lors des réunions du Comité Mixte au mois de décembre. Cette année nombre d'entre vous se sont inquiétés – à juste titre – d'un silence au sujet de ces petits congés.
Un peu d'histoire…/…
A partir de 2003, le climat s'est apaisé ; puis depuis quelques années les échanges ont été vifs pour maintenir les jours de fermeture offerts. Notre comité mixte a toujours refusé la notion de « recommandé  -  préconisé » car nous savons que la décision reste (note - en pareil cas) à la seule initiative de l'employeur.
Nous sommes pratiquement le seul département français où le comité mixte négocie ces petits ponts lors de la réunion de décembre ; La loi Béteil de 2010 a réduit les compétences …./… cette structure n'est plus compétente pour négocier les petits congés.
Le collège employeur a bien souligné ce fait et lors de la réunion de décembre dernier la volonté afichée des notaires, c'était de bien faire comprendre que c'était la fin des négociations des petits ponts au sein du comité mixte Toutefois ils étaient prêts à recommander …/… Le collège salarié a refusé catégoriquement cette proposition et a demandé la fermeture pour toutes les études et que ces journées soient offertes.
Deux heures de discussion !Nous avons sollicité une rencontre supplémentaire en mars dernier pour étudier les possibilités de sortie de crise ; Nous avons donc pris attache auprès d'un avocat parisien, spécialiste…/… Il est clairement établi qu'un usage voire un avantage s'est instauré au profit de chaque salarié de notre département. Cet avantage est contractuel …/… . En effet depuis 1976, les salariés profitent de ces jours de fermeture offerts, décidés par le comité départemental et accordées par l'employeur.
Mais en notre espèce, comment les employeurs pourraient-ils contester l'usage …/… »
(suit un exposé sans doute tiré de la consultation que, comme président du syndicat du 67 alors, je n'ai jamais connue)
…/… « Notre syndicat souhaite et revendique l'amorce d'une négociation collective dans le cadre des dispositions des articles L. 1221-1 et suivants du Code du travail ; Notre souhait de l'accord collectif est que cet usage et ces fermetures offertes doivent s'appliquer à l'ensemble du personnel du haut-Rhin et ce sans discrimination ;  nous avons dit haut et fort que la recommandation n'est pas équitable ; je ne ferai aucun commentaire sur son contenu ni du fax du mois d'avril suite à l'envoi d'iune demande d'ouverture de négociation entre ls partenaires sociaux.
Nous sommes donc déterminés à ce que vos droits soient reconnus et appliqués et nous engageons à faire le maximum pour aboutir à une négociation et partant à un accord.
Nous avons été acteurs de la rupture brutale d'une négociation ininterrompue et annuelle à laquelle les notaires ont participé pendant plusieurs décennies.
Vous vous demandez alors : mais que reste-t-il comme attributions au Comité Mixte Départemental …/... ».


Note – je regrette encore aujourd'hui que cet article et la lettre adressée aux seuls clercs du 68 ne fasse nullement mention du front syndical régional sur les petits congés, qui avait pourtant été annoncé presque tapageusement par un fax routé depuis Paris par la FGCEN dans les trois départements (comme ce fait que les 68 ont poursuivi seuls pour leur seul département, un travail syndical engagé à trois départements constituant l'actuelle section régionale, ceci avec l'aval de fgcen, consultant un avocat de leur côté etc, en laissant totalement de côté les 67 et les 57, je passe d'autres détails de cette période qui m'ont personnellement marqué et justifient à eux seuls ma démission de la présidence du syndicat du 67) ; mais encore une fois, il faut reconnaître et admettre que les camarades du 68 n'ont pu que prendre acte de ce que, en raison de la faiblesse insigne – pour ne pas dire indique - et de l'absence de toute combativité syndicale des camarades du 67 et du 57, ce front régional s'était rompu de fait au premier souffle des notaires sur Strasbourg. Une leçon à tirer pour 2015 ? Ce sera de nouveau un test de la solidité de la section régionale et de la capacité de ses dirigeants à la diriger et à mettre en œuvre effectivement une tactique syndicale régionale, comme les Vieux de l'Union savaient le faire brillamment autrefois. Etant de nouveau élu moi même au comité mixte du 67 depuis cette année (suppléant, par la magie sans doute de consignes de vote peu amicales voir hostiles dont le soupçon explique largement ma hargne actuelle) je suivrai ceci de très près à la fin de l'année 2015, juste après le congrès de la FGCEN...  Je n'hésiterai pas alors à faire campagne en direction des clercs, seul s'il le faut, voir avec une autre casquette syndicale strictement UDFO67 si j'y parviens, et ceci plusieurs crans au dessus cette fois. Je n'admettrai plus de revoir et de réentendre ce que j'ai vu et entendu le 1er juin 2015 au comité mixte du Bas-Rhin (genre « nous sommes dans le même wagon » - slurp) et que j'ai furieusement commenté sur ce forum. En attendant, je me remets en vacance syndicale pour de bon. Qui s'en plaindrait ?




IdeaIdeaIdea





Voilà, chers amis, je n'aurai hélas Laughing  pas le temps de poursuivre ma publication avec un le florilège d'articles supplémentaire de l'ECHOS que j'avais promis, dont un article de ma plume concernant l'histoire du syndicat du Bas Rhin (trois moments clés, 1945 et le choix entre la CGT ou la CFTC, puis le passage à FO, puis le passage au syndicat national et à la section). Je vous avais promis d'illustrer certaines lignes de fractures parcourant  encore les membres de nos ex syndicats de la section Alsace Moselle à travers deux sujets :

- le sujet religieux, et il y a de la matière, car nos relations avec la CFTC ont été particulièrement complexes ici, et parce que cette thématique continue encore aujourd'hui de traverser notre syndicalisme local et d'y avoir des conséquences importantes et quotidiennes ; j'espère que je pourrais revenir un jour sur ce sujet passionnant, ici ou ailleurs, avec plus de matériel  mais vous avez échappé dans l'immédiat à la reproduction de deux discours d'évêques, dont un, célèbre, de Toulouse, très connu pour ses prises de position courageuses pendant la dernière guerre, à un autre  d'évêque, Mgr Weber sur les positions de l’Église et le Christianisme social, et puis aussi à des diatribes tout à fait remarquables avec la CFTC qui dénotent une plus grande clairvoyance des Anciens de notre région sur le sujet indépendance syndicale...

- et puis à un article de l'ECHO, fort intéressant, relatant des démissions de membres de nos syndicats intervenues parce que certains d'entre nous désapprouvaient une poignée de main de notre dirigeant de la cgt-FO avec celui de la CGT, lors des manifestations de 1995 – souvenez vous « tous ensemble tous ensemble tous ». ; ici c'était un clivage politique qui jouait dans le syndicat et à ce sujet, toujours d'actualité, il y aurait aussi beaucoup à dire aussi.

J'espère que cette série vous aura intéressés, que mes commentaires vous ont bien enragés mais qu'une fois cette colère retombée vous réfléchirez, et puis surtout j'engage les camarades d'autres sections à faire connaître aussi leur histoire régionale. Ils ne sont pas obligés d'employer mon ton très basochien – outrancier et plein de vitriol ou de fiel me dirait l'un ou l'autre – c'est à dire basochien à l'ancien sens du mot et dans toute l'ampleur  radicale de la tradition qu'il désigne. Mais très sincèrement, il ne peut pas m'être sérieusement reproché ces publications sur ce forum, aussi désagréables qu'elles puissent paraître par endroits (je n'ai aucune raison d'épargner certains camarades qui ne m'ont pas davantage épargné, je pense en particulier, non sans colère, à un ancien président de fédé, actuel président d'honneur d'Inafon, à qui je ne pardonne pas de m'avoir planté à l'instant où je prenais la présidence du syndicat du Bas Rhin plutôt que de m'aider, une belle vacherie à méditer et que je n'ai pas entendu grand monde lui reprocher comme il le fallait).  Ces sujets sont sérieux et je le répète, le débat syndical que j'alimente ici avec des fleuves d'encre, n'appartient PAS à un petit conclave de vieux principaux et/ou diplômés notaires en retraite, aussi compétents et syndicalement dévoués qu'ils puissent être. Car les principaux ont disparu, la basoche change, la représentativité syndicale n'est plus affaire de paternalisme au comité mixte mais une affaire électorale. C'est la loi, on peut le regretter mais il faut faire avec si l'on ne veut pas avoir de nouvelles déconvenues électorales (trop) majeures les prochaines années.
Quant on veut gagner une élection, on la dispute d'aussi loin que nécessaire et on n'y perd pas d'avance son âme dans des affaires telles que la campagne anti Macron dont l'épilogue s'est (presque) joué hier.
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RWM



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MessageSujet: Salariés du notariat alsacien   Ven 10 Juil 2015 - 18:31

Bonjour marzolf, flozram, Blabla Premier et Cie,
Outre un titre de sujet beaucoup trop long pour être retenu, je considère tes derniers posts, comme le produit "d'un plaisir solitaire" qui n'en finirait jamais. C'est d'une longueur à décourager une garnison de légionnaires romains face à troupeau de chèvres... (lol)
Si ça te fait plaisir, tant mieux, mais il me semble évident, que ça ne passionne personne, mais vraiment personne, actuellement et plus tard!
Cordialement.
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Blabla Premier



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MessageSujet: Re: Un passage à vide du syndicalisme alsacien dont il ...   Ven 10 Juil 2015 - 22:25

Bonsoir RWM,
La clique à Blabla en est également convaincue. Une multitude de sujets et de messages perdus au fond de ce vaste forum l'enrichissent cependant. Ce n'est pas perdu. Si nous pensions écrire en vain à chaque fois, nous nous en abstiendrions. En l'occurrence, ce qui est raconté dans ce dernier message, c'était du bon boulot syndical. Et c'est une histoire à suivre.
Personne n'est obligé de nous lire. Il arrive que la fréquentation de ce forum grimpe en flèche, c'est amusant à observer.
A propos, la clique à Blabla compte un nouveau membre qui s'appelle carrérond; c'est un bon berger. Il se présentera bientôt ici même. Nous serons bientôt légion, tu verras!
La clique à Blabla te salue bien et se dirige vers Perpignan, le centre du monde.
A tantôt, ami RWM.
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pepita



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MessageSujet: Re: Un passage à vide du syndicalisme alsacien dont il ...   Sam 11 Juil 2015 - 10:17

je me perds dans les innombrables têtes de cette hydre de marzolf moi,
et il est vrai que je me perds en route aussi dans les écrits de tous ces intervenants qui se parlent, se repondent, s'apostrophent et m'emmelent les pinceaux,
sacré marzolf
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flozram



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MessageSujet: Re: Un passage à vide du syndicalisme alsacien dont il ...   Sam 11 Juil 2015 - 11:56

Aaaaah! Pepitaaaaaa!
C'est vrai que c'est assez dur à lire mais tu n'as peur de rien. Et puis il faut dire que RWM nous a fait une crise d'Oulipouisme. Il nous interdit d'appeler les c.o.n. par leurs noms, les chats par leurs miaou, si nous devions mettre un collier à une girafe, pour sûr qu'il nous interdirait de le mettre autour du cou mais nous éditerait un demi chapitre supplémentaire du règlement de ce forum, dont la reproduction en page de garde de ce présent forum jusqu'à recouvrir les nombreux trop longs titres de ses sujets. On serait sans doute contraints de le mettre autour du trou de balle pour que ce soit plus propre et surtout moins tentant.
Soyons clercs, soyons Basoche, soyons goliards.
L'ordre naît du désordre quand un génial esprit tels qu'il en pousse ici dans tout ce bazar, daigne seulement se pencher sur cet humus et faire pousser les épis en rangs par mille. "Marzolf en est" comme dirait l'auteur de ce texte syndical incroyable, publié dans l'Echo et reproduit ce dessus, une petite merveille qu'il faut avoir la patience de lire pour en tirer le substantifique bran. La fédé, c'était cela aussi, des têtes et des fèces. Contrairement à, etc.,  ce sujet et son contenu sont valables et intéressants. C'est à force de prendre les c.o.n. pour des cons que les cons que nous comptions en petit nombre parmi nous sont devenus légions menées par des moutons. Ou des chèvres. C'est la "Grande Armée du Notariat". M'excusez, je finis encore mon petit déj. et c'est Carrérond notre nouveau membre de la clique à Blabla qui nous a dicté ce présent texte inepte. Un bon début.
Nos hommages, Peipita, nous t'adressons nos voeux les plus fous.
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RWM



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MessageSujet: Oulipisme : Explication partielle de texte   Sam 11 Juil 2015 - 12:53

Bonjour flozram, marzolf, blablapremier etc.
N'en ajouter plus, la cour est pleine...
Il s’agit moins de suivre la plus ancienne orthodoxie méthodologique que de montrer précisément la difficulté qu’il y a à vouloir délimiter certains  objets. En effet, qu’est-ce que l’oulipisme ou, selon toi, "oulipouisme"?
Voilà bien une question fondamentale pour les "C.O.N."...
Si je suis en crise, que dire de toi et de tes frasques littéraires, auxquelles le C.O.N. lambda, ne comprend rien et dont il n'a que faire. Son principal souci présent, c'est de survivre dans ce bouleversement professionnel que le notariat tout entier, est entrain de vivre, sans trop s'en rendre compte.
Ça c'est un véritable sujet de réflexion prospective. A notre époque, vouloir refaire l'histoire relève d'une forme d'utopie.
Bien cordialement malgré tout.
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Blabla Premier



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MessageSujet: Re: Un passage à vide du syndicalisme alsacien dont il ...   Sam 11 Juil 2015 - 13:43

Bonjour RWM,
Oulipo, Ouvroir de littérature potentielle.
Il s'agit d'imposer des règles d'écriture ou de raisonnement en apparence absurdes, pour produire ensuite, en les suivant, un discours déroutant.
Appliqué au syndicalisme, ceci consisterait à écarter du débat toute idée discordante et tout militant un peu trop fougueux, pour concentrer à la tête ce que nous avons de plus propret, raisonnable et dans le ton pince cul du notariat le plus rétrograde. C'est un peu, sous un angle de vision un peu vachard, ce que racontent certains des textes que j'ai reproduit ici. C'est surtout ce qui m'est arrivé à moi; un "lynchage syndical" auquel des camarades ont contribué passivement, je le crois, activement je le soupçonne.
Ce n'est pas ton cas, je jouis ici d'une liberté de parole remarquable, et je ne parle pas du temps que tu consacres à redresser l'herbe syndicale, folle c'est vrai, qui pousse à travers moi.
Ce que je raconte ici n'est pas idiot. Que la masse des  c.o.n. s'en fiche on le sait. Que tu l'encourages à ce faire, c'est plus ennuyeux. Que nos camarades, nos "chefs" surtout, prétendent changer de cap dans les circonstances que tu décris, en continuant sur la lancée de ce que moi je vise, çà, ce serait un arrêt de mort pour ld syndicalisme des clercs. Et compte tenu des circonstances, peut-être la fin des clercs en tant que tels.
Voilà, inutile de te refaire des déclarations d'amitié; tu en connais la sincérité et la profondeur.
Ta clique en sandale et tenue romaine te tiendra lieu d'escorte sous l'arc de triomphe syndical, car tu as l'étoffe du  Triomphateur et c. camarade.
Prendras-tu la peine d'essayer de lire ce que je raconte du syndicalisme alsacien?
C'en est un parmi d'autres et je suis convaincu que dans sa cheffaillerie de principaux datant d'une autre ère notariale, se sont développées les vices, les tares et les maladies qui n'en finissent pas de nous tuer.
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RWM



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MessageSujet: De la théorie à la pratique littéraire   Sam 11 Juil 2015 - 13:56

Salut à toi, Blabla Premier,
Je te cite : "Ce que je raconte ici n'est pas idiot. Que la masse des  c.o.n. s'en fiche on le sait. Que tu l'encourages à ce faire, c'est plus ennuyeux."
Ma réponse : je n'encourage pas, je ne fais que dresser un constat de situation. Tu verras (euphémisme!) le petit nombre de réaction des C.O.N. à toute cette littérature alsacienne que je connais de longue date, malheureusement pour moi.
Je mise sur un zéro pointé. Et toi?
Bien cordialement.
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marzolf



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MessageSujet: Re: Un passage à vide du syndicalisme alsacien dont il ...   Sam 11 Juil 2015 - 14:52

Pareil. Mais ce silence est tellement pesant qu'il finira bien pour remuer, sous son propre poids. Tu as bien noté que je pointe assez cruellement des aspects d'une "littérature alsacienne" que tu connais. Je pense que tu connais même très bien ce dont je parle pour avoir croisé nombre de mes camarades.
Tu as bien noté que je pointe aussi quelques aspects d'une littérature plus récente, qui montre une certaine prise de conscience. Je plaide pour un certain durcissement syndical, et ce n'est pas tout à fait dans le désert.
On dira que je prône une certaine forme de radicalisation; c'est vrai. Je n'en fais pas un système de pensée mais pour l'instant, c'est une nécessité. Certains camarades alsaciens hésitent mais la lecture des derniers numéros de l'Echo montre qu'il ne faut pas désespérer.
J'aurais pu être bien plus vache, pas tellement dans le choix des articles que j'ai reproduit, mais dans mes commentaires.
J'essaie malgré tout d'être positif, de ne pas céder au découragement.
Nous verrons bien ce que prépare l'après Macron qui a déjà commencé.
Entre amis le silence est permis. Mais je te le redis, même enfouis dans ce forum ou ailleurs, les idées et les mots justes font leur chemin.
Je n'en ai pas que de mauvaises ni de mauvais.
Bien à toi, fidèle RWM.
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pepita



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MessageSujet: Re: Un passage à vide du syndicalisme alsacien dont il ...   Sam 11 Juil 2015 - 19:31

si je devais me poser la question de venir m'installer en alsace, marzolf tu m'y ferais reflechir à 2 fois, si tes congenères sont aussi compliqués et turlupinés, d'autant que j'ai déjà eu l'occasion d'avoir un exemple dans le meme accabit d'une c.o.n alsacienne qui avait eu l'outrecuidance de venir s'installer au sud et de mettre 2 heures pour nous expliquer ce qui se suffisait d'une phrase, combien de clients se sont endormis en route ? je n'ai pas la réponse, dommage....
bon j'ose espérer qu'il n'y en avait que 2, soyons optimistes lol! lol!
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RWM



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MessageSujet: Notariat condensé...   Sam 11 Juil 2015 - 20:18

Salut la clique à Blabla,
Pepita c'est le pur bon sens féminin. Prenez tous exemple! A bientôt bande de "tripatouilleurs" de mots/maux...
Bonne nuit, après cette mise au point ou ce recadrage, faîtes de beaux rêves.
Cordialement.

PS. 1ère séquence : 2 à zéro!
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Blabla Premier



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MessageSujet: Re: Un passage à vide du syndicalisme alsacien dont il ...   Sam 11 Juil 2015 - 20:31

Eh Pepita, pour un coup tu ne lâches pas l'affaire, c'est très alsacien, je vois que la fréquentation de deux spécimens issus de ma peuplade, dont un à distance puisque nous ne sommes encore jamais vus autour d'une choucroute ou d'une chopine, aura suffi à te faire comprendre certaines dispositions d'esprit de chez nous; une certaine lenteur, voir une lourdeur d'esprit, un amour immodéré des rythmes et raisonnements lourds, par exemples binaires en musique, et une obstination que seuls les bretons égalent par moments. Tu as donc toutes chances de t'intégrer ici quand tu décideras de t'y implanter pour renforcer le syndicalisme local, avec toutes la fraîcheur et la vivacité de ton esprit.
Pour commencer je te propose de nous dire en deux minutes ce que tu as compris du syndicalisme local à travers les quelques documents fournis. Tu as deux ou trois lignes, une minute par ligne et pas plus, car le temps presse et nous en avons autant à rattraper.
Et pour faire bonne mesure, tu pourras dans les mêmes conditions de célérité, nous livrer quelques éléments couvrant 65 ans d'histoire syndicale chez toi.
Je suis de ceux qui pensent qu'en ignorant d'où l'on vient, on ne sait où l'on va.
Si d'aventure tu te montrais incapable de m'expliquer ce que tu sais du syndicalisme qui t'entoure, de là où tu viens, j'en déduirais que malgré tes bonnes dispositions pour comprendre ma Nalsace, tu ne seras d'aucune utilité pour relever son niveau.
Quant à ta collègue alsacienne, je ne sais pas ce que tu lui demandais mais sans doute, tu étais comptable je crois, de faire du chiffre sans se poser de questions. Il paraît que l'on est fort à ce jeu par chez toi. Tu seras étonnée d'apprendre qu'ici aussi.
Je ne sais pas, tu as du lui parler beaucoup et trop vite, comme vous le faites chez vous, et puis elle a sans doute paniqué en terre ennemie. J'ai déjà expliqué à RWM (2) et à toi que l'alsacien ayant peur du Heimweh ne s'éloigne jamais sans crainte de sa maison d'une distance supérieure à celle d'un  fil de chou à choucroute ou d'une paire de knacks. Tâchez de rassurer et de mieux accueillir le prochain alsacien qui se pointerait chez vous. Une fois assuré d'avoir sa choucroute dominicale et sa dose de oumpapa (1) régulièrement les alsaciens ont la réputation méritée d'être des gros bosseurs, le côté germanique etc.
Enfin voilà Pepita, tu viens quand tu veux en Alsace, sous réserve de prouver comme tu l'as quasi promis, que tu sauras démêler en trois minutes, un sac de noeuds syndicaux vieux de 65 ans et même bien plus.
Tu as de la clique à genoux devant toi, les hommages les plus fumeux qui soient.
A bientôt.
Notes :
(1) le oumpapa est notre immuable folklore alsacien, plein d'esprit et de légèreté bien qu'il se caractérise par un lourd rythme binaire évoqué dans mon blabla de ce soir.
(2) ce misérable ne paie rien pour attendre, voir son honteux dernier message ci-dessus.
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marzolf



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MessageSujet: Re: Un passage à vide du syndicalisme alsacien dont il ...   Dim 31 Jan 2016 - 5:09

Ci-dessous le texte que j'ai passé dans la case "commentaire libre" intitulée "vos motivations", du curieux sondage fait par la fgcen depuis son compte twitter ou son site aussi, je crois. Ainsi, il sera peut-être lu par quelques Huns avant de passer direct à la corbeille lors du dépouillement du sondage.


"Bonjour,
Vous vous inquiétez bien tardivement, je le crois, d'une problématique qui est la suivante; une concurrence entre diplômés notaire et non diplômés notaire, voulue et organisée (par les notaires, sous les yeux des représentants des clercs qui se sont abusés ou l'ont été, le saura-t-on un jour). Et de longue date, mais plus que jamais, les clercs ne sont pas en mesure de soutenir cette concurrence qui va redoubler maintenant et peser sur vos salaires, vos déroulements de carrière sous plafond de verre .../... (à présent) .../..., votre sécurité d'emploi, j'en passe.
Je n'ai cessé de vous alerter sur ce sujet jusque dans le conseil d'administration de la fgcen dont j'ai brièvement fait partie avant de m'en enfuir. Je vous le disais, mal et en vous invectivant parfois de manière peu aimable, sans doute; mais c'est que je vivais déjà, lucidement, les conséquences de cette concurrence dans l'indifférence de la plupart d'entre vous, à l'exception notable de RWM, qui vous a un peu sauvé l'honneur dans mon cas (en me faisant assez bien défendre par l'avocat de la fgcen).
Vous êtes à peu près sourds aux préoccupations des clercs de base, et ce n'est pas ce sondage qui montre le contraire... Or il n'y a pas de pires sourds que ceux qui ne veulent pas entendre. Je le pensais, et depuis le dernier congrès signant sans état d'âme votre participation aux mouvements anti Macron sous la houlette des notaires, j'en suis hélas convaincu.
Simplement il se trouve que la basoche est maintenant décapitée, que c'était parfaitement prévisible, et surtout, que vous ou plusieurs d'entre vous, avez un petit examen de conscience à faire à ce sujet.
J'ajoute, parce que vous n'êtes guéris ni de votre surdité, ni de votre aveuglement ici, que je n'ai rien entendu de sérieux, ici disais-je, en Alsace et en Moselle, sur les surprenantes dispositions de la loi Macron laissant à une commission, le soin d'examiner "l'opportunité" d'étendre (à l'Alsace Moselle)  la liberté d'installation... Pour autant, celle d'une suppression des clercs habilités dans le ressort du droit local n'a guère fait de doute. De sorte qu'à cause du concours de droit local par exemple, plus que partout ailleurs, la fumeuse "cordée" devant prétendument permettre aux clercs habilités de devenir notaire, c'est ici en Alsace et en Moselle, une farce juridique grossière, voir sinistre. Comme le souligne un article de la semaine juridique N du 20 ou 21 janvier dernier, l'avenir des clercs habilités est sombre, des licenciements seraient à craindre etc. (il y a beaucoup à dire sur la manière étonnante d'écrire ceci dans la Semaine Juridique...).
Pour le cas où vous ne m'auriez pas reconnu, je vous salue amicalement, toutes et tous, à l'exception d'un brillant dirigeant alsacien qui se reconnaîtra, à qui j'ai écrit personnellement d'un mot qu'il a jugé utile (moi aussi finalement) de diffuser, ce que je pense de lui et de son esprit .../...,  définitivement.
Bon courage cependant, même à ce dernier, et j'espère que vous saurez ensemble limiter la casse due à cette suppression de l'habilitation; je termine en soulignant que contrairement à ce que Serge F. déclare dans Dalloz info, (la suppression de l'habilitation) n'est pas une hérésie pour les notaires, car ils .../... (en avaient bel et bien fait publiquement un dogme de leurs diverses religions officielles). Le notariat le plus concentré et aussi le plus favorable à l'interprofessionnalité (Paris et grandes villes), la prônait ouvertement depuis 2012 au moins. " (fin d'auto-citation).
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RWM



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MessageSujet: Critiques sans propositions   Lun 8 Fév 2016 - 20:35

Bonjour marzolf,
Chez toi, le temps passe, mais si tu as la critique facile, tu n'as toujours aucune proposition concrète de solution à formuler aux problèmes soulevés.
Dommage pour les professionnels du notariat, dont tu te revendiquais il y a quelques mois.
Bien cordialement
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marzolf



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MessageSujet: Re: Un passage à vide du syndicalisme alsacien dont il ...   Mar 9 Fév 2016 - 13:40

Bonjour RWM,
Faire fuir des "camarades" ne fait sans doute pas partie de la solution.
Je constate que tu as un rapport au temps assez relax aussi; je crois que tu as mis quelques années à comprendre qu'il y a bien un problème à l'endroit que je signale.
Quant aux professionnels dont tu parles, il faut s'entendre. La position de la fgcen fo, telle que je l'ai entendue jusque dans son conseil d'administration, est la suivante.
Par la mise en place de diplômes valorisables sur un marché du travail qui est celui des salariés des secteurs juridiques, vous entendiez contribuer à faire des clercs des professionnels qui ne soient plus prisonniers ou captifs du seul marché du travail du notariat. Vous ajoutez aussi que vous travaillez pour dans vingt ans. C'est brillant, généreux, mais pour l'instant, la suppression des habilitations et d'autres événements à craindre dans un avenir proche, montrent que pour l'instant les clercs se font tailler des croupières et qu'il y a une ambiance de fiasco.
Je termine en disant qu'ici comme ailleurs, tu ne supportes pas que l'on critique tes petits camarades. Ce n'est qu'une question de temps, vu votre moyenne d'âge, c'est trivial mais de gré ou de force vous finirez bien par tomber du rocher.
J'espère simplement que ce n'est pas uniquement à vous que l'on va confier  le soin de fabriquer les cadres syndicaux du secteur juridique à constituer dans FO, plus largement que dans le seul notariat.
Soyez logiques.
Quant à mon appartenance à telle ou telle profession, je te remercie pour toute l'aide et le temps que tu n'as pas compté, mais c'est plus moi que toi qui décide. Disons qu'à ce stade, il est peut-être utile de te dire - puisqu'aux dernières nouvelles tu me conseillais de consulter - qu'en amitié comme en médecine, la première règle est de ne pas nuire.
En 2016, une nouvelle fois je me vois contraint de prendre ma carte FO à l'UD 67 et non à la fgcen fo où je ne peux pas parler librement. Sauf dans le vide ou à des murs lisses et hauts, très hauts. Je le regrette, mais c'est la vérité.
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RWM



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MessageSujet: Aigreurs syndicales   Mar 9 Fév 2016 - 13:56

Bonjour marzolf,
Tu es et demeures un INDÉCROTTABLE de la critique à tous vents. Par contre tu ne proposes JAMAIS RIEN DE CONCRET pouvant remédier à un problème posé.
Tu devrais te poser (ENFIN!) la question de savoir POURQUOI TU N'ES ENTENDU PAR PERSONNE...???
Concernant mon âge et celui de nos camarades, ne t'inquiètes pas, ton tour viendra, du moins c'est ce que je te souhaite (lol).
Dont-acte
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flozram



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MessageSujet: Re: Un passage à vide du syndicalisme alsacien dont il ...   Mar 9 Fév 2016 - 15:47

Rebonjour RWM,
Tu fais toujours le même type d'erreurs dans tes raisonnements où tout est anguleux, carré, droit.
Le fait que je sois relativement seul -c'est exact - ne démontre pas que je sois dans l'erreur ni
même dans la critique systématique et non constructive.
Quant à ton allégation sur l'absence d'écoute d'un pauvre type comme moi... Lourde erreur.
J'en veux pour preuve ce fait qu'un brillant sujet -toi même, je passe sur la longue liste de tes hauts faits d'arme syndicaux que l'on retrouve ici et là sur cet aimable forum bazar - m'a longuement écouté et lu. Tant que je ressemblais à un petit poussin. Une abondante correspondance en témoigne, dont il résulte que nous étions et sommes toujours d'accord sur pas mal de choses. Quand je dis abondante, je parle de centaines de courriels et même de deux ou trois milliers.
Il est vrai que je suis bavard mais tu ne te défends pas mal. Le problème est que je parlais à une véritable autruche qui me dominait de toute sa Hauteur mais dont le propre reste de s'enfoncer la tête à intervalles réguliers,  bien profond dans le sol, quelle qu'en soit la nature; caca d'oie, fumier chaud et de préférence Rocher. Tout plutôt que de tirer les conclusions de tes constatations. Un peu de cohérence... Il y a des mains de gens égarés dans le syndicalisme, chez Nous, que je ne serrerai plus sur le Rocher pas plus que chez moi. Ailleurs pourquoi pas, ils sont tous sympathiques, mais manquent un peu de mordant syndical en face de notaires qui viennent de nous rouler dans la farine, en beauté. Ah la Grande Armée du Notariat!
En ce qui nous concerne tous deux, je crois inutile de reprendre nos joutes. Tu sais que j'ai raison car, à moins de te renier, tu sais que l'essentiel de ce que je sais de la fgcen-fo, c'est de toi que je le tiens.
Pour ce qui est de mon "action militante" comme on dit dans le jargon de bois, c'est à l'UD 67 que cela se passe pour moi. Si je veux.
Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage.
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RWM



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MessageSujet: Rencoeurs syndicales   Mar 9 Fév 2016 - 19:07

Bonjour flozram,
Et toujours pas de propositions concrètes de ta part... mais rien que du blabla. Y-en à marre à la fin!
Basta.
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Carrérond



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MessageSujet: Mais bien entendu, "basta"!   Mar 9 Fév 2016 - 20:04

La clique te répondra plus tard, ailleurs, un jour.
Hors de question en revanche de reprendre ce dialogue de sourd, ici ou ailleurs.
On a promis pour ailleurs sur ce forum, un commentaire d'un certain bouquin sur le rôle des notaires dans la spoliation des juifs de 40 à 44 etc, et on fera.
Ici, dans ce sujet consacré au syndicalisme des clercs fo d'Alsace et de Moselle, je commenterai prochainement la dernière livraison de l'Echo des clercs, la feuille de chou de la section Alsace Moselle de notre syndicat. Je te recommande de te procurer un ex. de ce numéro...
En attendant, ami RWM, en espérant voir plus souvent d'autres signatures que la tienne et davantage de lecteurs pro fgcen fo sur ce forum et ailleurs.
Pour l'instant, ce n'est pas en faisant taire ceux qui vous interrogent ni en cassant votre tirelire pour un plan de com. en vue des prochaines élections syndicales -mon petit doigt me dit que vous pourriez le faire - que vous allez vous sortir de l'ornière. Tu le sais. Je suis très inquiet pour la suite et sans un grand courant d'air et de lumière dans notre boutique...
Le responsable de la section locale Alsace Moselle a l'air de s'en rendre compte. Je ne cesse de le houspiller mais dans son dernier numéro de l'Echo dont je viens de parler, je dois reconnaître qu'il parle de manière assez lucide et intéressante de ces problèmes.
De ton côté, tu as l'air de regretter de m'avoir si longtemps soutenu à la fgcen et ailleurs. Tu ne t'y referas pas une virginité en m'agressant pour me couler ici. Car un certain nombre de tes grands camarades te prennent visiblement - toi aussi allais-je dire - pour un moins que rien "à la fédé". A cause de ton franc parler, d'une certaine lucidité que j'apprécie -mais oui ! -  mais aussi à cause de certains traits de caractère que tu viens encore d'illustrer.
A bientôt pour mon commentaire du dernier numéro de l'Echo des clercs d'Alsace Moselle, journal de la section Alsace Moselle de la fgcen-fo.
Cordialement encore, wie immer.
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MessageSujet: Aigreurs syndicales   Mar 9 Fév 2016 - 21:51

Bonjour Carrérond,
Et toujours pas de propositions concrètes de ta part... mais rien que du blabla critique balancé à tous les vents.
Salut affreux JLM et fais-toi oublier STP. C'est "un moins que rien" (sic) qui te le demande, aussi tu devrais le comprendre... ne serait-ce que par simple solidarité (lol)


Dernière édition par RWM le Mer 10 Fév 2016 - 0:40, édité 1 fois
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Blabla Premier



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MessageSujet: Re: Un passage à vide du syndicalisme alsacien dont il ...   Mar 9 Fév 2016 - 22:15

Ah! Si c'est demandé avec humour, nous consentons à disparaître.
Sauf l'article critique, promis sur un bouquin de M. Le Coq, et notre prochain commentaire sur la dernière livraison de l'Echo. Dont je me permets de recommander une lecture critique, n'enlevant rien à la valeur de la feuille de chou ni à celle de sa lecture ou de son lecteur. Une lecture critique ajoute à la valeur de l'ouvrage et à celle du lecteur.
Si tu lisais toi même de manière un peu plus détendue et entre les lignes, tu cesserais de chercher une corde pour te pendre moi d'un bout et toi de l'autre, tas d'os.
Les Jésuites t'ont quand même un peu trop bien rangé le cerveau.
Avec une hargneuse affection, la clique...
T'envoie au diable.
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MessageSujet: Re: Un passage à vide du syndicalisme alsacien dont il ...   Aujourd'hui à 5:27

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